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Désinvestir les énergies fossiles, un mouvement offensif pour le climat

Une initiative sur le climat

, par Agenda de la Solidarité Internationale

Manifestation pour le désinvestissement, Berlin, 13 mai 2017.

Pour rester sous la barre des + 2 °C de réchauffement climatique d’ici à 2100, il faut renoncer à exploiter un tiers des réserves de pétrole, la moitié de celles de gaz et 82 % de celles de charbon1. L’exploitation des combustibles fossiles est en effet la première cause du réchauffement climatique : elle représente 80 % des émissions mondiales de CO2. C’est de cet impératif qu’est né le mouvement de « désinvestissement » des énergies fossiles, parti d’abord des universités américaines pour gagner ensuite le reste du monde. Des ONG, des fondations, des organisations confessionnelles et des universités ont donné l’impulsion et ont appelé dans la foulée les grands actionnaires à se défaire également de leurs participations dans le pétrole, le gaz ou le charbon [1].

L’Église d’Angleterre, la fondation Rockefeller Brothers (groupe Exxon), le groupe médiatique The Guardian, le Fonds norvégien, Le Trinity College de Dublin, 16 universités du Royaume-Uni, la Société islamique d’Amérique du Nord, le Musée d’Histoire Naturelle de New York… ont ainsi désinvesti tout ou partie de leurs actifs dans les énergies fossiles. En France, le mouvement en est à ses prémisses et concerne essentiellement quelques collectivités territoriales mais l’idée chemine : une campagne de mobilisation a par exemple contraint BNP Paribas, la Société générale et le Crédit agricole à se retirer du plus grand projet charbonnier au monde, en Australie.

A la fin de l’année 2016, 688 institutions de 76 pays gérant 5 000 milliards de dollars d’actifs [2] ont désinvesti les énergies fossiles, ce qui correspond au plus important mouvement financier jamais observé dans l’histoire de l’économie mondiale.
Mais pour transformer l’essai, c’est-à-dire passer du monde des combustibles fossiles au monde des énergies renouvelables, le désinvestissement devra se traduire parallèlement par un investissement dans les énergies propres. Un challenge de taille, imparfaitement réalisé à ce jour…

Pour en savoir plus : http://divestinvest.org

Notes

[1Étude de Christophe McGlade et Paul Ekins, de l’University College London, parue dans la revue scientifique Nature, date ?.

[2Source : 3e rapport annuel publié par le réseau Divest-Invest, date ?.

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