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Informer sur les multinationales n’est pas un crime !

Retour sur l’atelier Ritimo organisé lors du Forum social mondial de Salvador (mars 2018)

, par RITIMO

Dans la chaleur écrasante de Salvador de Bahia, sur le campus de l’université fédérale, Ritimo, France Libertés et On Ne Se Taira pas ont proposé un atelier pour débattre d’une question essentielle : peut-on encore informer sur les multinationales ?

Face aux procès et aux pressions de toutes sortes de la part des multinationales qui veulent empêcher le travail d’investigation les concernant, cet atelier visait à apporter les témoignages de journalistes et activistes français et brésiliens pour montrer l’ampleur des menaces qu’ils subissent.
L’autre objectif était aussi de présenter des tentatives d’organisation et de défense des acteurs des sociétés civiles, afin de préserver leur liberté d’expression et d’information.

Le déroulé de l’atelier ne s’est pas exactement passé comme prévu. En effet, le 15 mars 2018 était le lendemain de l’assassinat de Marielle Franco, militante politique, lesbienne, féministe, engagée contre les violences policières dans sa ville, Rio de Janeiro.
Cet événement a créé une vive émotion à travers tout le pays et à l’international. Très vite, il a été décidé de suspendre les activités en cours, pour organiser une grande marche d’hommage et de protestation à partir du campus.

Ainsi seule la première partie de l’atelier a pu avoir lieu. L’atelier a démarré par un hommage à cette figure montante du Brésil :

Après une courte introduction, Juan Torres, directeur de l’association brésilienne du journalisme d’investigation (Abraji) qui travaille sur les homicides de journalistes au Brésil, a ensuite présenté les différentes formes d’atteintes à la liberté d’informer au Brésil :

Nayla Ajaltouni, coordinatrice du réseau français "Éthique sur l’étiquette", qui s’intéresse au respect des droits humains au travail dans le monde et à la reconnaissance du droit à l’information des consommateurs sur la qualité sociale de leurs achats, a raconté le rôle de ce réseau dans la promulgation de la loi française « Devoir de vigilance sur les multinationales » (2017) :

Sébastien Bailleul du Crid a ensuite présenté le collectif nouvellement constitué « On Ne Se Taira Pas », né de la rencontre d’acteurs divers, dont la liberté d’expression a été menacée suite à des « poursuites bâillons », c’est-à-dire des poursuites intentées par des entreprises ou des institutions contre des journalistes, individus, militants, qui dénoncent publiquement leurs activités :

Ana Magalhães, journaliste à Reporter Brasil (première agence d’information indépendante au Brésil qui a pour objectif d’informer sur les situations de violation des droits du travail) a raconté leur expérience avec JBS. Cette multinationale brésilienne, leader mondiale de la viande, a attaqué le fondateur de Reporter Brasil qui dénonçait son implication dans des faits de corruption et de violation des droits humains au travail :

Enfin, Léna Bauer, de la Fondation France Libertés, qui travaille notamment sur les questions d’accès à l’eau, a raconté comment la fondation a été attaquée en diffamation par la multinationale Veolia après avoir alerté sur les coupures d’eau, illégales en France :

Étant donné que la 2e partie de l’atelier n’a pas pu avoir lieu, des entretiens ont été réalisés a posteriori avec les intervenant.e.s, pour témoigner des activités de résistance face aux menaces des multinationales et finir l’atelier sur des notes d’espoir et d’envie d’agir.

Intervention de Nayla Ajaltouni et Sébastien Bailleul :

Intervention d’Ana Magalhães (sous-titrages en français à venir) :

Intervention de Léna Bauer :

Intervention de Juan Torres (sous-titrages en français à venir) :

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