Environnement : protéger notre planète

Bibliographie sur l’environnement urbain

, par CDTM 34

Depuis 2007, le rapport urbains / ruraux a basculé. Il y a maintenant dans le monde, plus de personnes vivant dans les villes que dans les campagnes. On estime que vers 2050, les deux tiers de la population mondiale vivront dans les villes. Les mégapoles des pays du Sud absorberont environ 90 % de l’explosion démographique, ce qui entraînera une croissance des bidonvilles. Les populations rurales cherchent en ville un refuge contre la misère, mais ce n’est qu’un déplacement de la fracture villes – campagnes qui se transpose à l’intérieur des villes.
Les problèmes de fourniture de biens nécessaires (eau, assainissement, énergie) sont de plus en plus difficiles.
L’étalement des villes dans le monde entier a des conséquences économiques, écologiques et sociales. Il faudrait notamment restructurer les périphéries urbaines et ré-organiser les transports.

Explosion urbaine et mondialisation
ALTERNATIVES SUD, n°2, 2007, 198 P.
La terre compte actuellement autant d’urbains que de ruraux et vers 2050, les deux tiers de la population mondiale vivront dans les villes en particulier celles du Sud. Cette hyperinflation est marquée par la croissance des bidonvilles où croît et se reproduit la misère. Cette forme d’urbanisation trouve en grande partie son origine dans la restructuration néolibérale imposée aux économies du Sud depuis les années 1980. Face aux catastrophes sociales et environnementales annoncées, les solutions préconisées par les institutions internationales (gestion urbaine décentralisée, bonne gouvernance, projets ciblés, partenariat public-privé) ne s’attaquent pas à la racine des problèmes. Initiatives populaires et mobilisations alternatives tentent de changer la donne, mais l’insatisfaction des parias de l’urbanisation prend aussi des formes dramatiques.

Le pire des mondes possibles : de l’explosion urbaine au bidonville global
DAVIS, Mike - PARIS : LA DECOUVERTE, 2006, 251 P.
On assiste, partout dans le Tiers Monde, à une croissance exponentielle des mégalopoles, due en particulier à un exode rural non maîtrisé. La croissance de la pauvreté lors des décennies 1970 et 1980, en raison des politiques imposées par le FMI, a transformé les bidonvilles "traditionnels" en mégabidonvilles, tentaculaires. Un milliard de personnes vivent dans ces agglomérations, lieux de reproduction de la misère, instables, pollués, dangereux. Aucun gouvernement n’a apporté de réponse adaptée à ce phénomène. Cet ouvrage décrit cette réalité urbaine méconnue et explosive et ne laisse guère apparaître d’espoir en des jours meilleurs.

La politique des favelas
GOIRAND, Camille - PARIS : KARTHALA, 2001, 376 P.
Les favelas, construites de bric et de broc, abritent un tiers de la population de Rio de Janeiro. Ce fait est à la fois produit et facteur d’exclusion sociale. Entre insalubrité, marginalité et violence, la favela fascine, repousse ou terrorise. La police y fait des opérations musclées à la recherche de voleurs ou de trafiquants de drogue ; les associations et les églises tentent d’aider les pauvres ; les hommes politiques en campagne y voient un réservoir de voix.Depuis le retour de la démocratie, dans les années 1980, les habitants des favelas se réunissent dans des organisations de quartier pour défendre leur droit à des conditions de vie meilleures, demander leur intégration sociale et imposer la reconnaissance de leur dignité.

Quand les Sud-Africains réclament un toit : quatorze ans de démocratie et une longue attente
RIVIERE, Philippe - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°649, 2008, P. 8-9
L’Afrique du Sud connaît un boom remarquable de la construction : stades, hôtels, infrastructures touristiques, train à grande vitesse. Tout cela en lien avec la Coupe du monde de Football de 2010. Les nouveaux riches se multiplient et la corruption se développe. Mais, à l’encontre, des millions de personnes sont évincées des centres-villes ; ils n’ont toujours pas de logements décents, ni d’accès à l’eau et à l’électricité. La question des inégalités devrait être au coeur de l’élection présidentielle de 2009.

Quand les pouvoirs publics produisent de nouvelles marginalités urbaines : les recasés de Nedjma à Oran (Algérie)
BENDRAOUA, Fouzia ; SOUIAH, Sid Ahmed - AUTREPART, n°45, 2008, P. 173-190
L’exemple présenté dans cet article est un cas de recasement dans un lieu dénommé Nedjma, à huit kilomètres d’Oran. Les auteurs décrivent cette réalisation comme une erreur colossale où les solutions préconisées par les pouvoirs publics ont considérablement amplifié la marginalité des populations pauvres concernées qu’on a déplacées de la ville intramuros vers un site marécageux à l’écart de la ville.

Le bidonville au coeur de l’urbanisation planétaire
PAQUOT, Thierry – ETAT DU MONDE 2008 - PARIS : LA DECOUVERTE, 2007, P. 87-89
L’exode rural et la croissance démographique entraînent la croissance des villes, et la création des bidonvilles qui naissent, sans urbanisme, de l’occupation illégale d’une terre disponible, par une population démunie. Dans le Sud, cette forme très courante d’urbanisation entraîne de graves problèmes de santé, de la violence, des trafics de drogue, du communautarisme. Des associations d’habitants se créent et se mobilisent mais le bidonville est un lieu mouvant où tout est en permanence à recommencer. En somme, les citadins et les élus doivent trouver des solutions locales aux problèmes mondiaux.

Vend baraques pour bâtir résidence de luxe
FAURE, Isabelle - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°37, 2007, P. 70-71
Un bidonville de Bombay (Dharavi) a été mis en vente par l’Etat. Ses habitants à qui on fait miroiter une promesse de logements neufs, craignent pour leurs ateliers, leurs commerces, leurs emplois dans cette zone très active. Ils se mobilisent contre ce projet.

Habitat bioclimatique : ce que le Sud nous enseigne
DEN HARTIGH, Cyrielle - ALTERMONDES, n°10, 2007, P. 28
Depuis les années 50, la construction de bâtiments fait appel à des matériaux et techniques très énergivores qui ont relégué dans l’oubli les procédés traditionnels, tels que la terre crue et les isolants naturels. L’habitat bioclimatique s’efforce au contraire de tirer le meilleur parti des ressources locales et de l’environnement. Pour réapprendre les fondements du bioclimatisme, les spécialistes se tournent de plus en plus vers les pays du Sud, où ils sont encore largement appliqués.

Les bâtisseurs de nouveaux mondes
JONARD, Ludovic - ALTERMONDES, n°12, 2007, P. 46-47
Trois ans après le tsunami, les besoins de logement sont toujours immenses sur les côtes indiennes du Tamil Nadu, et l’aide d’urgence n’est pas toujours la meilleure réponse en matière de développement. Créée en 1997 au sein d’une école d’architecture, l’association Architecture
Développement travaille en lien avec la population sur des projets de taille modeste ; elle expérimente des méthodes de construction innovantes, économiques, appropriées aux ressources disponibles.

Dix ans après Kyoto
NOTRE TERRE VERS UN DEVELOPPEMENT DURABLE, n°22, 2007, 12 P.
Cet ensemble d’articles sur le transport urbain dans les pays riches et les pays en voie de développement met l’accent sur les dangers de la multiplication des voitures. Entre les bio-carburants qui risquent d’affamer ceux qui ont déjà faim et l’usage pléthorique du véhicule personnel qui risque d’asphyxier ceux qui sont trop riches.

Huit villes asiatiques face à la pauvreté urbaine
COALITION ASIATIQUE POUR LE DROIT AU LOGEMENT - ALTERNATIVES SUD, n°2, 2007, P. 85-123
L’impact de la mondialisation et des politiques d’ajustement structurel dans le développement des mégapoles d’Asie est contrasté. Dans certaines villes, il peut être synonyme de croissance économique, mais il a aussi creusé les écarts sociaux. Plusieurs dizaines de millions de citadins vivent dans des conditions infrahumaines. Organisations populaires et administrations municipales cherchent à développer des politiques alternatives, mais la marge de manoeuvres des pauvres est très restreinte.

Habiter et types d’habitat à Alger
SEMMOUD, Nora - AUTREPART, n°42, 2007, P. 163-180
A travers l’émergence de nouveaux types d’habitat, se manifeste la recherche de modèles qui témoignent d’une intégration sociale. Les nouvelles pratiques qui apparaissent à l’échelle urbaine traduisent une pensée collective, fondée sur une réinterprétation des règles de l’urbanisme. La dynamique socio-culturelle en cours induit la disparition du caractère aliénant de la communauté sur l’individu et met en place de nouvelles sociabilités sous des formes de type associatif. C’est aussi une conscience naissante de la citoyenneté et de son rôle dans l’espace public.

Les taxis-motos zemidjan à Porto-Novo et Cotonou
AGOSSOU, Noukpo S.A. - AUTREPART, n°32, 2005/02, P. 135-148
Les "zemijan" sont des taxis-motos utilisés à Porto Novo et à Cotonou (Bénin). L’auteur présente l’originalité de ce mode de transport et le contexte dans lequel il se développe. Puis il montre les transformations qui ont conduit à utiliser ce moyen de transport comme réponse à un besoin de mobilité. Il aborde ensuite les interactions avec les politiques urbaines et envisage quelques solutions globales au problème de la mobilité urbaine.

Privatiser pour mieux réguler ? Le pari de Durban en matière de transport public
BELLENGERE, Adrian ; VERMEULEN, Stéphane - AUTREPART, n°32, 2005, P. 75-93
Comme les autres métropoles sud-africaines, Durban est confrontée à la nécessité de mettre en oeuvre une politique des transports qui efface la ségrégation en usage du temps de l’apartheid. La municipalité a choisi de céder sa compagnie de bus au secteur privé afin de se consacrer à une instance de régulation de l’ensemble du secteur du transport local.

Dakar et Douala versus Bogota et Curitiba : l’Amérique du Sud, un exemple de régulation efficace des transports urbains pour l’Afrique subsaharienne ?
SAHABANA, Maïdadi - LES CAHIERS DE PRELUDES, n°7, 2005, P. 125-142
En Amérique latine, un certain nombre d’agglomérations, dont Bogota et Curitiba, ont choisi de fonder leur système de transport sur un réseau de bus en site propre intégral, moins coûteux et présentant des performances honorables. Ces aménagements s’accompagnent d’une réglementation stricte par les pouvoirs publics municipaux qu’on ne trouve ni à Dakar, ni à Douala. Dans quelle mesure les cas latino-américains pourraient-ils apporter des solutions techniques à la crise des transports urbains en Afrique subsaharienne et servir d’enseignements en termes d’organisation et de régulation pour un système de transport plus efficace au service de l’aménagement urbain ? L’approche privilégiée par Bogota et Curitiba fournit l’occasion de discuter des avantages de la proximité et de l’appropriation citoyenne d’une politique et d’une compétence locale d’organisation des transports urbains.

Femmes et politiques urbaines : ruses, luttes et stratégies
HAINARD, François ; VESCHUUR, Christine - PARIS : UNESCO ; KARTHALA, 2004, 103 P.
Cet ouvrage rend compte des travaux d’équipes de chercheurs de sept pays du Sud organisées en réseau dans le cadre d’un programme de l’UNESCO. Leurs recherches ont porté sur l’analyse des rapports sociaux entre hommes et femmes dans les villes. Comment les relations de genre interviennent-elles dans les initiatives prises par les habitants pour améliorer leurs conditions de vie dans un contexte marqué par la mondialisation et l’accroissement des inégalités ? A travers les expériences décrites, les auteurs mettent en exergue le fait qu’il est urgent de donner aux femmes la place qu’elles méritent dans le processus de décision, en particulier en matière de développement local et de gouvernance urbaine.

La réforme des transports publics urbains à l’épreuve de l’intégration du secteur informel
LOMME, Roland - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°210, 2004, P. 79-94
Le cas des transports urbains est exemplaire des difficultés de la légalisation du secteur informel et de son intégration au processus de modernisation économique et sociale : en Afrique du Sud, comme dans d’autres pays en développement, le secteur informel a concurrencé avec succès les prestataires attitrés du service public au point de les marginaliser.

Les politiques de transport urbain : le cas du grand Beyrouth
MOURTADA, Adel - LIAISON ENERGIE-FRANCOPHONIE, n°58, 2003, P. 47-52
La croissance urbaine de Beyrouth a entraîné un très fort accroissement des déplacements routiers avec des conséquences de congestion, de coût énergétique, de pollutions sonore et atmosphérique. Les transports en communs offrent une capacité en hausse mais ne sont pas organisés. Pourtant un plan de transport du grand Beyrouth définissant la stratégie à moyen et à long terme a été défini en 1995. Mais l’expérience insatisfaisante de sa mise en oeuvre a montré la nécessité d’aménager le système institutionnel pour permettre la mise en place d’une autorité de régulation des transports en commun, seule capable de gérer efficacement les problèmes de circulation et de pollution.

L’Afrique des citadins : Sociétés civiles en chantier (Abidjan, Dakar)
LEIMDORFER, François ; MARIE, Alain - PARIS : KARTHALA, 2003, 408 P.
Ouvrage collectif rédigé par des sociologues et des anthropologues. Les articles sont issus d’enquêtes menées à Dakar et Abidjan. En étudiant la vie quotidienne des citadins africains, les auteurs ont découvert les associations et les réseaux organisés par les habitants des villes pour résister à la crise économique et aux dégâts de la mondialisation. On peut y lire l’amorce, face à l’Etat, d’un nouvel espace civil qui ne peut cependant pas aboutir en l’absence d’une véritable démocratisation politique.

La ville sud-africaine après l’apartheid : vers l’accessibilité, l’équité et la durabilité ?
VANDERSCHUREN, M.J.W.A. ; GALARIA, S. - REVUE INTERNATIONALE DES SCIENCES SOCIALES, n°176, 2003, P. 297-310
Après avoir posé une définition de la viabilité d’une agglomération : mobilité pour l’ensemble des habitants avec accessibilité de toutes les destinations de préférence par des modes de locomotion lents ou des transports publics, les auteurs présentent divers modèles de croissance urbaine à travers le monde. Puis analysant le cas de la ville du Cap et étendant les conclusions aux autres villes sud-africaines, ils démontrent que ces villes issues de l’apartheid ne sont pas viables. Il est indispensable de loger les plus pauvres dans des quartiers d’accès aisé.

L’air de Bogota devrait devenir plus respirable
REYMOND, Yves - LA REVUE DURABLE, n°3, 2003, P. 47-50
Transports, activités industrielles et densité humaine polluent fortement l’air de Bogota. Une politique d’assainissement est mise en place, particulièrement dans les transports en commun et l’incitation à l’usage du vélo. Reste à évaluer les améliorations.

Villes et violence en Afrique noire
PEROUSE DE MONTCLOS, Marc-Antoine - PARIS : KARTHALA ; IRD, 2002, 312 P.
En Afrique subsaharienne, certaines mégapoles atteignent le gigantisme des agglomérations d’Amérique latine ou d’Asie. Or, il est démontré que la violence accompagne le développement urbain et en fait intrinsèquement partie. En Afrique, le problème de la violence s’est modifié en raison d’une dilution de l’autorité politique, d’un relâchement du contrôle social et, parfois, d’une inadaptation à la modernité du cosmopolitisme citadin. Fondamentalement, la question plonge ses racines dans des dynamiques locales dont il ne faut pas négliger la puissance au profit d’une optique trop mondialisée.

Johannesburg : Géographies de l’exclusion
GUILLAUME, Philippe - PARIS ; JOHANNESBURG : KARTHALA ; IFAS (Institut Français d’Afrique du Sud), 2001, 392 P.
L’Afrique du Sud est sortie de l’apartheid et s’est démocratisée. Cet ouvrage présente la situation à Johannesburg, métropole de plus de quatre millions d’habitants, et montre les fonctionnements et les dysfonctionnements de la société issue de l’apartheid, en esquissant des perspectives d’évolution. Pour analyser les problématiques générales centrées sur les dynamiques, formes et significations de l’exclusion urbaine en Afrique du Sud, l’auteur a fait de nombreuses études de cas qui montrent en quoi la société sud-africaine évolue et se complexifie.

Villes et campagnes dans les pays du Sud : géographie des relations
CHALEARD, Jean-Louis ; DUBRESSON, Alain - PARIS : KARTHALA, 1999, 264 P.
Cet ouvrage a pour but de montrer la diversité des rapports qui lient ou délient les villes et les campagnes du Sud et aussi d’identifier des problématiques et des approches communes surpassant l’habituel clivage des aires culturelles. Les relations entre urbanisation et agriculture ne relèvent pas d’une coupure simpliste entre citadins et ruraux, négligeant l’hétérogénéité des intérêts et la diversité des pratiques. Le creusement des inégalités sociales au Sud est loin d’être unilatéral. Il est nécessaire de penser en termes d’articulations les rapports actuels entre villes, bourgs et villages.

Les métropoles du Sud au risque de la culture planétaire
DELER, Jean-Paul ; LE BRIS, Emile ; SCHNEIER, Graciela - PARIS : KARTHALA, 1998, 424 P.
L’émergence de nouvelles manières de vivre en ville et de syncrétismes culturels s’inscrit dans un contexte (celui des années 80) où la circulation des techniques et des modes s’est accélérée entre les centres mondiaux de pouvoir situés au Nord et les métropoles africaines et latino-américaines.Lieux de consommation de produits culturels, ces métropoles sont le théâtre de bouleversements significatifs. On y observe une adaptation à la précarité en matière d’équipements et de services. Des déclassements sociaux provoquent en même temps un sentiment de perte d’identité citadine. D’une manière générale, se dessine une nouvelle forme de quotidienneté et de culture urbaine où se côtoient l’hypermodernité et les bricolages de la précarité.

Saïgon : le chantier des utopies
LAURAS, Didier - PARIS : AUTREMENT, 1997, 248 P.
Chronique urbaine, cet ouvrage tente de décrire la ville de Saïgon, (ou Ho Chi Minh-Ville) à travers différents personnages. Assoupie pendant plus de quinze ans après 1975, Saïgon est une ville bousculée par l’ouverture vers l’extérieur, l’influence occidentale, la ferveur de la communauté chinoise et l’énergie de sa jeunesse. On peut y faire toutes sortes de commerce, mais on doit continuer à panser les plaies de la guerre et rester prudent dans le domaine politique.

Villes entrepreneuses : de l’action participative à la gouvernance urbaine
GAYE, Malick - ENVIRONNEMENT AFRICAIN : ETUDES ET RECHERCHES, n°184-185, 1996, 179 P.
Un des problèmes majeurs du monde en développement est d’éradiquer la pauvreté, en particulier dans les villes qui s’accroissent rapidement, et de manière irréversible. Seule une bonne gouvernance, c’est-à-dire faire agir ensemble et librement le plus grand nombre possible d’acteurs, peut entraîner l’émergence de nouveaux acteurs locaux et la croissance de la citoyenneté. Se développe ainsi une économie populaire urbaine où ce sont les pauvres qui suscitent des activités productrices là où on ne voit d’habitude que consommation : le secteur de tout ce qui touche à l’assainissement est assez significatif dans ce domaine. La dynamique ainsi créée entraîne une logique de développement durable pour l’économie urbaine qui est aujourd’hui essentielle à la progression globale de l’économie.

Villes africaines en crises
STREN, Richard ; WHITE, Rodney ; COQUERY, Michel - PARIS : L’HARMATTAN, 1993, 352 P.
Cet ouvrage met en valeur l’importance du phénomène de croissance urbaine au Sud du Sahara. Ici sont confrontées et comparées des situations afférant à des pays de langues et cultures différentes, aux héritages coloniaux diversifiés. Approche multidisciplinaire utile à la compréhension du processus d’urbanisation accéléré en Afrique noire, à partir de quelques exemples étudiés dans le détail.

Les transports urbains en Afrique à l’heure de l’ajustement structurel
GODARD, Xavier ; TEURNIER, Pierre - PARIS ; ARCUEIL : KARTHALA ; INRETS, 1992, 243 P.
La croissance urbaine sans précédent que connaît l’Afrique subsaharienne accroît de manière exponentielle les besoins de déplacements, alors que les systèmes de transport ont de plus en plus de difficultés à les satisfaire. Ces systèmes ont longtemps été conçus sur le modèle français de l’entreprise publique bénéficiant d’un monopole d’exploitation, surtout en Afrique francophone. Ce modèle n’a pas résisté à l’épreuve des faits, dans un contexte de crise financière où les subventions des Etats africains aux entreprises se tarissent. Le secteur artisanal, qui fonctionne avec des degrés très variables d’organisation et de respect de la réglementation, revient au devant de la scène, sans pour autant constituer une solution à lui tout seul.

Construire la ville africaine : Chroniques d’un citadin promoteur
CANEL, Patrick ; DELIS, Philippe ; GIRARD, Christian - PARIS : ACCT ; KARTHALA, 1990, 197 P.
L’étude de chantiers à Douala et à Kinshasa permet de connaître comment est produit l’habitat urbain et qui construit réellement la ville africaine. Le citadin est le promoteur de son propre habitat. Le matériau de base est souvent l’aggloméré de ciment. Cet ouvrage décrit les stratégies des acteurs et remonte les filières afin d’offrir au lecteur une image fidèle des réalités vécues par les populations urbanisées.

Villes en développement
MASSIAH, Gustave ; TRIBILLON, Jean-François - PARIS : LA DECOUVERTE, 1988, 320
Cet ouvrage n’est pas une description ou une théorie des phénomènes urbains, mais une interrogation sur les politiques urbaines. A quelles logiques obéissent-elles, reproduire le modèle colonial, organiser la ville comme support de nouveaux Etats, situer la ville comme relais d’un réseau urbain mondial... ? Quels grands choix ont-elles à faire ? De quels instruments ont-elles besoin pour l’aménagement du sol, le financement de l’habitat, la planification et la gestion urbaine... ? Evoquant de nombreux cas, africains en majorité, les auteurs répondent aux attentes des experts et des praticiens de l’aménagement urbain tout en présentant à un public plus large les possibilités et les contraintes liées à ce phénomène irréversible d’ampleur planétaire : l’urbanisation.

Abidjan "côté cours" : pour comprendre la question de l’habitat
ANTOINE, Ph. ; DUBRESSON, A. ; MANOU-SAVINA, A. - PARIS : KARTHALA-ORSTOM, 1987, 280 P.
A Abidjan une politique de l’urbanisme a tenté, depuis l’indépendance, de développer un habitat social moderne d’inspiration occidentale. Mais en 1987, 7 citadins sur 10 résident dans ce qu’on appelle des "cours communes", souvent construites en dur, non misérables. L’ouvrage analyse les pourquoi et les comment de ce phénomène.

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