Burkina Faso : une jeune démocratie à l’épreuve du terrorisme islamiste

Chronologie du Burkina Faso

, par MDH

De -12000 à -5000 : Premières traces de peuplement.

XIème siècle : Création des premiers royaumes Mossi de Tenkodogo et de Ouagadougou - Oubritenga ainsi que Gourmantché.

XVème siècle : Arrivée des marchands dioula à l’origine de la fondation de Bobo-Dioulasso.

1810 : Islamisation de l’Est du pays par les Peuls.

1888 : Premières incursions françaises et début de la colonisation. Un premier protectorat est instauré en 1896 à Ouagadougou.

1914/1918 - Première Guerre mondiale : Les Mossis constituent une part importante de tirailleurs sénégalais envoyés sur le front en Europe. Mouvements de résistance à la conscription.

1919 : Création de la Haute-Volta avec comme premier gouverneur Edouard Heisling.

1932 : Partition de la Haute-Volta et rattachement à plusieurs autres territoires détenus par la France qui correspondent aujourd’hui au Mali (ancien Soudan français), au Niger et à la Côte d’Ivoire (anciennement Côte de l’Or).

1947 : Rétablissement de la Haute-Volta dans ses frontières de 1919, obtenu au nom des services rendus par les Burkinabé durant la Seconde Guerre mondiale.

1958 : 11 décembre  : La Haute-Volta devient une république autonome au sein de la communauté française. Maurice Yaméogo devient le premier président de la 1ère République voltaïque.

1959 : 11 décembre : Maurice Yaméogo est élu président.

1960 : 5 août : La Haute-Volta accède à l’indépendance sous un régime de parti unique instauré par Maurice Yaméogo.

1966 : 3 janvier : Maurice Yaméogo démissionne. Le lieutenant-colonel Aboubacar Sangoulé Lamizana prend le pouvoir et interdit les partis politiques.

1970 : Adoption d’une nouvelle Constitution et premières élections législatives démocratiques d’Afrique de l’Ouest où tous les partis sont représentés.

1971 : Instauration de la deuxième République.

1974 : Installation d’un gouvernement militaire pour le renouveau national.

1976 : Création d’un gouvernement d’Union nationale par le chef de l’État Aboubacar Sangoulé Lamizana.

1978 : Proclamation d’une 3ème République.

1980 : 25 novembre : A la tête du Comité militaire de redressement pour le progrès national, Saye Zerbo fait un coup d’État.
Le blocage des salaires et l’augmentation du coût de la vie provoquent un soulèvement populaire. Le colonel Saye Zerbo prend le pouvoir suite à un coup d’État militaire.

1982 : 7 novembre : Des officiers qui ont constitué le Conseil de Salut du Peuple (dans lequel on trouve le capitaine Thomas Sankara) prennent le pouvoir à la faveur de mouvements de grève. Le médecin-commandant Jean-Baptiste Ouédraogo se retrouve à la tête de l’État.

1983 : 4 août : Le capitaine Thomas Sanakara prend le pouvoir à la suite d’un coup d’État et fonde le Conseil National de la Révolution (CNR).

1984 : 3 août : Le pays est rebaptisé Burkina Faso (« Pays des hommes intègres »).

1987 : 15 octobre : Prise du pouvoir par le numéro deux du régime Blaise Compaoré. Thomas Sankara est assassiné lors du putsch. Blaise Compaoré lance une politique de rectification et aligne la politique économique du pays sur les exigences occidentales.

1989 : 19 septembre : tentative de coup d’État du commandant Boukari Lingani et du capitaine Henri Zongo. Les deux hommes sont exécutés sans procès le lendemain.

1991 : Adoption d’une nouvelle Constitution, instauration de la 4e République et signature du premier plan d’ajustement structurel avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.

1998 : 13 décembre : Assassinat du journaliste Norbert Zongo avec trois des personnes qui l’accompagnaient. Les manifestations qui s’en suivent et l’opprobre jetée sur le pouvoir obligent Blaise Compaoré à accélérer le processus de démocratisation des institutions du pays.

2003 : octobre : Tentative de coup d’État du capitaine Luther Ouali.

2011 : février à mai : Suite au décès du jeune Justin Zongo dans un commissariat de police, les jeunes descendent dans la rue. Le pays connaît un important mouvement populaire, avec des manifestations de grande ampleur contre la corruption, la vie chère, certaines casernes se soulèvent.
Avril à mai : Blaise Compaoré change le gouvernement et prend quelques mesures comme le subventionnement de certaines denrées de bases pour mettre fin aux manifestations.

2014 : 30 octobre : La tentative de faire modifier la Constitution par le parlement pour prolonger son mandat présidentiel débouche sur une insurrection populaire.
31 octobre : Le président Blaise Compaoré quitte le pouvoir suite à une révolution de la rue marquée par une série de manifestations qui auront duré plusieurs jours. Le lieutenant-Colonel Isaac Zida, alors numéro deux de la garde présidentielle, prend brièvement le pouvoir avant de le laisser au gouvernement de la transition plusieurs semaines plus tard après des négocitiations.
17 novembre : Michel Kafando, diplomate de carrière, est désigné président d’une transition devant conduire le pays aux élections dans une année. M. Kafando nomme le lieutenant colonel Zida comme Premier ministre de la transition.

2015 : 16 septembre : Coup de force du Régiment de sécurité présidentielle qui retient au palais présidentiel Kosyam le président Kafando et son Premier ministre Zida qui envisageaient le démantèlement de l’unité. Ce coup de force est déjoué grâce à la mobilisation populaire et l’intervention des militaires loyalistes.
29 novembre : Roch Marc Christian Kaboré, candidat du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), est démocratiquement élu comme président du Burkina Faso .

2016 : 15 janvier : Un restaurant et un hôtel du centre de Ouagadougou, notamment fréquentés par des expatriés, font l’objet d’une première attaque terroriste revendiquée par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI).

2018 : 31 décembre : Suite à la recrudescence des attentats meurtriers et la multiplication des incursions terroristes, l’état d’urgence est décrété dans plusieurs régions du pays.

2019 : 1er au 2 janvier : Le Massacre de Yirgou débute par une attaque de djihadistes contre le village, laquelle est suivie de représailles des miliciens Koglweogo contre les Peuls faisant état de 72 morts et 6 000 déplacés.
18 Janvier : Dans ce contexte sécuritaire qui se dégrade, le Premier ministre du Burkina Faso Paul Kaba Thieba remet sa démission et celle de son gouvernement au président Roch Marc Christian Kaboré. Ce dernier nomme Christophe Dabiré comme nouveau Premier Ministre.