Le Microcrédit

Bibliographie sur le microcrédit

, par BIOFORCE

Ouvrages

Le microcrédit ou le pari de l’homme
NOWAK, Maria - PARIS : RUE DE L’ECHIQUIER, 2009/11, 126 P.
Comment la fondatrice de l’ALDIE a adapté le principe du microcrédit à la France et aidé à la création de 75.000 emplois en allouant de petits prêts à des personnes exclues du marché du travail. [Résumé de l’éditeur]

Les pauvres remboursent toujours : le microcrédit à la Grameen Bank
DOWLA, Asif ; BARUA, Dipal - GAP : YVES MICHEL, 2008, 297 P.
La Grameen Bank est née au Bangladesh d’une idée de Muhammad Yunus ; cette institution est la première à avoir accordé des prêts (des microcrédits) aux plus pauvres. Grâce à ce système de nombreuses personnes démunies, en majorité des femmes, ont pu développer une activité professionnelle ce qui leur a permis d’atteindre l’autonomie. En 1998, lors des inondations qui ont ravagé le Bangladesh, le système a été confronté à quelques problèmes structurels. Il a fallu assouplir et réorganiser l’organisation pour l’adapter aux besoins des plus pauvres. C’est l’histoire de cette deuxième étape de la Grameen Bank que raconte ce livre. Il détaille les aspects techniques pour faire comprendre le fonctionnement du système et donne des témoignages d’activités économiques prospères.

La microfinance en Afrique de l’Ouest : Histoires et innovations
OUEDRAOGO, Alpha (sous la dir. de) ; GENTIL, Dominique (sous la dir. de) - PARIS ; OUAGADOUGOU : KARTHALA ; CONFEDERATION DES INSTITUTIONS FINANCIERES, 2008/06, 311 P.
Cet ouvrage raconte l’histoire du développement des institutions de microfinance en Afrique. Des coopératives d’épargne et de crédit se sont mises en place depuis les années 1970 au Burkina Faso et au Togo. Elles ont montré qu’il était possible de collecter l’épargne en milieu rural, d’octroyer du crédit et de faire gérer ces structures par les membres eux-mêmes. Depuis, ces coopératives ont grandi, gagné le milieu urbain , diversifié leurs membres et leurs activités. Le Mali, le Bénin et le Sénégal se sont joints à cette dynamique. Il existe six réseaux nationaux qui, en 2007, se sont réunis en une Confédération des Institutions financières, qui regroupe 1,8 millions de membres. Cet ouvrage présente d’abord la situation dans 5 pays d’Afrique de l’Ouest, puis les six réseaux qui ont constitué le CIF, enfin différentes situations : celle des femmes, celles de l’expansion en milieu urbain, les taux d’intérêt, la gouvernance, et la création de la Confédération.

Voyage au coeur d’une révolution : la microfinance contre la pauvreté
DE LIMA, Pascal - PARIS : JEAN CLAUDE LATTES, 2007, 286 P.
Cet ouvrage présente un panorama des résultats de la microfinance dans le monde, afin de déterminer dans quelle mesure elle est facteur de développement. Il replace le microcrédit dans une perspective historique (des origines au prix Nobel de la Paix de Muhammad Yunus). Il explique les techniques, les mécanismes et les évolutions de cette forme de financement.

La microfinance n’est plus une utopie
ALLEMAND, Sylvain - PARIS : AUTREMENT, 2007/01, 208 P.
Cet ouvrage est le fruit d’une enquête auprès de différentes personnes et organisations engagées à des titres divers dans la microfinance (bénéficiaires, acteurs, chercheurs). La microfinance désigne les services financiers destinés aux populations exclues du système bancaire traditionnel, pour les aider à créer ou à développer leur activité ou subvenir à un besoin : microcrédit, épargne solidaire, microassurance, etc. Ce système s’est imposé dans les pays du Nord comme un outil de lutte contre l’exclusion, en mobilisant associations, établissements bancaires, pouvoirs publics. L’auteur entame une réflexion sur le devenir et les limites d’un tel système.

Le guide de la microfinance : microcrédit et épargne pour le développement
BOYE, Sébastien ; HAJDENBERG, Jérémy ; POURSAT, Christine - PARIS : EDITIONS D’ORGANISATIONS, 2006/06, 304 P.
Plus de 92 millions de personnes dans le monde bénéficient de la microfinance. Cela permet à ces personnes et à ces petites entreprises, exclues du système bancaire classique, d’épargner ou d’emprunter et donc de développer des activités autonomes. Depuis plusieurs décennies, de nombreuses organisations ont été créées pour offrir ces services et ont prouvé qu’elles pouvaient avoir un impact réel sur le niveau de pauvreté de leurs clients tout en étant rentables. Cet ouvrage a été écrit par trois praticiens de la banque. Ils ont fait un livre qui est à la fois une synthèse des enjeux actuels de la microfinance et une présentation des méthodes utilisées par les différents acteurs, aussi bien ceux du terrain que les institutionnels.

Banquiers aux pieds nus : la microfinance
SERVET, Jean-Michel - PARIS : ODILE JACOB, 2006, 511 P.
A travers de nombreux exemples en Afrique et Asie, l’auteur essaye de tirer les leçons de l’expérience et propose un tour d’horizon de la microfinance : sur quels mécanismes et modèles financiers et économiques repose-t-elle ? Quels sont les acteurs et les principaux services ? A quelles attentes répond-elle et tient-elle toujours ses promesses ?

On ne prête (pas) qu’aux riches : la révolution du microcrédit
NOWAK, Maria - PARIS : J.C. LATTES, 2005/01, 272 P.
L’auteure est une militante infatigable du microcrédit. Dans le monde, 60 millions de personnes sont sorties de l’exclusion et de la misère grâce au microcrédit. Car quand on prête de l’argent aux exclus du système bancaire, ils retrouvent le goût de l’initiative et ils remboursent mieux que les autres. C’est pour expliquer ce succès paradoxal, que Maria Nowak détaille le pourquoi, le comment et le où, du microcrédit.

Les modes d’intervention en micro-finance
CERISE - PARIS : IRAM ; GRET ; CIRAD, 2000/11, 15 P.
Le développement de la micro-finance comme aide au développement nécessite l’optimisation des modes d’intervention. D’où l’utilité d’analyser non seulement les pratiques françaises, à travers les exemples de la CIRAD, de l’IRAM et du GRET, mais aussi les pratiques internationales

Financements de proximité : 458 structures locales et nationales pour le financement de la création de petites entreprises en France
BOTHOREL, Erwan (sous la dir. de) ; ROLLINDE, Cyril (sous la dir. de) - PARIS : CHARLES LEOPOLD MAYER, 2000, 254 P.
Cet ouvrage se présente comme un guide qui propose, région par région, les organismes de financement pour la création d’entreprises ; les projets concernés sont ceux qui ne peuvent pas bénéficier d’offre de financement "marchande" par l’intermédiaire des banques classiques.

Exclusion et liens financiers : rapport du Centre Walras 1999-2000
SERVET, Jean-Michel (sous la dir. de) - PARIS : ECONOMICA, 1999, 434 P.
Importante somme de réflexions et d’expériences sur l’exclusion et la finance solidaire, ces contributions s’articulent autour de quatre parties : la première propose une approche historique des "liens financiers" dépassant la seule représentation traditionnelle qui voit, dans les "relations de crédit", de "simples flux financiers déconnectés de toute dimension sociale...". Quelques textes viennent alimenter une réflexion sur les notions de pauvreté, d’exclusion et de dette. Ce retour historique est suivi par un éclairage sur des expériences récentes de microcrédit et leur pérennisation en Asie, avec des exemples issus de pratiques au Vietnam, au Cambodge en Indonésie. Un déplacement au Nord concerne la deuxième partie de l’ouvrage et s’intéresse à des expériences françaises de finance solidaire, en particulier en milieu rural. Une troisième partie rend compte des questionnements sur toutes ces pratiques. Enfin une quatrième partie propose une approche plus large qui touche aux aspects informels de l’économie et à l’importance de l’argent.

Banquiers du futur : les nouveaux instruments financiers de l’économie sociale en Europe
INAISEGRANGER, Benoît - PARIS : CHARLES LEOPOLD MAYER, 1998, 141 P.
Les banques traditionnelles ne font pas crédit aux plus pauvres : impossible de créer une petite entreprise quand on a des revenus insuffisants et qu’on ne présente pas de solides garanties. Pour y remédier, depuis 20 ans de nouveaux instruments financiers sont nés, pour des entrepreneurs qui, avec peu de moyens au départ, créent des emplois et contribuent ainsi à l’intégration économique et sociale des plus défavorisés. Cinquante de ces "banquiers du futurs" sont décrits dans cet ouvrage.

Vers un monde sans pauvreté
YUNUS, Muhammad ; JOLIS, Alan (collab.) - PARIS : LATTES, 1997, 352 P.
Autobiographie du créateur de la Grameen Bank qui, par le micro-crédit, prête de l’argent aux plus démunis (femmes en très grande majorité), sans aucune garantie, transgressant ainsi les préjugés économiques, politiques et religigieux. Taux de remboursement supériezur à 90%. Après le Bangladesh, dans le monde entier de multiples organismes (en France, ADIE) ont transposé ou s’inspirent de ses principes et les développent. Style alerte, plein d’enthousiasme. Nombreux exemples et idées pour la vie associative et les relations humaines en général. Bien que défenseur de l’économie de marché, l’auteur refuse de se situer plus à droite qu’à gauche sur l’échiquier politique.

Articles

Microfinance : l’argent de la solidarité
HARDY, Yves ; ORTOLI, Philippe ; BRESILLON, Thierry ; PINOGES, Alain - FAIM DEVELOPPEMENT MAGAZINE, n°205, 2005/06, P. 14-25
A l’occasion de l’année du microcrédit ce dossier fait le point sur cette source de financement au service de l’économie populaire et sur l’épargne solidaire. L’économie "informelle" ou populaire assure la subsistance d’une majorité de la population des pays pauvres qui n’a pas accès aux financements classiques, frein majeur à leur développement et à la réduction des inégalités. Les services financiers de proximité fournis par des organisations fondées sur la solidarité, sont une autre source de financement du développement porteuse de lien social.

Risques et microfinance
BAUMANN, Eveline ; SERVET, Jean-Michel - AUTREPART, n°44, 2007/12, P. 5-240
Les risques auxquels sont confrontées les populations démunies sont au coeur d’une approche nouvelle de la pauvreté. Car pour ces populations, les risques sont facteurs d’inégalité face à la vulnérabilité, en raison de la faiblesse des revenus et des capacités. La vulnérabilité est liée aux événements et aux aléas qui affectent la santé des individus, leurs biens, leur patrimoine professionnel. En amortissant les chocs, les organismes de microfinance peuvent contribuer à rompre le cercle vicieux de l’appauvrissement. Mais ils ne sont pas à l’abri des risques et, de ce fait, la microfinance relève de moins en moins de l’humanitaire et doit tenir compte des impératifs de rentabilité de la finance internationale.

La microfinance n’est ni un miracle ni un mirage
GENTIL, Dominique ; DOLIGEZ, François - GRAIN DE SEL, n°40, 2007/09, P. 5-6
Le débat sur les impacts de la microfinance met en lumière les difficultés-mêmes à évaluer objectivement les effets du microcrédit. Cet article évoque l’ensemble de ces impacts, positifs comme négatifs, vis-à-vis des populations, des activités économiques, agricoles et commerciales, sur le plan individuel comme régional et national.

Quelques limites du microcrédit comme levier de développement
SERVET, Jean-Michel - INFORMATIONS ET COMMENTAIRES, n°143, 2008/04, P. 19-25
Le microcrédit contribuerait à diminuer la pauvreté. D’où son essor et son succès. Mais ce phénomène repose davantage sur des croyances que sur des preuves. Analysant les raisons de ce succès, à savoir le besoin considérable de services financiers, mais aussi les limites de son efficacité, l’auteur exhorte à produire des services financiers adaptés aux capacités et aux besoins des populations à faible revenu afin d’aller vers un développement socialement durable.

Femmes et microcrédits
PALABRES, n°15, 2007, 40 P.
La microfinance cible particulièrement les femmes pour plusieurs raisons : elles sont très touchées par la pauvreté, elles respectent mieux leurs engagements, elles utilisent le crédit pour améliorer le bien être familial, etc. Fidèle à son projet de faire raconter par les femmes des actions concrètes, le réseau Palabres/as présente dans ce numéro des expériences de femmes du Sud et du Nord en matière de microcrédits pour illustrer la réalité de terrain et contribuer à l’échange de pratiques.

Une finance durable contre la crise alimentaire
WAMPFLER, Betty - DEFIS SUD, n°87, 2009/02, P. 24-26
La crise alimentaire s’est fait sentir chez les populations les plus vulnérables. Les institutions de microfinance observent une augmentation de la demande de crédit de consommation et d’urgence, des retards de remboursement et un risque de déstabilisation des procédures classiques de crédit solidaire. Des exemples à Madagascar et en Inde montrent que la microfinance doit s’insérer dans une approche globale et diversifier ses services financiers. La microfinance ne peut pas tout faire et a besoin de complémentarité comme au Mali avec la création d’une coopérative laitière.

La microfinance : un outil de lutte contre la pauvreté ?
PROBLEMES ECONOMIQUES, n°2928, 2007/07/18, P. 1-27
Le microcrédit s’impose comme l’instrument privilégié de la lutte contre l’exclusion bancaire et la pauvreté. Au Nord, les petites entreprises peuvent trouver une solution de financement dans le microcrédit qui est d’ailleurs encouragée par l’Union européenne. Au Sud, c’est un apport incontestable aux politiques sociales et de développement, cependant insuffisant pour la réduction de la plus grande pauvreté. De plus, les organisations de microfinance ont une capacité limitée à devenir autonomes, ce qui freine leur essor.

Microfinances
AGRICULTURE + DEVELOPPEMENT RURAL, n°1, 2006, P. 27-47
Le microfinancement est un instrument efficace pour lutter contre la pauvreté. Ce dossier en examine les différentes facettes en particulier en milieu rural : leçons tirées de décennies de coopération, problèmes de la solvabilité et des garanties, efficience des banques agricoles et des caisses d’épargne, présentation d’un programme d’une banque allemande pour le développement, etc.

Une finance par qui, pour qui et pour quoi ?
DEFIS SUD, n°69, 2005/09, P. 3-46
La microfinance a connu depuis une vingtaine d’années un développement important, au point que les Nations Unies ont consacré 2005 comme Année internationale du microcrédit. Le principe en est : offrir l’accès à des prêts à faible montant, à court terme, aux personnes exclues des circuits bancaires. Ce sont le plus souvent des organisations locales, non bancaires, appuyées par des ONG, qui sont à l’origine de l’offre de micro-prêts. Dans la lutte contre la pauvreté, il est souhaitable que la microfinance puisse se développer dans de bonnes conditions. Mais il faut aussi l’articuler avec un renforcement des politiques publiques pour tendre vers plus d’égalité.

Sources en ligne

« Le microcrédit est en passe de tuer les paysans indiens à petit feu »
Le Courrier, Mardi 16 Juin 2009. Entretien avec Ajoy Kumar. Propos recueillis par ISOLDA AGAZZI.
www.lecourrier.ch/...

Le microcrédit n’est pas un levier fort du développement
Libération.fr, 21 mars 2007. Par Christian Losson
http://www.liberation.fr...

Les limites du microcrédit
Alternatives Economiques n° 253 - décembre 2006. Par Jean-Michel Servet
Accès abonnés :
http://www.alternatives-economiques.fr/...