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Dossier Cameroun : crise démocratique et résistances populaires

Bibliographie sur le Cameroun

Politique

Au Cameroun de Paul Biya
PIGEAUD, Fanny - PARIS : KARTHALA, 2011/10, 274 P.
Bibliographie, sigles, notes infrapaginales.
Le Cameroun, pays d’une exceptionnelle richesse, est dans un état de délabrement économique et social inquiétant. A partir de faits et de témoignages, cet ouvrage donne les clés de cette situation paradoxale. Il décrit la façon dont le président du Cameroun gouverne son pays, depuis 1982, avec cynisme, dans le seul souci de protéger ses intérêts. En même temps, il est à la fois autoritaire et absent de la vie politique. Lorsque la population exprime ses frustrations, les autorités répriment la contestation avec violence. Une grande incertitude plane sur l’avenir de ce pays.

Kamerun : L’élection présidentielle et après
UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN - In : AUJOURD’HUI L’AFRIQUE, décembre 2011, N° 122, P. 7-8
Communiqué de presse du Comité directeur de l’Union des populations du Cameroun ; affiche de Paul BIYA ; encart " Paul le françafricain" signé Hassan MOALI ( El Watan, Alger).
Fait partie du dossier "2011,nouvelle offensive coloniale".
Dans ce communiqué qui fait suite à la réélection "triomphale" de Paul Biya à la présidence du Cameroun, ce parti d’opposition dénonce l’illégalité d’un scrutin truqué et l’importance cachée des abstentions.

Kamerun ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique 1948-1971
DELTOMBE, Thomas DOMERGUE, Manuel ; TATSITA, Jacob - PARIS : LA DECOUVERTE, 2011/01, 744 P.
Photos, cartes. Voir le site qui accompagne le livre : http://www.kamerun-lesite.com/
Le Cameroun est un exemple majeur du système "Françafrique", quand on considère la guerre étudiée ici, menée pendant plus de 15 ans (1955-1971) et qui a fait des dizaines de milliers de morts. L’enquête sur cette guerre facilement passée sous silence, remonte au climat de la décolonisation depuis la Conférence de Brazzaville, et au développement des mouvements de libération (syndicalisme, mouvements populaires, partis dont UPC, etc.). Elle éclaire particulièrement la mise en place de la dictature et de ses rapports avec la France (diplomatie secrète de la Vème République).

Le « pulaaku », ultime recours contre les coupeurs de route : Province du Nord au Cameroun
SEIGNOBOS, Christian – in : AFRIQUE CONTEMPORAINE, 2011, N° 240, PP. 13-23
Dans le numéro 239 d’Afrique contemporaine, Christian Seignobos abordait les insécurités transfrontalières (Cameroun, Tchad, République centrafricaine) associées à la grave crise des sociétés pastorales, et les réponses apportées à ces insécurités par les pouvoirs traditionnels et la puissance publique. A cette forme de banditisme s’est ajoutée une forme de guerre civile (fitna) chez les Mbororo, entre ceux nantis en bétail et ceux qui n’en ont plus. Alors qu’en république centrafricaine les communautés mbororo ont choisi de combattre les coupeurs de route (zargina) par des brigades, celles de la Bénoué recherchent une solution qui passe par un repliement psychique sur le passé et l’expiation

Cameroun : combats pour l’indépendance
NGAPETH BIYONG, Marie-Irène - PARIS : L’HARMATTAN, 2009, 520 P.
Annexes, biographie de l’auteur.
Ce témoignage est issu de l’expérience de Marie-Irène Ngapeth Biyong au cours des luttes pour l’indépendance en Afrique et plus spécifiquement au Cameroun. Il analyse le contexte politique et stratégique qui a entouré l’avènement du Cameroun à la souveraineté nationale et internationale.

Projet politique alternatif pour gouverner et moderniser le Cameroun
RDMC, Rassemblement démocratique pour moderniser le Cameroun - PARIS : L’HARMATTAN, 2009, 200 P.
Une nation est animée par ses citoyens. Le RDMC, c’est-à-dire le Rassemblement démocratique pour moderniser le Cameroun, veut mener une action politique qui conduira ses citoyens à adopter un patriotisme qui porte la nation. La modernisation commence par l’ouverture à d’autres classes telles que les femmes ou les jeunes.

Cameroun : acteurs et logiques des émeutes de 2008
EBOKO, Fred - In : ALTERNATIVES SUD, 01/12/2008, VOL. 15, N° 4, P. 53-58
La population camerounaise était restée sans réaction depuis le début des années 1990, date de la reconduction de Biya à la tête de l’Etat qu’il dirige depuis 1982. En Février 2008, des émeutes ont secoué le pays, expression du désarroi social face à la "vie chère" et d’un ras-le-bol généralisé à l’égard de la "démocrature" en place.

Cameroun, vingt-cinq ans d’échec : Les promesses manquées
MITHRA TANG LIKUND, Pierre - PARIS : L’HARMATTAN, 2008, 142 P.
Ouvrage de dénonciation contre ceux qui abusent de leur pouvoir et affament les gens pour aboutir à leurs fins propres. L’auteur en appelle à Dieu et à l’humanisme pour lutter contre cette dépravation. Il chante les louanges des associations, de la diaspora, de l’agriculture, de l’église, de la démocratie et de la non-violence.

La démobilisation collective au Cameroun : Entre régime postautoritaire et militantisme extraverti
POMMEROLLE, Marie-Emmanuelle - In : CRITIQUE INTERNATIONALE, 01/08/2008, N° 40, P. 73-94
Au Cameroun, la défiance à l’égard du gouvernement des « élites » et du président de la République, au pouvoir depuis 1982, se fait entendre quotidiennement. Défiance politique et organisation collective ne suffisent cependant pas à créer les conditions propres à favoriser des mobilisations à caractère revendicatif et politique. Cette passivité politique serait due à l’individualisme marqué de la société en crise économique et sociale. L’auteur étudie dans cet article les variables politiques de cette démobilisation dans le contexte postcolonial du pays.

Pour que force reste à la loi : questions sur la crise sociale du 25 au 29 février 2008 au Cameroun
NTUNGU, Rodrigue - In : CONGO-AFRIQUE, 01/04/2008, N° 424, P. 268-278
Cet article tente d’expliquer la crise sociale au Cameroun de février 2008. Ce conflit social naît dans un contexte marqué de multiples défis sociaux rendant inévitable l’éclatement des revendications sociales. Mais ces revendications n’auraient connu les excroissances enregistrées si elles ne reposaient sur un climat politique tendu par l’annonce d’un projet de révision constitutionnelle.

Crossing Rural-Urban Spaces : The Takumbeng and Activism in Cameroon’s Democratic Crusade
FONCHINGONG, Charles C. - In : CAHIERS D’ETUDES AFRICAINES, 01/01/2007, N° 185, P. 117-144
En comparant les mouvements de femmes dans l’histoire du Cameroun et ailleurs en Afrique, les auteurs analysent les stratégies de démocratisation par les femmes Takumbeng. Ils montrent les moyens par lesquels cette société secrète se mobilise, outre les barrières ethniques, en s’adaptant à la période de multipartisme dans un contexte d’agitation collective. Le combat continu pour la démocratisation et s’appuie sur une expérience historique de résistance dans la province Nord-Ouest du Cameroun.

Les élections au Cameroun
MACK-KIT, Samuel - In : RECHERCHES INTERNATIONALES, 01/10/2007, N° 80, P. 23-36
L’auteur, responsable de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) dresse un tableau des élections dans son pays depuis l’indépendance en insistant sur la fraude qui les caractérise. Son parti appelle à la constitution d’un Forum National Démocratique ayant pour seul but l’adoption d’un Code électoral véritablement démocratique. Sept partis, des ONG et des personnalités ont déjà rejoint ce Forum.

Corps, technologies du pouvoir et appropriation de la modernité au Cameroun
WARNIER, Jean-Pierre - In : POLITIQUE AFRICAINE, 01/10/2007, N° 107, P. 23-41
Fait partie du dossier "Politiques du corps". Notes infrapaginales.
Le roi des Mankon (Ouest du Cameroun) dispense ses substances corporelles (souffle, salive, sperme) à son peuple et à ses épouses. Aux yeux du roi et de ses sujets, ces substances sont des substances de vie, selon la coutume ancestrale. Ce fonctionnement n’est pas une survivance du passé ; le roi est un politicien de stature nationale et un homme d’affaires. Il promeut une modernisation conservatrice dans le cadre du "retour des rois" sur le devant de la scène politique africaine. Il considère son corps comme un réceptacle au centre d’un dispositif d’assujettissement mêlant tradition et modernité.

Agriculture / Economie / Industrie

Cameroun : Somdiaa sucre les droits
PEUPLES SOLIDAIRES - In : APPELS URGENTS, 01/10/2010, N° 341, 4 P.
Carte du Cameroun. Lettre à adresser à A. Vilgrain dont l’entreprise étend ses activités au Congo, Burkina, Mali, Niger et en Côte d’Ivoire, et soutien au Coden.
Cet appel est un exemple flagrant d’obstacle à la souveraineté alimentaire. Au centre du Cameroun (Région de la Haute-Sanaga), l’entreprise sucrière Sosucam a signé deux contrats avec le gouvernement (en 1965 et 2006) obtenant ainsi l’usage de plus de 20 000 ha de terres pour ses plantations et la transformation de canne à sucre, au détriment de cultures vivrières autrefois pratiquées dans les régions fertiles. La société Somdiaa, géant français de l’industrie agroalimentaire, dirigée par Alexandre Vilgrain, se targue de responsabilité sociale. Or, les indemnités prévues dans le premier contrat n’ont jamais été versées et celles du second contrat ne dépassent pas 5 par famille par an, loin de compenser l’impact de ses activités. Non seulement les cultures vivrières ont reculé, mais la pollution de l’air, du sol et de l’eau fait pourrir les plantes en terre. De plus la direction de l’entreprise interdit l’élevage traditionnel sur toutes les terre qu’elle exploite. Les femmes qui manipulent des produits phytosanitaires dangereux sont particulièrement touchées, mais les cendres des brûlis de canne provoquent aussi des maladies respiratoires et ophtalmologiques. Une association camerounaise le CODEN (Comité de développement de la région de Ndo) se mobilise et, devant l’échec des négociations, fait appel à l’aide internationale.

Innovations paysannes en zone de contact forêt-savane. Le cas du pays Yambassa au Cameroun
YAMBENE BOMONO, Henri - In : ENJEUX, 01/04/2009, N° 39, P. 36-42
Au pays Yambassa, à 80 km de Yaoundé, la culture du cacao avait été imposée aux paysans par l’administration coloniale ; elle était pratiquée en forêt, sous couvert végétal. La saturation des territoires forestiers amena les paysans camerounais à construire un environnement favorable au développement du cacaoyer en plantant des végétaux (agrumes, cultures vivrières et fruitières) destinés à faire de l’ombre. Au prix de nombreux tâtonnements, s’est développée une pratique culturale innovante, susceptible de se substituer à la culture sur brûlis, et validée récemment par le CIRAD. Les denrées produites, très recherchées, sont identifiées sous le label "Bafia". Parallèlement, une appropriation du sol par l’arbre, qui donne leur chance aux plus démunis, se développe à grande vitesse.

La paysannerie montagnarde au Cameroun septentrional est-elle non-capturée ?
ZELAO, Alawadi - In : ENJEUX, 01/04/2009, N° 39, P. 19-25
Article faisant partie du dossier : "Des campagnes en Afrique centrale". Indications bibliographiques. Notes. Deux photos. (Un lexique précisant certains termes aurait été le bienvenu.)
Le titre énigmatique de l’article fait référence aux analyses de Goran Hyden, politologue qui défend l’idée que les sociétés paysannes africaines seraient restées globalement imperméables aux assauts de la colonisation occidentale. Pour ce qui est du nord-Cameroun, Alawadi Zelao met au contraire l’accent sur les bouleversements qui ont fait suite à l’indépendance : dès 1963, l’administration locale a obligé les paysans des montagnes à descendre dans les plaines afin de participer à la mise en place de l’agro-industrie cotonnière, dans un contexte de jeux de pouvoirs complexes. Depuis lors, le paysan montagnard camerounais vogue entre un passé mythique et un présent plein d’incertitudes.

La dynamique de transparence en matière pétrolière au Cameroun
ESSAGA, Stéphane - In : ENJEUX, 01/07/2008, N° 36, P. 33-39
Article faisant partie du dossier : "Géopolitique et géoéconomie du pétrole en Afrique centrale". Notes bibliographiques.
La transparence dans la gestion des ressources pétrolières est une nécessité telle, qu’elle a donné lieu, en septembre 2002, à la création d’une organisation spécifique : l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI). Au Cameroun, qui a adhéré à cette initiative en 2005, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) peine à fournir des informations précises sur la nature des dispositions contractuelles existant entre l’Etat et les compagnies pétrolières.

Au nom du développement : ethnicité, autochtonie et promotion du secteur privé au Nord-Cameroun
MUNOZ, José-Maria - In : POLITIQUE AFRICAINE, 01/12/2008, N° 112, P. 67-85
Fait partie du dossier "Enjeux de l’autochtonie". Notes infrapaginales.
Le projet d’exploitation pétrolière et d’oléoduc Tchad-Cameroun constitue un des plus importants projets d’infrastructures entrepris en Afrique durant ces dernières années. Les variations sur le thème du développement élaborées par le consortium pétrolier pour légitimer le projet se fondent sur une notion aseptisée du "local", dépourvue d’histoire et de politique. Les locaux estiment que cette notion est utilisée de manière opportuniste et cosmétique, mais ils l’utilisent pour se placer dans une position favorable face à la multinationale et obtenir des parts de marché.

Organisations de producteurs et dynamiques paysannes dans l’Ouest-Cameroun
GUILLERMOU, Yves - In : AFRIQUE CONTEMPORAINE : AFRIQUE ET DEVELOPPEMENT, 01/07/2007, N° 222, P. 251-271
Bibliographie.
Les organisations paysannes jouent un rôle croissant en Afrique. Dans l’Ouest-Cameroun, frappé par la crise du modèle agro-exportateur, ce mouvement s’appuie sur de petits groupes de producteurs qui expérimentent de nouvelles formes techniques et sociales de production. Malgré le dynamisme de certains groupes, les résultats sont inégaux, car il y a des incohérences au niveau des instances intermédiaires et des structures d’appui, ce qui freine le mouvement.

Quand une péninsule pétrolière change de mains : Cameroun et Nigeria s’accordent sur Bakassi
KOUNGOU, Léon - In : LE MONDE DIPLOMATIQUE, 01/10/2008, N° 655, P. 20
Carte, notes infrapaginales.
Après 15 ans de luttes armées et des années de procédure judiciaire, la Péninsule de Bakassi a été, sur ordre de la Cour internationale de Justice, rétrocédée au Cameroun par le Nigéria. Cette zone renferme des richesses pétrolières et halieutiques, ce qui explique que, malgré la bonne volonté des Etats parties, les tensions sont vives sur le terrain, avec violences et attentats. Les gouvernements ont du mal à imposer leur autorité aux indépendantistes de Bakassi et aux bandes armées du delta du Niger qui cherchent à s’approprier les revenus du pétrole.

Le désarroi camerounais. L’épreuve de l’économie-monde
COURADE , Georges, sous la dir. PARIS, Karthala, 2000, 283 P.
Cet ouvrage décrit les ravages occasionnés par l’ouverture à marche forcée de l’économie camerounaise aux préceptes de l’économie-monde, après des années d’un pilotage étatique unifié : désarroi des ruraux et des citadins, inhibition de la mobilisation collective, violences, méfiance et indifférence. Est évoquée la conscience qu’ont les Camerounais qu’il leur appartient de trouver les moyens d’en sortir et de construire un avenir viable.

Société

Le chef et le tas d’ordures : la gestion des déchets comme arène politique et attribut du pouvoir au Cameroun
GUITARD, Emilie - In : POLITIQUE AFRICAINE, octobre 2012, N° 127, P. 155-177
Bibliographie et notes infrapaginales.
A Garoua et Maroua, au nord du Cameroun, les détenteurs du pouvoir entretiennent depuis longtemps une relation ambivalente avec les ordures. Les accumulations de déchets se révèlent alternativement emblèmes, sources ou manifestations de la capacité ou de l’incapacité des autorités politiques à gérer la ville et ses habitants. L’analyse dans le temps, des façons de percevoir et de gérer les déchets dans ce contexte, offre une clé de lecture des enjeux et des affrontements politiques locaux.

Médias, politique et homosexualité au Cameroun. Retour sur la construction d’une controverse
AWONDO, Patrick - In : POLITIQUE AFRICAINE, 01/06/2012, N° 126, P. 69-85
Fait partie du dossier : "La question homosexuelle et transgenre". Notes infrapaginales.
En publiant des listes de personnalités publiques "présumées homosexuelles" en 2006, une partie de la presse privée camerounaise a fait de l’homosexualité un fait de discussion publique. L’article questionne la montée de l’homosexualité en déplaçant l’analyse des affrontements entre presse privée et Etat vers les stratégies de positionnement de certains journaux dans un champ médiatique très discuté. Il insiste sur les relations de concurrence entre acteurs de la presse et présente une tentative originale et inédite pour saisir l’énonciation médiatique de l’homosexualté autrement que par le postulat de la lutte ouverte par l’Etat.

Projet "l’école derrière les barreaux " dans la province de l’ouest du Cameroun
In : L’AFRICAIN, décembre 2011-janvier 2012, 252, P. 6-9
Cet article décrit un projet pour la réinsertion de jeunes délinquants par l’éducation
Description de la mise en place du projet dans une prison pour favoriser la réinsertion durable des mineurs en prison et lutter contre le décrochage social.

Rapports inégalitaires entre Pygmées et Bantous : discrimination et inégalités scolaires au Sud Cameroun
ABE, Claude - In : AUTREPART : REVUE DE SCIENCES SOCIALES AU SUD, 15/03/2012, N° 59, P. 145-160
Bibliographie, 1 graphique. Fait partie du dossier "Inégalités scolaires au Sud".
Il s’agit de l’étude des inégalités d’accès à l’offre scolaire selon les dynamiques de l’ordre social. Un travail de recherche sur deux groupes Pygmées et Bantous de Kribi au sud Cameroun détermine les facteurs socioculturels et économiques reproduisant les inégalités sociales aggravées par l’exclusion scolaire dans l’enseignement primaire.

Football amateur au Cameroun : entre clientélisme politique et échanges mutuels
MANIRAKIZA, Désiré - In : POLITIQUE AFRICAINE, 01/06/2010, N° 118, P. 103-122
Fait partie du dossier "Les terrains politiques du football". Notes infrapaginales.
Au Cameroun, le football amateur a un aspect festif et est différent d’un lieu à un autre. Ce sont des lieux de promotion personnelle du personnel politique, mais aussi des moyens d’encadrement de la jeunesse. De leur côté, les jeunes apprennent les règles de l’échange politique et entrevoient diverses modalités d’accomplissement social.

Education à la non-violence au Cameroun : L’expérience du Cercle international pour la promotion de la création (CIPCRE)
KENMOGNE, Jean-Blaise MANA, Kä - In : ALTERNATIVES NON VIOLENTES, 01/09/2009, N° 152, P. 15-22
Le programme d’éducation à la non-violence comporte la formation d’animateurs, les campagnes de grande ampleur dans les différentes communautés (écoles, chefferies traditionnelles, églises, mosquées... ) afin de promouvoir une culture du développement solidaire (sessions de formation, ateliers de réflexion... ) et les publications destinées au grand public sur les enjeux de la paix dans les sociétés africaines. Les campagnes de ces dernières années ont porté sur la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes et en 2009, sur la lutte contre la déshumanisation des rites de veuvage. Les années qui viennent seront consacrées aux violences politiques et économiques dans le contexte mondial.

Scolarisation, mariage et travail des enfants au Nord-Cameroun
KOM, Dorothée - In : ALTERNATIVES SUD, 01/03/2009, VOL. 16, N° 1, P. 117-146
Fait partie de : "Contre le travail des enfants ?". Chapitre : Travail des enfants en Asie ; en Afrique et Amérique latine. Bibliographie.
Au Cameroun, le problème des enfants travailleurs est peu mobilisateur tant il est passé dans les mœurs. Il s’agit notamment du travail domestique qui relève souvent de l’exploit, le temps qui lui est consacré dépassant le temps des études. Une avancée serait de rendre l’école conviviale et dynamique en y créant un espace pour les savoirs et les savoir-faire locaux afin de réduire la tentation de mettre précocement les enfants au travail et de s’orienter vers un travail mieux choisi pour les enfants et vers un mariage moins précoce pour les filles.

Déforestation au Cameroun : causes, conséquences et solutions
NKE NDIH, Jean - In : ALTERNATIVES SUD, 01/09/2008, VOL. 15, N° 3, P. 155-175
Fait partie de l’ouvrage : "Déforestation : causes, acteurs et enjeux".
La démographie et l’agriculture sur brûlis jouent un rôle significatif dans la déforestation du Cameroun. Il y a aussi surtout l’exploitation de la forêt et des terres défrichées pour le marché extérieur qui occupe une place centrale dans la dégradation du milieu et la dépossession des populations agroforestières, en particulier des Pygmées. On oublie que ces populations exploitent la forêt sans l’agresser en permettant son maintien et une facile régénération naturelle. Elles sont les premières à souffrir de l’appauvrissement de la biodiversité.

La production de l’habitat à Yaoundé (Cameroun), une ville - capitale d’Afrique centrale : entre urbanisme ségrégatif, urbanisme spontané et urbanisme planifié
In : ENJEUX, 01/01/2008, N° 34-35, P. 16-25
L’Afrique centrale est confrontée à une urbanisation galopante et globalement non planifiée. De 2002 à 2005, Yaoundé (1,5 million d’habitants) a fait l’objet d’une enquête socio-environnementale réalisée par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Il s’agissait d’évaluer les conditions de développement de la ville et d’analyser le cadre et les conditions de vie dans les quartiers. Marquée par les colonisations allemande puis française, Yaoundé présente un tissu urbain qui oppose l’habitat aménagé à l’habitat spontané ; les densités de population, ainsi que l’accès à l’eau, l’électricité et l’assainissement, y sont foncièrement inégalitaires. Il est désormais nécessaire de formuler une politique urbaine plus cohérente comprenant la réglementation définitive du sol et l’élaboration d’un plan directeur et de développement de la ville, avec le transfert des pouvoirs aux magistrats municipaux.

Viabilité et gouvernabilité urbaines à Yaoundé (Cameroun) : inertie locale et action internationale dans une capitale
NGUENDO YONGSI, H.B. NTETU LUTUMBA, Antoine - In : ENJEUX, 01/01/2008, N° 34-35, P. 52-61
A 250 km de la côte atlantique, dans une cuvette traversée par un réseau dense de vallées, Yaoundé présente une superficie urbanisée de 18 000 ha. Passée de 100 000 habitants lors de l’indépendance à 1,5 million actuellement, la ville connaît des difficultés importantes en matière d’accès à l’eau potable, de collecte des ordures ménagères et d’assainissement. La question des ordures ménagères s’est avérée particulièrement critique. En ce qui concerne l’eau potable, la distribution assurée par le service public (SNEC) est insuffisante et la ville s’en remet aux ONG canadiennes, bien implantées au Cameroun, pour couvrir les besoins de la population non desservie.

L’aménagement difficile des zones protégées au Nord Cameroun
NDAME, Joseph Pierre - In : AUTREPART : REVUE DE SCIENCES SOCIALES AU SUD, 01/06/2007, N° 42, P. 145-161
Notes infrapaginales, bibliographie, cartes, photos.
Dans la gestion des zones protégées de la province du Nord Cameroun, les rapports existant entre les populations autochtones et les ressources naturelles ont souvent été ignorés, voire détruits par les initiatives de développement et de conservation. La gestion des ressources naturelles est brutale et intègre mal des populations démunies qui tirent souvent, selon des méthodes anciennes, les moyens de subsistance indispensables à leur survie. La remise en cause des relations de ces sociétés avec leur environnement menace leur fondement et leurs activités essentielles.

Complexité sociale et lutte contre les menaces sécuritaires que constituent les pandémies en Afrique centrale : le cas des politiques locales de lutte contre le sida à l’ouest-Cameroun
TCHOUPIE, André - In : ENJEUX, 01/04/2007, N° 31, P. 19-23
Dans l’ouest-Cameroun, le sida est une question de santé qui a de profondes répercussions sur la sécurité socio-économique et politique. Les autorités en charge de la lutte contre le sida sont amenées à conclure des contrats de sous-traitance opérationnelle avec des acteurs de la société civile, qu’ils soient locaux, nationaux ou étrangers.

Auteurs camerounais

La république de l’imagination : Lettres au benjamin
NGANANG, Patrice - LA ROQUE D’ANTHERON : VENTS D’AILLEURS, 2009, 126 P.
« Fuck Africa ! » exprimé souvent par la jeune génération d’Africains qui ne voient plus leur avenir sur le continent noir. En réponse, l’auteur nous propose, à travers ses cinq lettres adressées au benjamin de la famille, de se projeter positivement et de relever le défi de la modernité pour le continent africain. Un « African dream » qui doit s’appuyer sur une véritable démarche collective selon cet essayiste camerounais. Puisse le benjamin le comprendre.

Mongo Beti parle : Testament d’un esprit rebelle
KOM, Ambroise BETI, Mongo - PARIS : HOMNISPHERES, 2006/10, 320 P.
Ouvrage original paru au Bayreuth African Studies Series 54 (2002). Index des noms. Repères biographiques.
"Mongo Beti parle", recueil de discussions et d’entretiens avec Ambroise Kom, est le testament d’un intellectuel hors norme qui, par son engagement total en faveur de la liberté en Afrique en général et au Cameroun en particulier, a inspiré plusieurs générations de leaders. C’est aussi un ouvrage de réflexions d’un libre penseur, avec ses ambiguïtés, ses paradoxes mais également son attachement viscéral à l’Afrique, au Cameroun et à son coin de pays natal. [Résumé de l’éditeur]

Trop de soleil tue l’amour
BETI, Mongo - PARIS : JULLIARD, 1999/01, 240 P.
Ce roman raconte les aventures baroques d’un journaliste politique dans une capitale africaine. Personne ne prend au sérieux les articles virulents qu’il publie contre la dictature au pouvoir mais qui lui valent des déboires dans lesquels il est empêtré. Il patauge dans un milieu où règne la corruption à tous les niveaux. La politique africaine de la France n’est pas épargnée.

Bloc-notes du bagnard
NJAWE, Pius - PARIS : MILLE ET UNE NUITS, 1998, 94 P.
L’auteur, directeur de journal, est resté emprisonné durant des mois pour avoir "propagé de fausses nouvelles" au sujet de la santé du président Paul Biya. Durant sa détention, il a envoyé régulièrement à son journal les chroniques de sa vie carcérale. Ce bloc-note dénonce le pouvoir camerounais.

La France contre l’Afrique : retour au Cameroun
BETI, Mongo - PARIS : LA DECOUVERTE, 1993, 208 P.
Dans cet ouvrage, l’auteur après son retour au Cameroun, fait le point sur la situation de son pays. Puis il explique que "si l’Afrique francophone implose aujourd’hui, souvent dans le sang et la violence, c’est bien la coopération française qui en est principalement responsable : pour mantenir son rêve de grande puissance, la France a soutenu dictateurs et partis uniques et bloqué toute perspective d’une prise en charge autonome de leur propre développement par les populations africaines. Ce sombre constat, pour Mongo Beti, permet pourtant l’espoir : la profonde remise en cause du système français de domination qui se fait aujourd’hui, est en effet la condition nécessaire d’une mobilisation des forces vives de l’Afrique francophone."

Main basse sur le Cameroun
BETI, Mongo - PARIS : MASPERO, 1977/06, 271 P.
Préface à l’édition de 1977, l’édition de 1972 ayant été interdite et saisie.
Cet ouvrage dû à un réfugié camerounais est une charge violente contre le régime d’Ahidjo. Il détaille la tentative intéressante de l’UPC qui lutta pour l’indépendance du pays. Puis il décrit la répression qui s’est abattue sur les dirigeants de l’UPC, en particulier sur Ernest Ouandié et Mgr. Ndongmo. Il analyse le procès, le rôle des observateurs internationaux, le poids de la France.

Textes en ligne

Interminable fin de règne à Yaoundé. Une douteuse lutte contre la corruption
Article du Monde Diplomatique sur le régime autocratique de M. Paul Biya, passé maître dans l’art de contourner les règles internationales concernant les libertés fondamentales et soutenu par Paris depuis vingt-neuf ans,
www.monde-diplomatique.fr

Cameroun. Faire des droits humains une réalité.
Rapport d’Amnesty International dénonçant de multiples et graves violations des droits humains au Cameroun. Ce rapport et les conditions dans lesquelles a été menée l’enquête par l’organisation internationale ont été contestés par le président du Cameroun.
Publié le 21/01/2013. Téléchargeable en pdf. En français et anglais
http://www.amnesty.org/fr

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