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Comment être solidaire près de chez soi ?

Pour être solidaire...

Il existe de nombreuses possibilités pour participer à la construction d’un monde plus juste.

S’impliquer dans la vie de son quartier :

- Etre bénévole dans une association locale
- Défendre les services publics
- Monter un projet de solidarité

Participer à des campagnes pour agir auprès des décideurs politiques, s’informer, signer des pétitions

Adopter un mode de vie durable :

- Consommer moins d’eau et d’énergie
- Recycler ses déchets
- Acheter des produits issus du commerce équitable, de circuits courts, de fruits et légumes de saison
- Voyager solidaire…

Il y a différentes façons de s’investir dans la vie associative :

Etre bénévole : On peut être bénévole dans une association qui défend les droits de l’Homme (Amnesty International, Cimade, ACAT), dans une association qui soutient des personnes en difficulté (Autremonde, ATD Quart Monde), dans des associations de soutien scolaire, d’alphabétisation, d’aide juridique aux migrants, aux sans-papiers comme le Réseau Education Sans Frontières, dans des structures visant à renforcer la démocratie ou dans des associations d’échange culturel. (Voir aussi la page dédiée à cette question)

Etre militant : On peut être « seulement » bénévole mais également militant. Un mot qui fait rêver certains et en effraie d’autres. On peut voir en effet dans le militant un activiste révolutionnaire, un fanatique des réunions interminables, un insupportable adhérent de parti ou au contraire un infatigable défenseur de la justice, un patient artisan de la lutte quotidienne pour un monde meilleur.
Un militant est avant tout quelqu’un qui défend une cause car il la considère comme juste et primordiale. Il inscrit son action dans la durée et ne se laisse pas démonter par les obstacles et les déceptions car il sait que les droits et avancées sociales qui ont eu lieu dans le monde sont le résultat des efforts de ceux qui nous ont précédés.

Etre volontaire en France : Le volontariat n’est pas réservé aux pays étrangers. Il est possible de s’engager comme volontaire en France. Les associations de chantiers proposent depuis longtemps des chantiers en France accessibles aux jeunes dans le cadre d’actions à caractère écologique ou culturel par exemple. www.service-civique.gouv.fr.
Unis-Cité propose à tous les jeunes de 18 à 25 ans d’agir près de chez eux, dans le cadre d’une année de service volontaire pour la solidarité. D’une durée de 6 ou 9 mois à temps plein, il permet aux jeunes de s’investir concrètement dans des actions de solidarité dans leur région. (Voir aussi la page dédiée à cette question)

Faire de l’éducation au développement et à la solidarité internationale (EADSI)

L’EADSI s’inscrit dans une démarche à la fois politique et pédagogique destinée à informer, sensibiliser et responsabiliser les citoyens du Nord.
Elle vise également à mieux faire connaître les conditions de vie des populations dans les pays du Sud pour sortir des clichés apitoyés (ils sont pauvres, ils n’ont rien, ils sont démunis) ou folkloriques (les Africains ont vraiment le rythme dans la peau...).
L’EADSI fait partie aujourd’hui d’un parcours d’apprentissage de la citoyenneté qui peut se faire de diverses façons.
De nombreuses associations produisent des outils pédagogiques pour les enfants ou leurs enseignants ou leurs animateurs, créent des animations, organisent des débats, des rencontres.
En France, la Semaine de la Solidarité Internationale, la quinzaine du commerce équitable, en Belgique le Mois de la Solidarité sont autant d’opportunités de participer à des actions solidaires accessibles à tous.

Promenades multiculturelles, débats, expositions, conférences, repas équitables, toutes ces activités mêlent des associations, des lieux culturels, des médias, des collectivités territoriales et remportent chaque année plus de succès.
Pour en savoir plus, aller sur le dossier dédié à cette question

Quelques livres pour approfondir

Altermondialiste, moi ?
RITIMO, CRID, ARTISANS DU MONDE, 2008
S’habiller, se nourrir, s’amuser ; qu’on le veuille ou non, chacun de nos actes nous inscrit dans la mondialisation. Celle qui nous permet de manger du couscous à Paris, de voir des films américains à Madagascar, de se connecter avec le monde entier, celle qui rétrécit la planète. Mais celle aussi où 10 heures de travail d’un Chinois valent beaucoup moins que 10 heures de travail d’un Européen. Celle où nous consommons sans compter l’eau pendant que d’autres n’y ont pas accès.
Ce petit guide est un outil destiné à ceux qui veulent comprendre l’état de la planète et le rôle des acteurs internationaux comme l’OMC ou le FMI. Il fait également découvrir les actions des sociétés civiles pour un monde plus juste, et donne des pistes pour être citoyen et solidaire au quotidien.

Changer le monde, [nouveau] mode d’emploi
WHITAKER, Chico, Editions de l’Atelier, 2006
L’auteur a été un des fondateurs du Forum Social Mondial, en 2001. Il analyse dans cet ouvrage la situation actuelle et future de l’altermondialisme. Celui-ci n’a pas d’avenir s’il reste prisonnier des vieux réflexes politiques. Chico Whitaker présente ce qu’il appelle le "nouveau mode d’emploi pour changer le monde", et qui doit être le rôle des forums sociaux mondiaux. Il faut à la fois renforcer l’espace où se rencontrent tous ceux qui, de façons diverses, travaillent déjà à changer le monde. Mais il faut éviter de transformer les forums en une nouvelle Internationale. L’auteur pense qu’il faut miser sur la mise en réseaux de ceux qui, dans leur pratique, privilégient l’humain par rapport au profit financier, en combinant changement social et changement personnel.

François-Xavier Verschave, l’homme qui voulait soulever des montagnes
LANIRAY, Pierre (dir.), Les Arènes, 2006
François-Xavier Verschave a combattu pendant vingt ans la Françafrique à travers l’association Survie. Suite à sa disparition en juin 2005, cet ouvrage retrace son parcours à travers des extraits de ses livres et des témoignages de ses proches. Avec une volonté et un engagement indéfectibles, entouré des militants de Survie, il a rassemblé des milliers d’informations sur la face cachée de la politique africaine de la France, animé d’innombrables conférences, lancé une commission d’enquête citoyenne sur le Rwanda, entraînant avec lui tous ceux qui ne peuvent se résigner à l’inacceptable et à l’injustice.

Comment les riches détruisent la planète
KEMPF, Hervé, Le Seuil, 2007
Articulant son propos autour de la situation écologique catastrophique, du capitalisme et d’un système social défaillant, Hervé Kempf, journaliste d’environnement, nous livre sa vision du monde actuel. Il est alarmant concernant la mise en danger de l’homme, de la biosphère, de libertés ou des générations futures. Il confirme que la crise écologique est liée à la crise sociale mondiale et que l’une ne se résoudra pas sans l’autre. Selon lui, c’est la classe dirigeante néolibérale, qui n’a d’autre ressort que l’avidité et d’autre idéal que la conservation de ce système, qui fait obstacle à un réel changement de cap. Réquisitoire contre une couche dominante qui régente la vie de milliards d’individus et des générations futures, réflexions et anecdotes incisives et bien informées tout cela condensé dans un ouvrage simple et éclairé.

Le commerce de la faim, la sécurité alimentaire sacrifiée à l’autel du libre échange
MADELEY, John, Editions de l’Atelier, 2002
Cet ouvrage montre comment des instances internationales, telles que l’Organisation Mondiale du Commerce, ont réussi à subordonner la nourriture, besoin essentiel de l’humanité, aux règles du libre-échange. Pour exemple, nous pouvons rapidement citer le fait de privilégier les cultures d’exportations contrôlées par les firmes transnationales aux dépens des cultures vivrières, cela entraînant un exode massif des populations et plus de 800 millions de cas de malnutrition et de famine. Il s’agit enfin d’un plaidoyer pour la réduction de la toute puissance de l’OMC.

Un sucre au goût amer : des champs de canne aux réformes de l’OMC
Peuples Solidaires, Collectif de l’éthique dans le sucre, 2006
Alors que le démantèlement du régime sucrier européen, acté en 2006, présage de nombreux bouleversements au niveau mondial, ce livre permet de faire le point sur ce sujet grâce à de nombreux exemples et illustrations

Etat des résistances dans le Sud 2008
Alternatives Sud 2007/12, vol 14
La plupart des pays du Sud ont connu un réveil et une dynamisation de leurs sociétés civiles au cours des dernières années. L’intensité et la forme des mobilisations dépendent des régions concernées : elles prennent tantôt la forme d’une lame de fond, tantôt d’un simple frémissement. Ces mouvements de la société civile méritent tous d’être salués car ils constituent un vecteur de démocratisation politique et sociale de première importance. Mais il faut les analyser en tenant compte des menaces internes (fractionnements, manque d’ancrage populaire) ou externes (répression, cooptation) qui pèsent sur leur action.

Argentine rebelle, un laboratoire de contre-pouvoirs
HERARD, Daniel, RAIMBEAU, Cécile, Alternatives, 2006
En décembre 2001 éclate en Argentine une rébellion populaire qui apportera des solutions innovantes à des problèmes concrets : là où le néolibéralisme n’a laissé que dévastation, des citoyens solidaires ont construits des nouvelles formes de production et d’échange, de nouveaux liens sociaux, de nouveaux rapports à la politique et à la démocratie. Ces initiatives ne représentent pas une véritable alternative au système économique et politique du pays mais des expériences multiples de contre-pouvoirs. Elles sont un appel à construire des alternatives locales. En textes et photos, les journalistes photographes choisissent délibérément de montrer une Argentine méconnue des Argentins eux-mêmes, une Argentine qui existe, qui vit, qui bouillonne d’idées.

Devenons des médias alternatifs ! Guide des médias alternatifs et des sources d’informations différentes
Le p’tit gavroche, 2006/09
Ce guide des médias alternatifs et des sources d’informations différentes est un excellent descriptif des réseaux d’information alternatifs. Il donne à tout à chacun et en particulier au journaliste amateur et professionnel les moyens d’accéder à des sources d’information diversifiées. Le carnet d’adresse est complet et couvre la France entière : pour un usage opérationnel !

Menons l’enquête sur la dette ! Manuel pour des audits de la dette du Tiers-Monde
CETIM, CDATM, 2006
La dette, qui pèse une chape de plomb sur les peuples du Tiers Monde, résulte d’histoires compliquées et enchevêtrées. Un audit de la dette sert à démêler les enchaînements qui ont conduit à l’impasse actuelle et éviter que le passé ne se répète. Ce guide veut servir d’appui à de telles entreprises. C’est aussi un instrument d’éducation populaire qui incite les mouvements sociaux, les parlementaires, les réseaux citoyens à se lancer dans un audit de la dette de leurs pays.

L’Afrique sans dette
MILLET, Damien, CDATM/Syllepse, 2005/2006
Contrairement aux annonces servies au public dans les médias, l’Afrique continue de s’endetter. A travers 9 chapitres très documentés, l’auteur analyse l’histoire géopolitique de l’Afrique, la domination, les mutilations et les trahisons subies par le continent. Il est avant tout un plaidoyer pour une rupture avec la logique imposée par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, et à travers eux, les puissants promoteurs de la mondialisation néolibérale (D’après le résumé de l’éditeur).

Réflexions pour un monde vivable : Propositions de la commission française du développement durable (2000-2003)
TESTART, Jacques, Milel et une nuits, 2003/10
Durant trois années, sous la présidence de J. Testart, la Commission française pour le développement durable (placée sous l’autorité du Premier ministre) s’est saisie des principaux enjeux en matière d’environnement et de santé publique : OGM, nucléaire, émission des gaz à effet de serre, principe de précaution... Son travail ayant été entravé, en mai 2003, la plupart des membres de la commission ont choisi de démissionner. Par le présent ouvrage, qui reprend et explicite leur avis (censuré par le Ministre de l’économie et du développement durable), ils exposent leur conception du ’développement durable’, projet d’épanouissement humain plutôt que de croissance compétitive.

Les ONG dans la tempête mondiale, nouveaux débats, nouveaux chantiers pour un monde solidaire
COLLECTIF, Charles Léopold Mayer, 2004/11
Dans la dernière décennie du vingtième siècle est née la "société civile mondiale" menée par les ONG qui sont devenues des acteurs majeurs de la solidarité internationale. Elles sont devenues une force majeure pour interpeller les opinions publiques, les décideurs économiques et les dirigeants politiques. Aujourd’hui, les défis du vingt-et-unième siècle imposent leur mobilisation sans faille afin de continuer les chantiers en cours tels que la lutte contre la pauvreté, la défense d’un espace humanitaire indépendant ou encore le renforcement des sociétés civiles du Sud.

La diplomatie non gouvernementale : les ONG peuvent-elles changer le monde ?
ROUILLE D’ORFEUIL, Henri, Editions de l’Atelier, 2006
La participation effective des citoyens pour la construction d’un monde acceptable pour tous est plus que jamais nécessaire. Au sein d’ONG (Organisations non gouvernementales), les citoyens ont déjà montré qu’ils pouvaient représenter une force non seulement de contestation mais aussi de propositions alternatives. Depuis quinze ans, les regroupements à l’échelle internationale que les ONG ont initiés, agissent pour une évolution démocratique des institutions internationales en vue d’une gouvernance mondiale. La diplomatie des gouvernements ne peut ignorer des actions et des débats menés par les ONG en faveur d’une solidarité internationale.

Quelques sites pour approfondir

Association action consommation
Cette association promeut la consommation responsable comme levier économique, levier politique et comme facteur de transformation collective.
www.actionconsommation.org

CFIE
Le Centre Français d’Information sur les Entreprises propose un site d’information sur les comportements sociaux et environnementaux des entreprises.
www.cfie.net

Plate-forme pour le commerce équitable
Collectif de 39 organisations de commerce équitable, adhérant à une Charte commune. Cette association a pour missions de défendre et promouvoir le commerce équitable en France. La PFCE collabore avec un réseau important de partenaires issus de la solidarité internationale, de l’économie sociale et solidaire, de la consommation responsable et de l’environnement (Etat, entreprises, ONG, collectivités territoriales, etc.). La PFCE est membre de la World Fair Trade Organisation, WFTO.
www.commercequitable.org

Transnationale
8000 entreprises passées au crible de ce site d’information citoyenne sur les entreprises et leurs marques.
www.transnationale.org

Equi’sol
L’association, basée à Lyon et à Grenoble, a pour objet d’accompagner et de promouvoir à tous les niveaux le développement du mouvement international de commerce équitable. N’étant pas opérateur sur le marché, l’association consacre la totalité de son action à l’information et la formation de tous les publics ainsi qu’à l’animation et au développement des filières de commerce équitable.
www.equisol.org

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