Retours sur l’Alter G7 - 2

, par CICODES

Du 19 au 26 août avait lieu à Hendaye-Irun, au pays basque, le contre-sommet du G7 pour dénoncer l’illégitimité d’un sommet du G7 à décider pour le reste du monde. Ritimo était présent et témoigne...

Caroline Lavail du Cicodes Quimper revient sur son expérience :

Pourquoi t’es-tu rendue à cet alter G7 ?

C.L : J’ai voulu être présente au contre-sommet du G7, d’abord à titre personnel et militant. Il est pour moi très important de participer aux grands temps de mobilisation collective, à la fois pour dénoncer un système profondément mortifère et construire un rapport de force, mais aussi car ces événements sont toujours extrêmement riches d’échanges, de réflexion et de débats. Lorsque j’ai proposé aux administrateur·rices du CICODES d’y participer au nom de l’association et d’y animer un atelier, elles·ils ont tout de suite soutenu cette idée et souligné l’importance de la mobilisation des structures de l’ECSI sur ce contre-sommet. La mission de l’association étant de "favoriser la participation de chacun·e à la construction d’un monde plus juste, plus solidaire, et plus durable", il est bien de notre rôle que de dénoncer l’(in)action de ces "pompiers pyromanes", et co-construire des alternatives avec les citoyen·nes et acteur·rices de la société civile. Avec d’autres membres du réseau ritimo, nous avons animé un "grand jeu des G7 familles" : le jeu des 7 familles revisité et grandeur nature, où les familles sont le capitalisme, l’impérialisme, l’autoritarisme etc., et les membres de la famille, les pays du G7 ! L’objectif était de mettre en évidence, à travers le jeu, les responsabilités de chaque Etat sur chacun de ces "fléaux du G7" mais également, les liens et interdépendances systémiques entre toutes ces thématiques... pour dépeindre et dénoncer le G7 et son monde !

A quelles activités ou temps forts as-tu participé ?

C.L : J’ai surtout participé aux ateliers qui se tenaient à Hendaye, sur différentes thématiques : migrations environnementales, dettes coloniales et illégitimes, accaparement des terres, justice fiscale, outils de mobilisation citoyenne, liberté numérique... Autant d’enjeux urgents, multiples et interdépendants, symptômes de la situation actuelle de crise systémique multidimensionnelle. Durant ce contre-sommet du G7, on a pu faire le tour des propositions concrètes construites par la société civile en réponse à ce système pour ouvrir la voie à la transformation sociale. On ne peut pas en dire autant du sommet qui s’est tenu à Biarritz...

De manière plus informelle, j’ai pu échanger avec de nombreux acteurs et actrices de la lutte sur les différents stands tenus au FICOBA, mais aussi au sein du camp, où collectifs autogérés de gilets jaunes et de militants basques proposaient des temps de réflexion collective ainsi que des projections de films et des débats. J’ai trouvé passionnant de constater la diversité des contextes et parcours de militantisme, que tous étions arrivés par des portes très différentes mais étions là, mobilisés, pour défendre un autre monde.

Qu’est-ce que tu retiens de cet événement ?

C.L : La crise sociale et climatique a mobilisé sur ces derniers mois de nombreuses personnes anciennement éloignées du milieu militant (mouvement des gilets jaunes, youth for climate...), et ces personnes étaient présentes sur le contre-sommet, et de manière très active. Ce que je retiens est donc peut-être le début de la fin de l’entre-soi militant ! C’est pour moi tout l’enjeu de la lutte : une mobilisation collective de grande ampleur et non celle d’une minorité d’initiés. Le défi pour nous est alors celui de la construction démocratique du mouvement citoyen : résister et construire ensemble avec nos contextes, parcours, sensibilités et modes d’actions différents mais convergeant vers un même objectif.

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