Ce que la pensée décoloniale peut apporter à l’ECSI

Pour approfondir les questions posées par la pensée décoloniale

Du côté de l’ECSI N° 31 – juin 2020

, par ritimo

Colère noire en Amérique
Géraldine Ruiz et Vincent Bergier, TOPO, mars-avril 2019
« Les images de la mort de Gorge Floyd lundi à Minneapolis sont tragiquement familières : la mort d’un Afro-Américain aux mains de la police et les manifestations de colère qui s’ensuivent face à l’impunité policière.
Dans leur reportage dessiné, Géraldine Ruiz et Vincent Bergier revenaient sur la mort d’Éric Garner en juillet 2014, lui aussi asphyxié par la police. Cette mort, filmée par un téléphone avait été relayée sur les réseaux sociaux, et a lancé l’expression « I can’t breathe » (« Je ne peux pas respirer ») tristement célèbre aujourd’hui. »

Pédagogie décoloniale et éducation antiraciste et interculturelle
Extrait de Luiz Fernandes de Oliveira ; Vera Maria Ferrão Candau, « Pedagogia decolonial e educação antirracista e intercultural no Brasil », Educ. rev. vol.26 no.1 Belo Horizonte Apr. 2010. Traduit par l’Iresmo, novembre 2016
« La pensée décoloniale donne souvent lieu actuellement en France à une réception assez superficielle. La notion de « décolonial » fonctionne davantage comme un slogan que comme un terme qui fait réellement référence à la pensée décoloniale telle qu’elle s’est développée en Amérique latine. L’article consacré à la pédagogie décoloniale, constitue une bonne introduction générale à la pensée décoloniale ».

Imaginer notre musée décolonial
Décoloniser les arts, R22, octobre 2019
« Le musée de l’histoire de l’immigration est historiquement un des piliers du récit national, à travers sa collection, son architecture, sa présentation des objets et ses textes, il fait passer un récit, des images, des discours, une histoire, une géographie.
Un musée décolonial est-il alors possible ? Comment pourra t-il éviter les écueils du musée - fixer, masquer, marginaliser ? Partir du musée national de l’immigration est pertinent car il offre un récit du passé colonial et du présent postcolonial. » Le podcast retrace les débats entre participant·es d’une balade décoloniale au sein du musée.

Coronavirus, racisme d’Etat et néolibéralisme à la française -
Mwasi collectif, avril 2020
« Ce que révèle aussi cette crise, c’est que les inégalités sociales et raciales, les choix du gouvernement français, rendent encore plus vulnérables certaines populations et poussent les populations noires davantage dans la précarité. »

Mayotte : reconfigurations coloniales
Jérémy Fernandes Mollien et Richard Monvoisin, Mouvements, mars 2017
« Le 1er janvier 2018, le code du travail sera déclaré applicable sur l’île de Mayotte, après des années de grèves régulières. Vue de l’hexagone, une telle décision semble ahurissante : comment justifier que, même dans un DOM, le code du travail ne soit pas encore en vigueur ? Cette disposition n’est pourtant qu’une des nombreuses normes juridiques qui ne soient pas encore appliquées sur cette île de l’archipel des Comores. Si l’État justifie cette différence dans le droit par la nécessité d’une adaptation aux spécificités de l’île, il est difficile de ne pas y voir les restes de la férule coloniale. »

Un monde en nègre et blanc
Aurélia Michel, Points, janvier 2020.
« Une analyse, sur plus de cinq siècles, de la constitution d’un « ordre social global » articulé autour de la race. Une catégorie mentale ayant survécu aux calamités qui lui sont associées, l’esclavage, la colonisation, les guerres mondiales. Elle a persisté dans les traces matérielles des sujétions passées, comme les superbes façades de la place Vendôme, à Paris, ou du quai de la Fosse, à Nantes, financées par la traite ».

Décoloniser le récit du monde
Perrine Kervran, La Série Documentaire, France culture, juin 2019
« Le monde est raconté à 90 % par la frange occidentale de l’Europe et par l’Amérique du Nord.
Depuis quelques années un mot apparaît de plus en plus fréquemment dans les conversations : « décoloniser ». Ce mot apparaît notamment dans le champs littéraire : « il faut décoloniser la littérature de voyage » ».

Le Collectif Asiatique Décolonial : sortir du mythe de la minorité modèle
Les ours à plumes, décembre 2018
« Le Collectif Asiatique Décolonial (CAD) est un collectif en non-mixité asiadescendante créé en 2017. Il a pour objectifs de visibiliser et de dénoncer le racisme anti-asiatique. »


L’histoire des luttes décoloniales et panafricaines en musique
Anne Bocandé, Africultures, octobre 2018
Entretien avec Rocé. « Par la culture on peut faire passer des choses qui ne passeront pas par le politique et rendre visibles des identités, des courants de pensées, des débats, des projets de société. »

Le colorisme et les crèmes éclaircissantes : ces legs invisibles de la colonisation
Ronald Hall et Neha Mishra, theconversation.com, avril 2018
« Dans le monde du glamour et du politiquement correct, les femmes métissées à la peau claire auraient clairement plus d’opportunités que les autres. Ce débat n’est pas anodin. En France, comme aux États-Unis, des milliers de femmes, et d’hommes sont marqués par ce qu’on nomme le colorisme, une discrimination entre les peaux de couleurs, favorisant les peaux plus pâles ».

« Réfléchir à la “blanchité” et à ses privilèges apparaît aussi vital que d’analyser les rapports de classe ou de genre »
Simon Grivet, Le Monde, juin 2020.
L’historien des Etats-Unis considère que la notion de « blanchité » est indispensable pour mesurer la dimension postcoloniale de notre société et mettre en lumière les discriminations.

L’image manquante : repenser l’imaginaire visuel de l’esclavage
Michael Roy, theconversation.com, mai 2020
« Notre regard sur l’esclavage est encombré d’images qui au mieux ne signifient plus rien et nous laissent indifférents, au pire tiennent du contresens insultant ».

Décoloniser l’écologie
Mediapart, mai 2019
« L’écologie politique serait-elle trop « blanche », pas assez à l’écoute des milieux populaires ? Débat filmé avec Daiara Tukano, militante indigène d’Amazonie, et Fatima Ouassak, du collectif Front de mères. »


Le féminisme décolonial selon Françoise Vergès
Yann Lagarde, France culture, mars 2019
« Dans son dernier essai, "Un féminisme décolonial", Françoise Vergès fait la critique d’un féminisme occidental et bourgeois qui chercherait à donner des leçons aux femmes racisées plutôt qu’à les émanciper. »