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Dossier Quarante ans de lutte du peuple sahraoui

Carte et chronologie sur le Sahara occidental

, par CIIP

1884-1975 : Occupation espagnole

1884-1930
Conquête espagnole

1956
Le Maroc devenu indépendant, réclame l’indépendance du Sahara qu’il considère comme faisant partie du Maroc

1965
L’Assemblée générale de l’ONU demande à l’Espagne de se retirer du Sahara, dans le contexte international de la décolonisation, et affirme le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

1973
Création Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro (Frelisario aujourd’hui Front Polisario) qui revendique l’indépendance du Sahara Occidental (10 mai).
Déclenchement de la lutte armée contre l’occupation espagnole (20 mai).

1974
L’Espagne annonce son intention de se retirer et propose d’organiser un référendum.
Le roi du Maroc Hassan II s’oppose aussitôt au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui : il considère que le Sahara était marocain avant la colonisation.
Hassan II propose de soumettre le problème à la Cour internationale de Justice de La Haye.

1975
Avis de la Cour Internationale de Justice de la Haye pour l’application de la résolution 1514 de l’ONU sur la décolonisation du Sahara occidental et l’application du principe d’autodétermination des populations du territoire. (16 octobre)

1975-1991 : La guerre du Sahara occidental

1975
6 novembre : Marche verte pacifique organisée par Hassan II de 350 000 civils marocains encadrés par 20 000 militaires pour "prendre possession du Sahara occidental".espagnol que les Marocains revendiquent. Rappelés 4 jours après.
14 novembre : accords de Madrid partageant le Sahara espagnol entre le Maroc (2/3) et la Mauritanie (1/3)

1976 (27 février)
Création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par le Front Polisario.

1978-1979
Cessez-le feu d’un an (10 juillet 1978 – juillet 1979) entre le Front Polisario et la Mauritanie.

1979
Traité de paix Polisario-Mauritanie (5août) : retrait des troupes, renoncement à toute revendication sur le tiers du Sahara occidental obtenu lors des accords de Madrid et reconnaissance du Polisario comme seul représentant du peuple sahraoui. Résultat : annexion de tout le territoire par le Maroc.

1981-1987
Construction par l’armée marocaine de 6 murs de 2700 km qui coupent le territoire sahraoui en deux.

1984
L’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) admet la RASD en son sein comme 51e membre.

1991
Signature d’un cessez-le-feu (20 juin) à l’initiative de l’OUA et de l’ONU, assorti d’un plan de paix qui prévoit la tenue d’un référendum d’autodétermination en 1992 (résolution 690)
Proclamation du cessez-le-feu (2 septembre)
Depuis, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20 %.

Depuis 1992 : Un référendum toujours repoussé…

1997
Kofi Annan (secrétaire général de l’ONU) relance le processus de paix et nomme James Baker, ancien Secrétaire d’État américain, comme envoyé personnel pour le Sahara occidental.

1999
Violente répression d’un sit-in pour des revendications sociales à El Ayoune (22 septembre).

2000
Le Plan "Baker I" offre une large autonomie locale dans le cadre de l’État marocain, dont les compétences seraient limitées à la défense et aux affaires étrangères. Ce plan est accepté par le Maroc, mais rejeté par le Polisario et l’Algérie.

2003
Nouveau plan de règlement "Baker II" qui prévoit l’établissement d’une Autorité du Sahara occidental pour cinq ans, puis la tenue du référendum auquel les Marocains non originaires du Sahara occidental participeraient et dans lequel la nouvelle option d’une « autonomie permanente » figurerait. Plan qualifié par le Conseil de sécurité de l’ONU de solution politique optimale (résolution 1495 juillet 2003).

2004
Refus de Mohamed VI qui rejette toute idée de référendum.
Démission de James Baker (en juin).

2005
Manifestations et émeutes surnommées "Intifada pour l’indépendance" ont lieu dans plusieurs villes du Sahara occidental. Vives réserves d’Amnesty International et d’Human Rights Watch sur les conditions des procès de 14 militants sahraouis.
Libération par le Front Polisario des derniers prisonniers de guerre marocains (18 août).

2006
Mise en place par Mohamed VI du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) afin de proposer une troisième voie entre l’annexion et l’indépendance, celle de l’autonomie. Le Maroc conserverait alors la défense nationale, les affaires étrangères et la monnaie.

2007
février : Signature d’un accord de pêche incluant le Sahara occidental entre le Maroc et l’Union européenne.
Malgré les divergences (autonomie / référendum d’autodétermination), début d’un nouveau cycle de négociation entre le Maroc et le Polisario (juin).

2008
Forum social de Bouznika (25-27 janvier) : un atelier, avec une forte participation sahraouie, est consacré au conflit du Sahara occidental. Cette présence acceptée par le pouvoir a permis de désenclaver vers la société civile un débat monopolisé depuis 31 ans par le pouvoir.

2010
"Camp de la dignité" installé le 10 octobre à Gdeim Izik (15 km à l’est d’El Ayoun, capitale sahraouie occupée) : jusqu’à 20 000 personnes dénoncent la marginalisation socio-économique des Sahraouis. Assaut donné le 8 novembre faisant 13 morts, plus d’une centaine de personnes arrêtées, violentées voire torturées puis relâchées sans jugement ni chefs d’inculpation.
Violentes agressions d’étudiants et chômeurs sahraouis par des colons marocains, assistés des forces de sécurités marocaines à El Aaiun, Smara, et Dakhla, (fin novembre)

2011
Multiplication des manifestations de la résistance sahraouie sur tout le territoire (en février à Dakhla puis le 25 septembre, après un match de foot, des affrontements entre Marocains -soutenus par la police et l’armée marocaines- et sahraouis, toujours à Dakhla, font 7 morts dont 2 policiers et provoquent l’embrasement de la ville).
Prolongement du mandat de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (27 avril). Ce prolongement se répète chaque année depuis.
Rejet par le Parlement européen du prolongement de l’accord de pêche UE-Maroc (14 décembre).

2013
Condamnation du Maroc pour torture par le Comité International contre la Torture de l’ONU suite à la condamnation de 25 militants sahraouis sur la base d’aveux obtenus sous la torture.

2015
Adoption par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine d’une résolution historique pour la tenue urgente d’un référendum au Sahara Occidental (27 mars). Résolution de premier ordre car elle aborde l’ensemble des aspects du conflit du Sahara Occidental et propose des mécanismes de sorties de crise.

2016
Décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) selon laquelle l’accord agricole et de pêche entre l’UE et le Maroc n’est pas applicable au Sahara occidental.(21 décembre). La CJUE souligne que le Maroc et le Sahara occidental sont deux territoires distincts, relevant de souverainetés distinctes, et qu’"il ne peut y avoir aucune exploitation économique au Sahara occidental sans le consentement du peuple sahraoui".

2017
Réintégration du Maroc au sein de l’Union Africaine, lors du sommet d’Addis Abeba, sans qu’il ait pu obtenir l’exclusion de la RASD (30 janvier).
Démission de l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, après huit ans passés à tenter de régler le conflit entre le Maroc et le Front Polisario (6 mars). Cette démission souligne l’échec des Nations unies à faire avancer ce conflit vieux de plusieurs décennies vers un dénouement.
Vote à l’unanimité des quinze membres du Conseil de sécurité des Nations Unies de la résolution n°2351 sur le Sahara Occidental qui préconise "une solution politique" au conflit, et presse le Maroc et le Polisario à une reprise des négociations de paix sans définir sur quelles bases précises celles-ci devraient être engagées (28 avril).
Réaffirmation du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par les représentants de plusieurs Etats membres de l’ONU et des organisations régionales de l’Amérique Latine et des Caraïbes, qui appellent l’ONU à accélérer le processus de décolonisation du Sahara occidental. (3 octobre).

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