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Empreinte ecologique

L’empreinte écologique est un outil de « mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature [1] », par le calcul de « la pression qu’exercent les humains sur la biosphère, en mesurant la surface productive nécessaire à une population pour sa consommation de ressources et l’absorption des déchets qu’elle produit [2] ».
En d’autres termes, « L’empreinte écologique mesure la consommation humaine de ressources naturelles ». Selon l’idée que « […] chaque personne a un impact sur l’environnement par sa façon de vivre. […] L’empreinte écologique permet de contrôler si l’économie humaine, qui puise dans les ressources naturelles, respecte ou non la capacité de régénération de la planète [3] ».

Définition développée

Selon le WWF, « L’empreinte écologique de l‘humanité a plus que doublé au cours des 35 dernières années, et dépasse de 30 % les capacités biologiques de la Terre. En divisant équitablement les surfaces productives de la planète, nous avons théoriquement tous droit à 2.1 hectares pour satisfaire nos besoins. Or, l’humanité en consomme en moyenne 2.7 par habitant, et l’empreinte par personne des pays à hauts revenus est près de 5 fois plus élevée que celle des pays à faibles revenus. […] Nous vivons donc en “sur-régime” par rapport aux ressources de la planète, et nous mettons ainsi gravement en péril les générations futures. [4]. En effet, celle-ci sera moindre si une attention porte sur la consommation d’énergie, si on restreint le gaspillage, etc. : transports, déchets, isolation, etc.

Exemples

Le WWF propose divers modes de calculs et solutions pour réduire son empreinte, par exemple préférer le voyage en train à ceux effectués en avion.
« La planète a une capacité de production moyenne disponible de 1,8 hectare / humain (pour une population de 6,5 milliards de personnes), alors que l’empreinte écologique moyenne dépasse 2,3 ha. Un Européen consomme 5 ha, un Nord-Américain près de 10, un Sahélien moins de 0,7 ha.
 [5] ».
Novethic précise : « L’empreinte écologique des pays du nord est telle, que si tous les hommes consommaient autant que les européens, il nous faudrait 3,4 planètes, et s’ils consommaient tous comme des américains, il en faudrait 5,61 [6] ».

« L’empreinte écologique est un indice synthétique qui agrège différentes données pour nous dire à quelle distance nous sommes d’un mode de vie écologiquement viable. Les calculs d’empreinte écologique [7] ont la même fonction que des relevés bancaires qui nous disent si nous vivons dans les limites de notre budget écologique ou si nous consommons les ressources naturelles plus vite que ce que la planète peut les régénérer [8] ».

Historique de la définition et de sa diffusion

Selon Wikipedia, « Le terme d’empreinte écologique s’inscrit dans la dynamique du Club de Rome, et apparaît au moment de la Conférence de Rio (« Sommet de la Terre ») en 1992 dans un article intitulé Ecological Footprints and Appropriated Carrying Capacity : What Urban Economics Leaves Out (empreintes écologiques et capacité de charge appropriée : ce que l’économie urbaine laisse de côté) écrit par le Professeur d’économie William Rees de l’Université de la Colombie-Britannique. La méthode se développe comme thèse de doctorat de Mathis Wackernagel, sous la direction de William Rees, entre 1990 et 1994. Le résultat de la thèse est publié en 1995. Wackernagel et Rees publient alors un livre intitulé Our Ecological Footprint : Reducing Human Impact on the Earth dans lequel ils affinent le concept et la méthode de calcul. Ce livre est traduit en français en 1999 sous le titre Notre empreinte écologique.
Depuis 2003, Global Footprint Network, ONG co-fondée par Mathis Wackernagel, est chargé du perfectionnement de la méthodologie ainsi que de la mise à jour des résultats. Global Footprint Network publie ainsi chaque année un atlas détaillant l´empreinte écologique de chaque pays (Ecological Footprint Atlas 2009) [9] ».

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