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Partir en tant que volontaire

Les différents types de volontariats

Les Volontariats Internationaux d’Echange et de Solidarité (VIES)
Ils présentent une grande diversité d’objectifs, de modalités de mise en œuvre, de profils et de statuts des Volontaires. Cette classification des volontariats a été mise en place avec la création de la plateforme France Volontaire, le 1er octobre 2009. Les VIES sont déclinés en trois versions :
- le volontariat de solidarité internationale (VSI) ;
- le volontariat d’initiation et d’échange concerne majoritairement les jeunes et toute personne vivant ses premières expériences de découverte des réalités internationales, par des séjours d’étude, des chantiers, etc.
- le volontariat d’échange et de compétences, réalisé par ceux qui, en activité ou à la retraite, souhaitent enrichir leur expérience et apporter un savoir faire professionnel, sans aucun but lucratif, auprès de ceux avec qui ils échangent.
www.france-volontaires.org

Le Service Volontaire Européen
Ce volontariat s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans qui souhaitent partir en mission pour une durée de 2 à 12 mois. Les projets concernent les pays européens mais aussi des pays avec lesquelles l’Union Européenne a des accords internationaux (pays partenaires du bassin méditeranéen, pays candidats à l’UE, etc.).
www.injep.fr

Le volontariat des Nations Unies
Créé en tant qu’organe subsidiaire des Nations Unies par l’Assemblée générale en 1970, avec pour mission de servir de programme opérationnel de coopération dans le cadre du développement. Il encourage les contributions des volontaires au développement dans les pays du monde. Dépend du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).
www.unv.org

Le volontariat en France
Le service civique permet de vivre une expérience de volontariat en France.
Une association spécifique, Unis cités, propose aussi des missions de 9 mois en équipe pour des jeunes de 18 à 25 ans. Elle permet à des jeunes de tous les milieux de se rendre utiles et de participer à la lutte contre toutes les formes d’exclusion en France.
www.service-civique.gouv.fr
www.uniscite.fr

Le Volontariat à l’intervention civile de Paix
L’intervention civile est une intervention non armée, sur le terrain d’un conflit local. Elle consiste à mettre en œuvre des missions mandatées par une organisation intergouvernementale gouvernementale, ou non gouvernementale. Ces missions viennent accomplir des actions d’observation, d’information, d’interposition, de médiation, de coopération et de formation adaptées à la situation, dans le but de réduire ou si possible de faire cesser la violence, afin de créer les conditions d’une solution politique du conflit.
Pour promouvoir le développement de l’intervention civile, un collectif d’associations a pris l’initiative de se réunir en Comité Français pour l’Intervention Civile de Paix. On peut aussi compter sur l’association Brigades de paix internationales (PBI), l’une des structures d’envoi de ce comité.
http://www.pbi-france.org/
www.interventioncivile.org/

Le service civique
Sur le site de l’agence sont disponibles toutes les informations concernant le service civique, le type de missions. Il est également possible de postuler directement pour des missions. Des missions sont proposées en France ou à l’international.
Le service civique est décliné au niveau international à travers le Service Civique développement international et action humanitaire qui permet à tous ceux qui le souhaitent de s’engager pour une durée déterminée dans une mission au sein d’une ambassade dans le cadre des collaborations diplomatiques ou dans une ONG.
www.service-civique.gouv.fr

Equipes de Paix dans les Balkans (EpB)
Le but d’EpB est d’accomplir des missions d’intervention civile de paix afin de réduire, si possible, le niveau de violence et de créer les conditions du dialogue entre les communautés dans les Balkans.
bptkosovo@free.fr

Echanges et Partenariats
Echanges & Partenariats promeut les partenariats et les échanges entre les sociétés civiles, en s’appuyant principalement sur les associations de solidarité internationale mais également en cherchant à mobiliser d’autres acteurs locaux tels que les collectivités locales. Cette organisation propose ainsi des missions de volontariat en Europe et dans les pays du Sud.
http://ep.reseau-ipam.org/

Le volontariat de Solidarité internationale

Le statut de volontaire (Loi de 2005)
Ce terme désigne une personne qui s’engage dans des activités à plein temps pour une durée plus ou moins longue dans un pays du Sud et d’Europe de l’Est dans le cadre de la coopération non gouvernementale.

Le volontaire n’est pas un salarié mais il perçoit une indemnité devant couvrir les frais de son séjour : logement, nourriture et parfois, avantages en nature (le logement souvent). Ce statut lui permet d’avoir une couverture sociale.
Le plus souvent, les volontaires partent sur le terrain pour une mission de 1 à 2 ans, pour des missions très variées.

Mettre ses compétences à disposition d’une association
La plupart des ONG (Organisations Non Gouvernementales) qui cherchent des volontaires ont chacune leurs propres critères de sélection des candidats au départ. Les exigences les plus souvent rencontrées portent sur la compétence, la personnalité, mais aussi la motivation. Certains organismes sont spécialisés dans l’envoi d’un domaine professionnel (médical par exemple).

Un départ qui se prépare
Une formation au départ est fortement conseillée quand elle n’est pas obligatoire (dans le cadre d’un départ en mission, l’organisme qui recrute doit obligatoirement former le candidat au départ).

Il arrive que des ONG demandent au candidat au départ une participation aux frais de voyage, par exemple, ou une cotisation. Cela peut être un élément d’évaluation de la motivation. Il ne faut pas s’en offusquer et bien réfléchir à cette question auparavant...

Les premiers contacts

Les centres RITIMO
Le rôle des centres RITIMO est d’aider toute personne souhaitant s’engager en faveur de la solidarité internationale. Sont mis à disposition dans ces centres : conseils, documentation, ressources...
Voir la liste des membre du RITIMO

Le CIDJ
Le réseau d’information jeunesse met à disposition de la documentation concernant les possibilités de départ à l’étranger (job, solidarité internationale, etc.). Il est également possible de bénéficier de l’appui d’un conseiller.
[www.cidj.com/]

Quelques sites incontournables

Clong-volontariat
Le Comité de Liaison des ONG de Volontariat travaille sur les questions liées au Volontariat de Solidarité Internationale. Sur son site, sont disponibles toutes les informations concernant ce volontariat, en particulier les associations proposant ce statut.
www.clong-volontariat.org

Plateforme France Volontaires
La plateforme des volontariats internationaux d’échanges et de solidarité oriente les candidats vers les structures d’envois. Son site recence toutes les informations sur le statut du volontariat. France volontaire recrute également des volontaires au départ.
www.france-volontaires.org

Réseau espaces volontariats
Ce portail d’information des espaces volontariat dans le monde est proposé par France Volontaire. Il est mis à disposition de toute personne qui souhaite vivre une expérience à l’international. Il propose des information utiles à la préparation du séjour et à l’installation. On y trouve notamment de nombreux textes concernant le volontariat, des témoignages de volontaires, des informations par pays et les coordonnées des responsables des Espaces volontariats dans différents pays.
www.reseau-espaces-volontariats.org

A lire pour approfondir

Le kit "partir" des centres Ritimo
Présent dans les centres de documentation membres du réseau Ritimo, le kit partir contient une documentation de base pour les candidats au départ.
- Ouvrages généraux ;
- Guides et répertoires des associations de solidarité internationale et des acteurs de la coopération ;
- Documents, dépliants et liste des ONG, des associations de tourisme solidaire et des chantiers internationaux, offres d’emplois ;
- Documents, dépliants et liste des associations de formations au départ et de formations diplomantes.
Une partie de cette documentation est présentée dans cette page.

Partir pour être solidaire ? Guide pratique de la solidarité internationale
PARIS : Ritimo, juin 2007. 112 pages.
Partir nécessite une réflexion tant sur les raisons de son départ que sur le but de celui-ci et afin d’être capable d’identifier ce que l’on est apte à réaliser. La solidarité repose sur une responsabilité individuelle et collective. Il existe des organismes et des statuts pour les volontés responsables : le volontariat, le salariat et le peuvent bénévolat peuvent être autant de cadres au départ suivant la situation et l’expertise de chacun.
Ce guide est un outil indispensable pour tous ceux qui veulent réfléchir avant d’agir et souhaitent découvrir de nouvelles façons d’être solidaire, ici et là-bas, pour un monde plus juste.

Répertoire des acteurs de la solidarité internationale 2013
RITIMO, septembre 2012
Cet annuaire recense les associations, coordinations et collectifs d’associations nationaux et régionaux, les fondations, les syndicats, les organes institutionnels engagés dans la solidarité internationale. Pour chaque structure sont indiquées : ses coordonnées, ses principales activités ainsi que ses actions en France et/ou à l’étranger. En outre, ce répertoire fournit des informations sur le volontariat et le thème de la solidarité internationale.

Voyageur, certes ! Solidaire, vraiment ? Boîte à outils de 50 fiches
LEPLUS, Denys , LECOMTE, Bernard, SORET, Joëlle et VADON, Christophe. Grad, SCI, Ritimo, 2006. 124 pages.
50 fiches utiles pour :
• préparer ou décrire son voyage, sa mission, son projet de coopération,
• se comparer à d’autres volontaires,
• observer et analyser les contextes,
• faire son bilan personnel,
• évaluer un projet,
• capitaliser pour échanger,
• s’orienter pour le futur.

Volontaire en ONG : l’aventure ambiguë
YALA, Amina, PARIS : Charles Léopold Mayer, 2005. 237 pages.
L’ouvrage commence par faire l’état des lieux du volontariat : qui sont les volontaires, leurs parcours, les activités sur le terrain ? La deuxième partie porte sur le sens du volontariat, l’apport des volontaires, les difficultés rencontrées et aborde le retour et la réinsertion. Le volontariat, lié à l’évolution des ONG s’est profondément modifié depuis une quarantaine d’années. Le volontariat est de moins en moins une fuite devant les difficultés personnelles et d’emploi. D’amateurs et/ou idéalistes, les volontaires sont devenus plus compétents et expérimentés pour se rendre utiles pour les autres et pour eux-même, prenant une part active dans la société.

Vers une solidarité engagée : les nouveaux enjeux du volontariat de solidarité internationale
CLONG VOLONTARIAT, 2009. 67 P
Cette étude examine la place et le rôle du volontariat de solidarité internationale (VSI), afin de mieux situer ce que représente cette forme d’engagement dans les relations internationales, la coopération et l’échange. En 2007, 2500 volontaires de solidarité internationale sont partis en mission avec une ONG française. Les motivations des volontaires ont évolué parallèlement aux mutations de notre société. La mise en place de nouveaux types de volontariat pourrait être une évolution intéressante, favorisant des expériences croisées entre les pays. Le volontariat Sud/Nord se heurte en revanche à plusieurs obstacles notamment d’ordre administratif.

Le volontariat en quête de légitimité
DORIVAL, Camille ; LAMANT, Ludovic, ALTERNATIVES ECONOMIQUES, 2005/09, 239. P. 42-46
Cet article fait le point sur les différents types de volontariat en fonction de la nature de la mission et du lieu de l’action. Il commente l’intérêt de ce statut intermédiaire entre bénévolat et salariat et le risque d’en faire un sous-salariat. Il met l’accent sur l’ignorance de ce type d’engagement de la part du grand public et aussi parfois des institutions publiques. D’où les difficultés à faire valoir les compétences acquises et notamment pour les VSI (volontaire de solidarité internationale), lors de leur retour en France.

Bénévolat / Volontariat : Guide juridique et pratique
MAZUC, Marie-Béatrice, HERICY : EDITIONS DU PUITS FLEURI, 2005. 496 P.
Ce guide dresse un panorama exhaustif de tout ce que vous voulez savoir sur vos envies d’engagement. Le bénévolat et le volontariat recouvrent des notions assez différentes. Le statut des bénévoles est loin d’être clair, tandis que celui des volontaires est bien encadré.

Le volontariat de solidarité internationale : Un parcours de citoyenneté
CLONG VOLONTARIAT, PARIS : CLONG VOLONTARIAT, 2004/02. 24 P.T
Ce fascicule présente les résultats de l’enquête qui a eu lieu du 5 au 13 mai 2003, sur un échantillon de 501 personnes. Il comprend une présentation générale des individus sondés (âge, niveau d’étude et situation professionnelle avant le départ). Ensuite sont exposés les motivations, les difficultés au retour et les apports de l’expérience. Au final, les volontaires, qui sont en majorité des jeunes, pensent que leur mission constitue un moyen de sensibiliser leur entourage aux actions citoyennes et solidaires, et peut constituer un "plus" pour leur carrière professionnelle.

Pour un volontariat d’avenir : regards croisés sur le volontariat de solidarité internationale
Billaud Frédéric ; Piveteau, Alain. Paris : La Documentation française, Ministère des Affaires étrangères, 2001.
Réalisé dans le cadre de l’année internationale du volontariat, ce colloque complète aussi les réflexions rassemblées dans l’ouvrage "Pour un volontariat d’avenir". Les débats se sont organisés autour de deux questions. Le volontariat est-il un obstacle ou un atout pour le développement ? En effet, certains ONG se sont vus reprocher de travailler seuls, sans concertation avec les autorités administratives ou les populations locales. La première partie souligne l’évolution du volontariat, les réflexions menées et les autocritiques au sein des associations, la professionnalisation, etc. La seconde table-ronde a traité des suites et du retour des volontaires, des difficultés pour se réadapter et pour retrouver un emploi après cette période de volontariat.

Le Guide du retour : les bons conseils pratiques pour revenir serein
Paris : Clong Volontariat, 2009. 76 pages.
Revenir dans son pays d’origine après quelques mois, voire quelques années de volontariat n’a rien d’évident. Ce guide permet aux volontaires de trouver une réponse à de nombreux problèmes pratiques auxquels ils devront faire face à leur retour : santé, couverture sociale, logement, recherche d’emploi, formation et études poursuite de son engagement...

Témoignages

Clair, coopérant en Algérie :
"En Algérie je donnais des cours aux nomades sur le pastoralisme. Au terme de jours entiers de palabres, un vieux paysan a fini par lancer à mes élèves : Ecoutez le blanc-bec ! Grâce à lui, nous pourrions produire davantage de moutons."
J’étais prêt à crier victoire mais le vieux a très vite rectifié le tir par un "produire plus, pourquoi faire ? Peut-être qu’on n’en a pas envie".

René Thiel, coopération en Amérique Latine :
"Il ne faut pas masquer la question de l’argent. C’est regrettable, mais il arrive que des responsables de projet demandent à "bénéficier" du travail des volontaires parce qu’ils n’ont pas l’argent pour payer un autochtone qui soit aussi qualifié. C’est une situation dramatique, mais il faut la regarder en face. Il y a en Colombie, en Bolivie, des ingénieurs qui pourraient faire le travail du volontaire, mais pour le responsable du projet, de la coopérative, par exemple, cela coûterait trop cher".

Marie-Zénaide, volontaire au Chiapas :
"Je ne pouvais pas aller au Chiapas sans avoir cherché des informations ou lu des documents sur le Zapatisme. Ce mouvement est né dans cette région et il me paraissait important de connaître un peu son histoire pour mieux comprendre les réalités quotidiennes. J’ai aussi pris contact avec deux anciens volontaires, revenus du Mexique, pour avoir des renseignements pratiques sur le pays : les transports, la langue, la monnaie, etc"
in "boîte à outils pour voyageurs solidaires, GRAD, 2006

Alex, volontaire au Burkina Faso :
"Une jeune fille avait passé trois mois au Burkina Faso pour un mémoire d’étude et elle nous a fait une description du Burkina Faso avec une certitude à toute épreuve et des images fausses. Comment, après trois mois sur place, peut-elle se dire : "voilà, je sais comment cela marche au Burkina !". Pour ma part, après avoir vécu plusieurs années là-bas, je n’ose rien affirmer. J’ai l’impression que les gens qui vont là-bas pour la première fois veulent revenir avec des certitudes pour pouvoir dire : voilà, ceci est bien, ceci n’est pas bien".

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