Droits humains et travail : quels apports de l’ECSI ?

Introduction

Du côté de l’ECSI N° 23 – mai 2018

"Avec ce travail [ouvriers d’usine], nous gagnons tout juste assez pour manger, pour habiter quelque part, et surtout pour pouvoir recommencer le travail le lendemain". Agota Kristof, Hier, 1995.

En 2018, la Déclaration universelle des droits de l’Homme aura 70 ans. L’occasion pour Ritimo de célébrer les droits humains en interrogeant leur actualité, tout au long de l’année. Pour le 1er numéro 2018 de la Lettre de l’ECSI, nous nous intéressons aux liens entre "droits humains et travail", un thème qui a été régulièrement sur le devant de la scène ces derniers mois et qui permet aussi à Ritimo d’anticiper sur le centenaire de l’Organisation internationale du travail (OIT) en 2019.

Il y a un an, en mars 2017, entrait en vigueur en France, une loi sur le devoir de vigilance des multinationales : près de 200 entreprises sont désormais soumises à une obligation de prévention des risques que leurs activités peuvent causer aux droits humains et environnementaux. Pour que ce texte naisse et que soient questionnées les conditions de travail chez les fournisseurs et sous-traitants de multinationales, il aura fallu, en 2013, la catastrophe du Rana Plaza, un immeuble abritant des ateliers de confection textile, et dont l’effondrement avait causé la mort de plus d’un millier d’ouvrier-es bengali.es.
A la même époque, le monde apprenait l’existence de « marchés aux migrant.es mis en esclavage » en Lybie. Pour les femmes, outre les mauvais traitements et le travail forcé, le rapport de l’Office international des migrations d’avril 2017 notait des cas de prostitution forcée. L’indignation causée par cette situation (renouvelée lors de la diffusion d’images du marché aux esclaves sur une chaine américaine en novembre 2017) a permis de faire de « l’esclavage moderne » un sujet de société. Mais aussi d’interroger, au-delà des mécanismes de responsabilité des multinationales, la place faite aux travailleur-ses, notamment migrant-es, dans nos propres sociétés.
L’éducation populaire partage quasiment la même date de naissance que le mouvement d’organisation des travailleur-ses (l’association internationale des travailleurs est créée en 1864, le "Manifeste pour une ligue de l’enseignement" est publié en 1866). Si ces deux mouvements appellent à la conscientisation des individus comme moyen d’émancipation individuelle et collective, comment l’éducation populaire et l’ECSI abordent-elles, aujourd’hui, la question du travail dans les sociétés du Nord comme du Sud ? Esclavage moderne, travail forcé, travail décent, dignité au travail... Comment en parler ?

Affiche sur une usine textile au Bengladesh - Photo prise le 13 novembre 2017, Scotted400, CC BY 2.0 https://www.flickr.com/photos/30557460@N05/48583815892/

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Lettre n° 23 - mai 2018 - droits humains et travail : quels apports de l’ECSI ?

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