Le Livre des jeunesses sud-américaines

Les articles

Participation des jeunes-Part1

identités, distances et approches entre les jeunes et les adultes

, par IBASE

PARTIE 1

Être jeune et participant

Iván Melillán, CHILI

« Je m’appelle Iván Melillán Raimi, Mapuche Pehuenche, par mon père, et Mapuche Huillinche, par ma mère. Les Indigènes, surtout mon peuple, les Mapuche, se trouvent dans une situation lamentablement chaotique, dû à des lois qui s’appliquent à mon peuple et qui dans d’autres circonstances ne s’appliqueraient pas, notamment la loi sur les terroristes. Nous sommes catalogués comme tel. Le conflit est militarisé. Les personnes taxent les Mapuche d’incendiaires, de saouls, de malfaisants, de contestataires et elles les voient d’un point de vue extrémiste. C’est lamentable. Les choses ne sont pas ainsi. Peu importe si nous sommes joueurs de foot, si nous aimons le rap, le hip-hop, si nous avons une idéologie politique partisane déterminée, cela ne les intéresse pas. Quelque chose nous unit : nous sommes tous indigènes. Nous sommes des individus qui vivons sur ces terres et qui, de ce fait, devons récupérer notre savoir, la richesse de nos ancêtres. »

Johnathan Rolando Aripe Portillo, BOLIVIE

« La discrimination que nous subissons provient de la police, de la société, par la façon de nous habiller de ces vêtements larges, par la façon assez crue de dire la vérité. Parfois, nous sommes censurés et on ne nous permet pas de nous exprimer, on nous fixe des limites. Les gens pensent que l’environnement dans lequel nous vivons devrait être censuré, que le hip-hop est très violent pour les enfants, mais ils ne se rendent pas compte que c’est une façon de nous exprimer, de faire de la poésie. Ecrire des paroles, c’est une façon de souffler grâce à un crayon et du papier. Se réveiller en pensant à un nouveau thème, à une rime parfaite pour qu’on puisse nous comprendre et qu’on arrête de faire preuve de discrimination à notre égard comme nous le disions, et plus particulièrement la police. »

Elyo Ulisses Ayala Yahari, PARAGUAY

« Je fais partie du sous-comité jeune depuis 5 ans. Je pense que ce qui me motive le plus, c’est de pouvoir montrer aux jeunes qu’ils peuvent gérer les changements. En gros, nous ramenons un peu des valeurs sur lesquelles nous travaillons dans deux sous-comités, en essayant d’apprendre aux gens une profession, un métier. Il y a trois choses importantes : le travail, la santé et l’éducation. Ce sont ces trois priorités qui nous motivent, y compris moi, pour continuer à travailler avec eux. Mais je me mets à leur place, c’est très difficile. Dans mon cas, par exemple, mes parents ont très peu de ressources et moi, j’ai pu, avec des limites, suivre un enseignement, j’ai réussi à étudier, en faisant des sacrifices : étudier et aussi travailler. »

Rodrigo Funes, URUGUAY

« J’ai 27 ans, je suis de Montevideo, et je fais partie du mouvement pour la libération du cannabis. Je suis également musicien, je joue dans deux groupes, « El timbre de la tierra » et « Códigos Pirén ». Le message principal de « El timbre de la tierra », c’est le respect des êtres vivants de la planète, le respect de l’environnement, un message de paix et, surtout, le thème de la révolution, du changement, de la critique et de la proposition. L’idée, c’est aussi de transmettre un message, donner des informations sur le cannabis. Nous ne prétendons pas faire l’apologie des drogues. »

Léonardo Tolentino, BRÉSIL

« Mon parcours en tant que militant de la diversité sexuelle débute lorsque je commence, dans mon histoire personnelle, à m’identifier en tant que gay, en tant qu’homosexuel. Les gays, lesbiennes, travestis, transsexuels et bisexuels, s’identifient également en tant que jeunes, noirs, pauvres, riches, et toute autre identité qui nous détermine. Si nous pensons par exemple, aux politiques publiques de travail, ou à plus d’opportunités de travail, la question est la suivante : pour qui ? Le travail est une demande de la jeunesse, mais il faut penser pour qui est ce travail ? Car les travestis sont exclus du marché du travail, et il ne reste pour eux que la prostitution, sans jugement moral de se prostituer ou non ? Avoir ce choix comme seule forme de survie, c’est un problème. Les aspects raciaux, d’orientation sexuelle, de ruralité ou d’urbanité doivent être pris en considération pour penser ces transformations. »

Cintia Monaco, ARGENTINE

« Ma situation personnelle a commencé lorsque j’ai commencé à étudier à la Faculté des Sciences sociales. Là, j’ai commencé à percevoir l’absence d’engagement de l’Université par rapport à la société, aux besoins les plus importants de la société. Et donc, alors que j’étais en crise avec la profession, je me suis dit : ou je laisse tomber ou je chercher un moyen de canaliser toute cette volonté de faire quelque chose. Je ne suis pas venue à l’Université juste pour étudier Platon, Marx, Weber, etc. Ça aussi été pour cela, mais pas seulement. Là, je me suis rapprochée d’un groupe universitaire appelé « Venceremos » et, rapidement, nous avons commencé à travailler dans les favelas, et mis en place des journées de solidarité et d’alphabétisation. Et plus nous nous impliquons, plus nous incorporons des données sur la réalité. Je dis toujours, j’ai terminé mes études, je suis diplômée en Sciences politiques, mais la plus grande part de connaissance, je l’ai acquise avec le militantisme. Travailler sur le terrain, près des besoins des gens, ça permet de voir au-delà des écrits. Les écrits sont nécessaires, mais ils doivent être structurés par la pratique. Il n’y a pas d’autre moyen. Idéologiquement, ma famille est totalement opposée à ce que je fais. Mais bon, c’est un processus que chacun de nous doit gérer également, car la famille c’est important pour tout le monde mais, dans un projet politique, chacun décide de sa place. »

Participation : distances et approches entre les jeunes et les adultes

En général, à quoi les jeunes participent ou aimeraient participer ? Existe-t-il des différences de valeurs et des manières de participation des jeunes et des adultes ? Quels sont les rapports de distance et/ou de proximité entre les jeunes « en général » et les jeunes qui s’investissent ? Quelle est la signification d’être un ou une jeune adhérent/e ? Ces questions sont certaines questions auxquelles nous avons tenté de répondre au cours de la recherche, grâce à différentes techniques d’investigation.

Participation : Points de vue et expériences de différentes générations

Dans une recherche impliquant six pays, il n’est pas simple d’arriver à une conclusion sur les changements générationnels de valeurs et les « modèles de participation ». D’un côté, nous pouvons dire que, en général, dans ces dimensions de vie sociale, les différences générationnelles influent moins que l’histoire et la culture politique du pays de résidence. Ce que nous pouvons tirer des informations recueillies, c’est que les appartenances à une société donnée - ainsi que les niveaux de scolarité et de revenus - influent plus sur les opinions et les pratiques que le découpage générationnel pris de manière isolée.

Toutefois, en interrogeant parallèlement des jeunes et des adultes, la recherche peut mettre en avant de subtils déplacements de valeurs et d’opinions qui orientent vers de nouvelles pratiques et expériences qui rapprochent les jeunes des différents pays. De telles perceptions ne sont pas sans conséquence pour les possibilités de communication entre les jeunes organisés et la jeunesse « en général ». En reprenant certaines données du sondage d’opinion, réalisé sur des jeunes et des adultes des six pays, nous pouvons dire que :

La religion et le sport sont des espaces de cohésion sociale. Dans tous les pays, nous constatons que les gens adhèrent à des groupes religieux, catholiques et évangéliques, surtout en milieu rural. Toutefois, lorsque nous classons les réponses par tranches d’âges, chez les jeunes, l’adhésion à des groupes sportifs et récréatifs dépasse les groupes religieux ;

Dans les organisations qui cherchent à avoir une incidence directe sur la politique (associations de quartier, partis et syndicats) l’adhésion des adultes est plus importante que celle des jeunes ;

D’autre part, les jeunes connaissent plus les groupes culturels (musique, théâtre, danse, médias alternatifs) et y adhèrent plus ;

Plus que les adultes, dans tous les pays, les jeunes ont démontré un plus grand intérêt à adhérer à une organisation (à l’exception d’organisations religieuses et rurales où les intentions sont similaires ou inférieures à celles des adultes). Parmi les organisations que les jeunes aimeraient intégrer, ont peut souligner celles concernant la défense de l’environnement et des droits de l’Homme.

Toujours dans le but de comparer les avis des jeunes et des adultes sur les espaces de participation des jeunes, ainsi que de fournir une aide pour comprendre les distances et les proximités entre les jeunes qui ont de l’expérience dans l’adhésion sociale et ceux qui n’en ont pas, chaque pays a présenté quatre exemples de mobilisations connues de l’opinion publique en demandant que celles-ci soient évaluées par les personnes interrogées. L’analyse de l’ensemble des réponses a mis en évidence :

Sur les 25 mobilisations évaluées, 11 concernent l’éducation. À cet égard, les revendications suivantes ont obtenu un niveau de concordance élevé, dans tous les pays : amélioration des infrastructures scolaires ; aides au transport scolaire ; transparence dans l’utilisation des dépenses publiques destinées à l’enseignement ; accès (quotas) pour les afrodescendants aux universités ;

Les manifestations associées aux demandes de la jeunesse rurale (accès à la terre et aux conditions de production agricole) apparaissent dans quatre cas (deux au Paraguay ; un en Argentine ; et un autre au Brésil) et ont un palier d’adhésion moins important en comparaison des exemples de l’enseignement, à l’exception de la question de l’utilisation des agrotoxiques qui apparaît au Paraguay avec un niveau élevé de corrélation ;

Parmi les manifestations évaluées, une seule est directement liée au monde du travail. Il s’agit de la Marcha dos Motoqueiros (motards qui effectuent des livraisons dans des grandes centres villes), à Buenos Aires, qui a reçu 47,7 % d’approbation. En 2001, la Marcha, qui avait pour objectif d’exercer une pression sur la reconnaissance de la nouvelle catégorie et de sa représentation (Syndicat Indépendant des Messagers et des Apprentis), s’est confronté à la police ;

Au Chili et en Uruguay, des demandes liées aux droits reproductifs concernant, respectivement, les manifestations pour la distribution de la « pilule du lendemain » et « la dépénalisation de l’avortement » ont été évaluées. Dans les deux cas, le niveau de concordance (59 % et 54 %) a été plus important que le niveau de discordance, mais les chiffres traduisent une division de la société concernant le sujet ;

  • Le plus haut niveau de concordance a été constaté au Brésil, avec les mobilisations des jeunes pour les espaces de sport et de loisir (93,3 %) et, en terme de discordance, « les manifestations pour la légalisation de la maconha » en Uruguay (qui a obtenu 64,6 % d’avis défavorable) ;
  • Le niveau de concordance (63,8 %) de la population argentine (jeune et adulte) concernant les Escraches (manifestations théâtrales publiques pour dénoncer les tortionnaires) est également assez significatif. Ces manifestations sont réalisées par le groupe HIJOS, formé par les enfants de disparus politiques.

Nous devons bien sûr prendre en considération, dans ces évaluations, le fait que, outre la cause en soi, la façon de manifester peut entraîner des critiques de la part de la société. Dans les cas des occupations de terre au Brésil et au Paraguay et des motards en Argentine, la répression de la police semble avoir pesé contre.

En résumé : la légitimité de la demande éducation est réaffirmée. La tranche jeune est introduite dans les demandes concernant le travail et la santé. Et parmi les mobilisations des jeunes, deux autres « bannières » gagnent également du terrain : le combat contre les agrotoxiques et les mobilisations pour les espaces sportifs et de loisir.

Être jeune et être adhérent : découpage supplémentaire à l’intérieur du segment jeune ?

Comme nous le savons, à partir des années 1970, la littérature sur les mouvements sociaux a reconnu et légitimé les mobilisations qui avaient lieu dans « le domaine de la reproduction » (surtout des habitant/es des villes), et les mouvements identitaires, écologiques, des droits de l’Homme ont également gagné du terrain. À cet héritage historique, surtout dans les années 1990, la jeunesse a ajouté les groupes artistiques et culturels, les réseaux et la possibilité de la participation/solidarité individuelle (virtuelle ou concrète) à la liste des « formes de participation ». En synthèse, nous devons trouver des moyens pour structurer d’anciens, de nouveaux et de futurs espaces de participation.

En observant les résultats du sondage d’opinion, nous pouvons dire que, dans les six pays étudiés, dans les organisations traditionnelles, telles que les associations communautaires, les syndicats et les partis, la participation des jeunes est un peu moins importante que chez les adultes. Il y a toutefois des jeunes dans les associations, dans les syndicats et les partis.

Pour évaluer la participation du mouvement étudiant, seule la partie du panel ayant déclaré suivre des études a été prise en considération. Nous avons donc obtenu les chiffres suivants : le Paraguay 18,2 % ; la Bolivie 17,9 % ; l’Uruguay 10,7 % ; le Chili 6,5 % ; le Brésil 6,5 %, l’Argentine 5,9 %.

La recherche démontre également que, dans tous les pays, les groupes associés à la défense de l’environnement atteignent, au maximum, 6 % de la population interrogée, et parmi ce pourcentage, il y a essentiellement des jeunes. En considérant la moyenne des pays, dans l’ensemble de la société, près de 5 % de la population interrogée est membre de groupes défendant les droits des minorités (femmes ; homosexuels, indigènes, afrodescendants). Dans ces groupes, tout comme au sein des ONG et des groupes de défense des droits de l’Homme, les jeunes sont les plus présents. Enfin, la quantité de jeunes membres de groupes culturels est plus importante que celle des adultes et assez significative (entre 40 % et 50 % de jeunes de l’ensemble interrogé).

À partir de ces réponses, il est évident que nous ne pouvons aller plus au-delà en ce qui concerne le fait d’être « jeune adhérent ». Toutefois, nous pouvons les rapprocher des informations recueillies durant les étapes de raisonnement qualitatif (situations types et tables rondes), lorsque nous avons justement entendu ces minorités actives. De cette écoute, nous avons pu relever deux aspects :

a) Outre les découpages par classe, genre, couleur/ethnie, lieu de résidence, au sein des jeunesses d’aujourd’hui, il existe une autre « minorité » : les jeunes qui se mobilisent en actionnant l’identité « jeunesse » ;

b) Cependant, cette identité (ancrée dans un « découpage par âge ») n’exige aucune exclusivité et ne prévaut pas toujours. Il s’agit d’un puissant alliage de demandes actionné comme une combinaison permettant de connecter entre eux les différents types de participation.

« L’identité jeune qui opère dans certains espaces et certaines situations sociales n’est pas en soi naturelle, elle n’est pas innée ; elle doit être découverte, actionnée. »

« Les jeunes savent que ces traits les différencient « de la jeunesse en général » (qui peut être aussi individualiste et pragmatique que « la société en général ») : être militant fait également partie de leur identité et, dans une certaine mesure, cela les identifie dans un segment à part. » Rapport tables rondes/Brésil

De fait, les discussions en groupe ont vraiment permis de penser à ce que signifie aujourd’hui être « jeune adhérent ». D’après les informations obtenues, tous les jeunes adhérents n’ont pas la particularité « d’être jeunes ». Ainsi, l’identité jeune ne se révèle pas toujours être nécessaire pour définir sa position et son action sociale et politique. L’identité « jeune » peut cohabiter et se coupler à d’autres découpages identitaires.

« Le plus important, c’est de se construire en tant que sujet, pour moi, savoir où on se situe, c’est primordial. Comprendre les demandes de discriminations, (…) ce truc de conflit de loyautés, non ? Est-ce que tu es le premier ? Est-ce que tu es une femme ? Qu’est-ce que tu es ? Afro ? Qu’est-ce que tu es ? Jeune ? Non ! Eh bien, je suis les trois choses… Et ces trois choses éveillent en moi de la violence, je souffre de discrimination à cause de ces trois identités. » Jeune ayant participé à la table ronde avec de jeunes féministes/Uruguay.

« Être jeune, c’est chercher la solution à nos problèmes (…) j’ai découvert que j’étais jeune il y a environ quatre ans. » Jeune ayant participé à la table ronde avec des jeunes du mouvement rural/Brésil

Les réponses des jeunes qui ont participé aux tables rondes ont démontré qu’il fallait éloigner l’idée d’une identité jeune comme étant une essence. La vision culturaliste d’identité (pensée comme une communauté de valeurs a priori partagées) n’est pas appropriée pour penser l’invention/la construction sociale de la jeunesse comme sujet politique qui revendique des politiques publiques.

En réalité, il n’y a pas d’identité exclusive et prête à attendre le moment opportun pour manifester un ethos jeune cohérent. Ce qui existe, ce sont les identités jeunes qui se construisent au cours de processus d’affrontement, d’opposition, de domination, de soumission et de résistance. Il y a des moments et des situations dans lesquels les jeunes se voient et agissent comme un « nous collectif » : nous, les jeunes contre la société (qui nous exclut, que ce soit par le biais des disputes sociétaires intergénérationnelles, que ce soit par le biais de l’invisibilité de la jeunesse dans les programmes et les actions gouvernementales). Ces moments collectifs réaffirment les appartenances préalables et/ou entraînent de multiples appartenances.

Durant le groupe de dialogue régional, les jeunes associés à des mouvements sectoriels (sans découpages générationnels) ont dit avoir compris que, actuellement, actionner « l’identité jeune », c’est un moyen de donner plus de poids aux demandes de leur catégorie. Par exemple, un jeune qui milite dans le milieu rural s’est exprimé en ces termes : « Mon collectif devrait prendre plus en considération les demandes des jeunes concernant le combat à la campagne, nous gagnerions plus par rapport aux gouvernements, car ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui seront les responsables de la vie de demain à la campagne. »

L’emphase dans la « discrimination par tranche d’âge » est un chemin, un angle, un choix possible qui suppose une certaine intentionnalité. Cela implique la participation active de sujets jeunes dans sa construction. La seule nouveauté réside dans le fait que, pour cette génération jeune, « être jeune », c’est se présenter comme une identité fluide permettant la combinaison de demandes. Son but est de gagner de l’espace pour obtenir de la légitimité et des ressources au sein de l’espace public.

Dans des sociétés structurées à partir de contradictions de classes sociales, rétro alimentées par des inégalités de genre, de race, d’ethnie, de lieu de résidence, entre autres, les représentations sociales de la jeunesse sont produites par le marché, par les moyens de communications et par l’État. Dans ce contexte, « être jeune adhérant » évoque une nouvelle combinaison entre les demandes classiques concernant l’éducation, le travail, la santé et la culture qui atteignent plus fortement ce contingent populaire, avec des causes identitaires et des peurs contemporaines.

Ainsi, la participation peut être vue beaucoup plus comme un vecteur de différenciation interne de la jeunesse et elle devient fondamentale pour la reconnaissance de ses demandes au sein de l’espace public.

En résumé

Être « jeune adhérant », est une identité construite, qui implique une intentionnalité et qui fonctionne comme un passeport pour agir dans le domaine des Politiques Publiques sur la jeunesse.