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Le Livre des jeunesses sud-américaines

Sommaire du dossier

Que savez-vous sur vos voisins de l’Amérique du Sud ? Part1

Quelle caractéristique présente la région sud-américaine ? Quelle est la situation des jeunes dans ce pays ?

, par IBASE

Partie 1

L’Amérique du Sud compte 12 pays (L’Argentine, la Bolivie, le Brésil, la Colombie, le Chili, l’Équateur, la Guyane, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela), pour une population totale de 348 millions d’habitants, représentant 6 % de la population mondiale. Elle s’étend sur 17 819 100 km, atteignant 12 % de la surface de la Terre. Ses limites naturelles sont au nord, la mer des Caraïbes des Caraïbes, à l’est, au nord-est et au sud-est, l’océan Atlantique, et à l’ouest, l’océan Pacifique, la population est fondamentalement composée de Blancs, de Noirs et d’Indigènes. Elle possède une importante intégration linguistique : la population de tous les pays parle l’espagnol, qui est la langue officielle, à l’exception de celle du Brésil, qui parle le portugais. Les langues indigènes les plus parlées en Amérique du Sud sont le quechua, le guarani et le aimara. Au minimum, trois de ces langues indigènes (quechua, guarani et aimara) sont reconnues, au même titre que l’espagnol, comme langues officielles dans leur pays.

La région vit, ces dernières décennies, un processus de démocratisation important, après une longue période de régime militaire qui a traversé de manière pacifique tous les pays qui font partie de la recherche. Certains des jeunes entendus durant cette recherche sont nés durant les dernières années des gouvernements militaires et la majeure partie était enfant durant les années 1990, étape historique d’hégémonie des discours et des pratiques néolibérales en Amérique latine, ce qui a entraîné des transformations économiques, a eu un impact sur les marchés de travail de la région - processus qui a facilité les inégalités sociales.

Le retour à la démocratie ainsi que l’élection de gouvernements s’identifiant aux secteurs les plus pauvres de la population ont eu un impact sur l’image de l’Amérique du Sud dans le contexte mondial. En guise d’exemple, nous pouvons citer le gouvernement Lula, au Brésil, Evo Morales en Bolivie, et Fernand Lugo, au Paraguay. Le processus de retour à la démocratie a été fondamental pour la construction d’une institutionnalité pour les jeunesses des pays sud-américains.

Tableau 1 / Pays ayant participé au Projet Jeunesses sud-américaines

GRAPHIQUE 1 / Territoire, population totale et population jeune des pays ayant participé à la recherche

Le Brésil possède le plus grand indice de population est le plus grand territoire parmi les pays de la région. Toutefois la proportion de jeunes par rapport au total de la population est égale à celle des autres pays. Nous pouvons observer que pour tous les pays, le pourcentage de jeunes se situe autour de 25 %. Le pourcentage de jeunes est moins important en Uruguay (22,9 %), alors que la Bolivie est le pays qui en compte le plus (27,4 %).

Tableau 2 / Pourcentage de jeunes par rapport au total de la population par pays ayant participé à la recherche

GRAPHIQUE 2 / Pourcentage de jeunes par rapport au total de la population par pays ayant participé à la recherche

Le groupe de dialogue régional réuni à Rio de Janeiro, comptant 40 jeunes de collectifs de jeunesses de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et de l’Uruguay, a montré une méconnaissance de la région. Des pays aussi proches et des informations aussi circonscrites.

« Nous avons appris, marqués par un processus pervers de colonisation politique, à regarder vers le nord de la planète comme le grand exemple de la société, l’Europe et l’Amérique du Nord. C’est de là que sont venus les idées et les pratiques qui nous ont permis d’accéder au monde civilisé. Aujourd’hui, nous regardons et voyons que les possibilités de changement se construisent dans d’autres mondes, en particulier en Amérique latine et en Afrique. Nous devons rééduquer nos regards et nos sentiments. Ce sera le grand défi de notre génération, placer l’Amérique du Sud comme une fin en soi, valoriser son expérience et ses capacités infinies. »

Jeunes ayant participé au groupe de dialogue régional, Rio Bonito (RJ) juin 2009

L’ARGENTINE

En 2008, les jeunes formaient un groupe hétérogène de tout âge, englobant un quart de la population argentine : presque 10 millions de personnes âgées de 15 à 29 ans, 5 031 539 hommes et 4 915 778 femmes, nés et socialisés dans des contextes sociopolitiques vivant de profondes transformations structurelles pour le pays et la région. Certains de ces jeunes, les plus âgés, sont nés à la fin des années 70 et au début des années 80, durant les dernières années de la dictature militaire et du terrorisme d’État. Et ceux qui sont nés après cette époque sont issus de familles dont les parents ont vécu, durant leur propre jeunesse, cette phase de l’histoire de l’Argentine, aux conséquences traumatiques pour la vie et pour l’adhésion politique pour une grande partie de la population.

À leur tour, la majorité de ceux qui sont jeunes aujourd’hui était enfant durant les années 90, période historique d’hégémonie et des pratiques du discours néolibéral dans toute l’Amérique latine, ce qui a entraîné, en Argentine, des changements structurels économiques et sur le marché du travail - processus qui ont conduit à une forte détérioration des conditions de vie de la population et à la croissante inégalité sociale dans une société qui avait atteint des niveaux élevés de cohésion sociale, à partir de l’intégration de la population sur le marché du travail classique. Les conséquences sociales des deux décennies qui ont suivi les années 90 et le début des transformations évoquées, ont le plus fortement touché les jeunes, hommes et femmes : le manque d’accès à un enseignement de qualité, le manque de travail ou la disponibilité de postes non qualifiés, précaires et mal rémunérés sont certains des problèmes qui les touchent plus que le reste de la population (BORZESE ; CHAPATO, 2008).

Que savent les jeunes brésiliens/es, boliviens/es, chiliens/es, paraguayens/es et uruguayens/es sur l’Argentine ?

  • Un grand pays, précaire, État fédéral, multiculturel (immigrants et peuples natifs invisibles)
  • Enseignement, santé et Sécurité sociale garantis par l’État
  • Brèche sociale (entre le milieu urbain et le milieu rural)
  • Modèle néolibéral - agrobusiness (monocultures)
  • Violation des droits de l’Homme (dictature, mères de la place de Mai)
  • Forte organisation sociale sans réelle adhésion politique (action segmentée)
  • Associé à : Che Guevara, Gardel, Maradona, Fito, Charly et Mercedes

Les jeunes :

  • Organisations civiles pour les jeunesses actives / fêtards / culture machiste
  • Demandes - travail (chômage des jeunes)
  • Participation sociale de base
  • Genre
  • Diversité sexuelle

LA BOLIVIE

La population jeune bolivienne, âgée de 15 à 24 ans, atteint un total de 2 millions de personnes (Institut national des statistiques/INE, 2008) et on estime qu’elle atteindra, en 2010, près de 2,8 millions de personnes (INE, 2005). Ce chiffre signifie, en termes de pourcentage, 20 % de la population totale de la Bolivie. Les jeunes sont concentrés pour plus de 50 % dans deux départements, celui de La Paz (28 %) et celui de Santa Cruz (26 %) (INE, 2008).

Les différentes demandes des jeunes en Bolivie concernent également l’éducation, le travail et la discrimination. Concernant l’éducation, les jeunes sont surtout préoccupés par la mauvaise qualité de l’éducation du système d’enseignement, ce qui complique le développement de leurs capacités orientées vers le développement individuel. L’importance pour les jeunes (principalement les étudiants) de pouvoir compter sur une éducation de qualité est associée aux conséquences futures, puisque lorsque un jeune a accès à une formation basée sur des principes de qualité éducative dans un contexte scolaire, ceux-ci offrent, au final, des possibilités plus importantes de compétitivité à des niveaux supérieurs et permettent d’obtenir plus d’opportunités d’emploi au long du temps.

Le problème de l’emploi, préoccupe tout particulièrement la société bolivienne dans son ensemble. Les conditions exigées par le marché en termes « d’expérience », « d’apparence » et « d’âge », entre autres exigences, face à la « capacité » et au « désir de réussir » augmentent les inégalités dans le travail chez les jeunes, en portant préjudice aux plus défavorisés économiquement lesquels, voyant leurs possibilités d’accès au système d’enseignement classique limitées, pour des raisons économiques, finissent par abandonner leur choix de formation.

L’absence d’opportunités dans le domaine de l’enseignement et du travail sont deux facteurs qui entraînent des indices élevés de pauvreté dans le pays, et qui éveillent des sentiments de marginalisation et de discrimination, principalement par rapport à ce qui ont eu la malchance d’être pauvre. Ces limitations structurelles s’expriment, également, dans le renforcement de l’exclusion numérique, qui place la Bolivie en position de désavantage quant à l’utilisation des bénéfices de la nouvelle vague technologique dans le sens de se développer vers une société de l’information (YAPU ; IÑIGUEZ, 2008).

Que savent les jeunes argentins/es, brésiliens/es, chiliens/es, paraguayens/es, et uruguayens/es sur la Bolivie ?

  • 60 % population indigène/premier gouvernement indigène
  • Beaucoup de racisme (natifs et non natifs) / enseignement de mauvaise qualité (et peu)
  • Processus politique intense (Santa Cruz - El alto) / adhésion/opportunités
  • Importantes richesses naturelles
  • Petei Loi Guasu Pyahu
  • Thème environnemental (eau et plantations de coca) / Thème indigène
  • Beaucoup de migration pour le travail

La suite Partie 2

La version originale (en portugais)est en ligne sur le site d’Ibase : www.ibase.br/pt/biblioteca-2/

Retrouvez le site (en portugais) dédié au projet : www.juventudesulamericanas.org.br

Commentaires

Je ne suis qu’un jeune latino-américain,

sans argent à la banque,

sans attaches importantes

et venant de l’intérieur.

Je ne suis qu’un jeune latino-américain.

Belchior, chanteur et compositeur brésilien du Ceará. 1946

Je viens de l’Amérique du Sud

Je sais, vous ne saurez pas…

Pour Lennon et McCartney. Lô Borges, chanteur et compositeur brésilien de Minas Gerais. 1952

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