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Comment être solidaire près de chez soi ?

Pour être solidaire...

Il existe de nombreuses possibilités pour participer à la construction d’un monde plus juste.

S’impliquer dans la vie de son quartier, de sa collectivité, de son université :

- Être bénévole dans une association locale
- Défendre les services publics
- Monter un projet de solidarité

Participer à des campagnes de plaidoyer pour agir auprès des décideurs politiques, s’informer, signer des pétitions

Adopter un mode de vie responsable :

Dessin Claire Robert/Ritimo

- Consommer moins d’eau et d’énergie
- Recycler ses déchets
- Acheter des produits issus du commerce équitable, de circuits courts, de fruits et légumes de saison
- Voyager solidaire…

Il y a différentes façons de s’investir dans la vie associative :

Être bénévole : On peut être bénévole dans une association qui défend les droits humains (Amnesty International, Cimade, ACAT), dans une association qui soutient des personnes en difficulté (Autremonde, ATD Quart Monde, Restos du coeur, droit au logement, Médecins du Monde...), dans des associations de soutien scolaire, d’alphabétisation, d’aide juridique aux migrant.e.s, aux sans-papiers comme le Réseau Éducation Sans Frontières, dans des structures visant à renforcer la démocratie ou dans des associations d’échange culturel (Voir aussi la page dédiée à cette question).

Être militant.e : On peut être engagé.e sur le plan militant et bénévole.
Militant.e : un mot qui fait rêver certain.e.s et en effraie d’autres. On peut voir en effet dans le.la militant.e un.e activiste révolutionnaire, un.e fanatique des réunions interminables, un.e insupportable adhérent.e de parti ou au contraire un.e infatigable défenseur.euse de la justice, un.e patient.e artisan de la lutte quotidienne pour un monde meilleur.
Un.e militant.e est avant tout quelqu’un qui défend une cause car il.elle la considère comme juste et primordiale. Il.elle inscrit son action dans la durée et ne se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car il.elle sait que les droits et avancées sociales qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat des efforts de celles et ceux qui nous ont précédés.

Être volontaire en France : Le volontariat n’est pas réservé aux pays étrangers. Il est possible de s’engager comme volontaire en France, comme par exemple, dans le cadre d’un service civique. Les missions de service civique, au service de l’intérêt général, sont ouvertes aux 16-25 ans et se concentrent sur l’environnement, la citoyenneté, la culture ou l’éducation.
www.service-civique.gouv.fr.

L’association Unis-Cité propose à tous les jeunes de 18 à 25 ans d’agir près de chez eux, dans le cadre d’une année de service volontaire pour la solidarité. D’une durée de 6 ou 9 mois à temps plein, il permet aux jeunes de s’investir concrètement dans des actions de solidarité dans leur région. (Voir aussi la page dédiée à cette question)

Faire de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI)

L’ECSI s’inscrit dans une démarche à la fois politique et pédagogique destinée à informer, sensibiliser et responsabiliser les citoyen.ne.s.
Selon la plateforme Educasol, « l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale permet à chacun.e de comprendre les mécanismes d’interdépendance et d’exclusion dans le monde, de prendre conscience de l’importance d’une démarche citoyenne ayant pour but de favoriser une solidarité entre les territoires, les générations, les groupes sociaux… et d’agir pour la construction d’un monde solidaire ».

Dessin Claire Robert / Ritimo

L’ECSI fait partie aujourd’hui d’un parcours d’apprentissage de la citoyenneté qui peut se faire de diverses façons.
De nombreuses associations produisent des outils pédagogiques pour les enfants ou leurs enseignants ou leurs animateurs, créent des animations, organisent des débats, des rencontres. Des actions d’éducation à la citoyenneté peuvent également être dirigées vers des publics adultes.

En France, le Festival des solidarités, la Quinzaine du commerce équitable, en Belgique le Mois de la Solidarité sont autant d’opportunités de participer à des actions solidaires accessibles à tous.

Promenades multiculturelles, débats, expositions, conférences, repas équitables, toutes ces activités mêlent des associations, des lieux culturels, des médias, des collectivités territoriales et remportent chaque année plus de succès.
Pour en savoir plus, aller sur le dossier dédié à cette question

Une Seule Planète est un programme d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale qui vise à promouvoir les alternatives qui mènent aux transitions solidaires.
www.uneseuleplanete.org

Agir pour la justice climatique : « il n’y a pas de planète B »

Dessin Claire Robert / Ritimo

Le changement climatique que nous vivons et qui s’accélère affecte déjà les populations les plus vulnérables. Ce sont ces populations qui sont les plus exposées aux risques climatiques (sécheresse ou montée des eaux, phénomènes météorologiques violents et plus fréquents, salinisation des sols…). Pourtant, ce sont les habitant.e.s des pays les plus riches qui, par leur mode de consommation et de production, en sont les principales responsables.
De plus, les effets du changement climatique tendent à annuler les efforts menés pour lutter contre la faim, les maladies, et accroissent les risques de conflits pour l’accès aux ressources essentielles (eau, terre…).
Nous n’avons qu’une seule planète, il est donc nécessaire de coopérer à l’échelle internationale pour coordonner les efforts visant à limiter le changement climatique. Pour obliger les États à prendre des décisions ambitieuses et contraignantes (et à les respecter) afin de limiter le réchauffement climatique sous les 2 ° C, des citoyen.ne.s se mobilisent. Ainsi, après l’échec de la conférence de Copenhague en 2009, de nouveaux mouvements sont apparus pour faire pression sur les décideurs lors de la COP 21 de Paris.
A côté des acteurs historiques de la protection de l’environnement (Greenpeace, les Amis de la Terre) et du Réseau Action Climat, un mouvement centré sur la question climatique est apparu : Alternatiba.
Alternatiba (« alternatives » en basque) naît à Bayonne en 2013 puis essaime partout en France. Son objectif est de « changer le système, pas le climat ». Pour cela, Alternatiba marche sur deux jambes : la première est la promotion des pratiques déjà mises en œuvre par les citoyen.ne.s afin de lutter contre le dérèglement climatique. Il s’agit de faire connaître ces initiatives qui ont fait leurs preuves dans tous les domaines : alimentation, énergie, transports… pour les faire adopter par le plus grand nombre. Cette valorisation prend la forme de villages des alternatives, de tours à vélo, du livret Alternativez-vous
La seconde jambe, Action non violente-COP 21, consiste en l’organisation d’actions non-violentes de résistance aux projets et aux politiques qui contribuent au changement climatique. La première campagne d’ANV-COP21 est celle des « Faucheurs de chaises », menée avec Attac et les Amis de la Terre pour dénoncer la responsabilité des grandes banques françaises dans l’évasion fiscale, alors que ces milliards pourraient financer la transition écologique et sociale. Ce mode d’action combinant créativité, désobéissance civile et souvent humour se montre efficace pour interpeller le public et les médias, tout en redynamisant le plaisir et la détermination des militant⋅es.
Alternatiba se veut un mouvement horizontal, qui cherche à former de nouveaux⋅elles militant⋅e⋅s, par son mode d’organisation démocratique et inclusif, et par la diffusion de kits méthodologiques permettant à chacun⋅e de s’emparer du processus Alternatiba pour le reproduire au niveau local.

Ressources et liens :

Contactez le groupe Alternatiba ou ANV-COP 21 le plus proche de chez vous, participez à un camp climat !

L’histoire du mouvement en film : Irrintzina, le Cri de la génération climat

Le réseau École et environnement et les GRAINE en régions
En complément, la liste des réseaux régionaux et départementaux d’éducation à l’environnement et au développement durable :
http://reseauecoleetnature.org/...

Être solidaire avec les personnes migrantes

Du fait des conflits, des catastrophes climatiques, de la crise économique ainsi que d’autres facteurs, un nombre croissant de personnes quittent leur pays pour chercher une meilleure vie ailleurs. Une partie de ces personnes arrivent en Europe et en France, après avoir traversé de nombreux périls et dangers sur leur route. Cependant, l’arrivée en France n’est pas synonyme de la fin des difficultés, selon leur situation et leur statut. Le contexte politique et la montée du racisme se traduisent aussi par une augmentation des violences à l’égard de ces personnes, qui subissent également de nombreux préjugés.
La Cimade, le réseau Éducation sans frontières, la Ligue des Droits de l’Homme, France Terre d’Asile, la FASTI, le GISTI et de nombreuses autres associations se mobilisent pour soutenir ces personnes et les accompagner dans leurs démarches administratives pour régulariser leur situation, pour obtenir un logement décent, des soins ou des moyens de subsistance, pour trouver un travail, une école, des ami.e.s...
Il est aussi important de savoir répondre aux préjugés qui circulent sur les migrants. Un guide Ritimo y est consacré.

De nombreux collectifs de soutiens aux migrant.e.s existent localement et permettent un accompagnement intégral : accompagnement juridique, cours de français, aide au logement et hébergement solidaires, manifestations et actions de sensibilisation contre les expulsions et l’enfermement... Ils recherchent toujours des bénévoles pour soutenir leurs actions.

La campagne Sursaut citoyen s’est donné comme mission de cartographier et de rendre visible les initiatives citoyennes en soutien aux personnes migrantes en France : https://sursaut-citoyen.org/

Quelques lectures pour approfondir

Engagez-vous !
HESSEL, Stéphane, Éditions de l’Aube, 2015
Engagez-vous ! est un recueil d’entretiens réalisés en 2009 entre Stéphane Hessel et Gilles Vanderpooten. Hessel insiste sur le fait que la lutte a changé de forme depuis les temps héroïques de la Résistance. Il met l’accent sur le plus fédérateur des combats contemporains, celui pour l’environnement, réclamant par exemple la création d’une Organisation mondiale de L’Environnement. Et pose également la nécessité d’un gouvernement mondial.

Se changer, changer le monde
Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi, Matthieu Ricard, Édition L’Iconoclaste, Paris, 2013
Ce sont des hommes d’une grande sagesse, réunis pour la première fois : un moine bouddhiste, un psychiatre, un agriculteur philosophe et un professeur de médecine. Face au mal-être contemporain, face à la crise de sens et aux désastres écologiques, ils proposent des remèdes. Après avoir discuté, dialogué, échangé, chacun a écrit un chapitre, fruit de son expérience, donnant au lecteur des pistes pour agir et des conseils pratiques.

Impliquez-vous ! 101 actions solidaires et écolos pour un monde meilleur
CHENEBAULT Christophe, Édition Eyrolles, Paris 2011
"À mon niveau, qu’est-ce que je peux faire ?" C’est à cette question, restée souvent sans réponse, qu’est dédié cet ouvrage. Car il ne tient qu’à nous de faire exister dès aujourd’hui - pour soi, pour nos enfants, pour les générations futures - un monde que nous désirons tous, plus coopératif et plus humaniste. Chacun d’entre nous peut faire une véritable différence autour de soi... et pour cela chaque action individuelle compte ! Avec 101 actions solidaires et écologiques, positives et concrètes, ce livre nous invite dès maintenant à agir.

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