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Environnement : protéger notre planète

1er janvier 2009

D’après les définitions des dictionnaires, l’environnement, c’est l’ensemble des éléments, naturels ou artificiels, qui entourent un individu ou une société humaine, ou l’ensemble des éléments objectifs ou subjectifs qui constituent le cadre de vie d’un individu ou d’une société humaine.

L’environnement est malade

En 2005, 1360 experts ont rendu un rapport alarmant à l’ONU. Ils ont établi un constat unanime : si l’homme continue à dégrader la planète, d’ici trente à quarante ans, son bien-être sera menacé.
Pollution, désertification, risques sanitaires, réduction de la diversité des espèces et réchauffement climatique, le bilan environnemental planétaire est loin d’être réjouissant. Plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable ; chaque jour, 50 à 100 espèces disparaissent ; 250 millions de personnes sont affectées par la désertification ; en 10 ans, 940.000 km2 de forêts ont été abattus … la planète est en danger. Et le danger n’est pas seulement écologique : la dégradation environnementale menace non seulement la survie des hommes (par la pollution, la désertification, les maladies…), mais aussi la paix : la raréfaction des ressources crée des tensions et des conflits qui sont de plus en plus nombreux et violents.

Comment en est-on arrivé là ?

L’activité humaine est pour une large part responsable de la dégradation environnementale et, en particulier, du réchauffement climatique. Ce sont les choix politiques, de production, de consommation, les choix énergétiques, industriels, économiques, qui sont en cause. Le calcul de notre empreinte écologique, montre que ces choix peuvent avoir des conséquences néfastes pour la planète.

Des modes de vie insoutenables
Discours politiques, publicité, marketing, tout nous pousse à consommer toujours plus. Les pays du Nord qui représentent 20% de la population mondiale, consomment 80% des ressources de la planète. Si les niveaux de consommation de ces pays sont maintenus et si les pays émergents se mettent aux mêmes niveaux, l’impact sur les réserves d’eau, sur l’air, le climat, la biodiversité et la santé humaine sera particulièrement lourd.

Une agriculture destructrice
L’agriculture intensive, qui tend à prédominer, a des conséquences néfastes sur l’environnement. Fondée sur la recherche du profit, elle est même contre-productive, car les monocultures et l’usage d’engrais et de pesticides accélèrent la destruction des sols, en aboutissant finalement à la baisse des rendements. Malgré les dégâts, ce modèle n’est toujours pas remis en question et reste le plus subventionné.

Consommation d’énergie et modes de production
Voiture individuelle, équipements électriques, climatisation, transports aériens tous azimuts... la consommation d’énergie est en perpétuelle augmentation, sans souci des conséquences, notamment sur l’environnement.
Parallèlement, les choix énergétiques actuels (pétrole, charbon, nucléaire) sont, soit extrêmement polluants, soit extrêmement dangereux. Les modes de production industriels, les politiques de transport des marchandises à travers le monde sont néfastes pour l’environnement.
Les études, l’expérimentation et la mise en œuvre de solutions alternatives concernant les énergies, les modes de production industrielle ou les transports sont tout à fait insuffisants.

Des conséquences inégales

Ce sont les pays du Nord qui consomment le plus d’énergie, produisent le plus de déchets et de pollution, au détriment des pays du Sud dont les ressources sont pillées par les multinationales (pétrole, gaz, sols, forêts, etc), et qui servent de dépotoir pour recevoir une grande partie des déchets des pays riches... Ainsi, le Tsunami, survenu en décembre 2004 en Asie, a montré à quel point la modification des côtes, due aux installations touristiques diverses et aux élevages intensifs de crevettes (destinées aux consommateurs du Nord) avait grandement aggravé les conséquences du raz de marée. Par ailleurs, les pays du Sud subissent aussi la main mise de sociétés multinationales qui exploitent leurs terres agricoles sans se préoccuper de les préserver. C’est ainsi que des gros producteurs de bananes, comme Chiquita, déversent des pesticides par avion sur leurs exploitations en Afrique et aux Caraïbes.
Enfin, l’impact des dégradations environnementales est d’autant plus profond que les populations sont économiquement fragiles. Les populations du Sud sont donc les premières victimes des conséquences du réchauffement climatique.

Une prise de conscience déjà ancienne

Depuis les années 1950, on assiste à une prise de conscience des conséquences des activités économiques sur l’environnement, en particulier des problèmes posés par les déchets et les pollutions. En 1971, un rapport du Club de Rome intitulé Halte à la Croissance dénonçait le danger pour l’environnement, d’une croissance économique et démographique exponentielle et préconisait la croissance zéro. Dans les années 80, le public a découvert que les pollutions dépassent les frontières : le "trou" de la couche d’ozone ou l’accident de Tchernobyl concernent la planète entière. En 1987, le rapport Notre Avenir à Tous lance un appel pour un développement durable et une modification urgente et profonde des pratiques humaines. La notion de développement durable dépasse la seule question de l’environnement car elle intègre la justice sociale, la démocratie et l’efficacité économique ; le succès de ce terme a contribué à faire de l’environnement une préoccupation majeure et à prendre en compte le lien entre les inégalités sociales et les problèmes écologiques. Malheureusement, il semble que la prise de conscience ne suffise pas car les mesures appropriées tardent à être prises, alors que la situation s’aggrave. Le rapport Stern (octobre 2006) qui part d’un point de vue économique affirme que 1% du PIB investis maintenant suffiraient à atténuer fortement les effets du changement climatique et éviteraient une catastrophe.

Irresponsabilité politique

Lors du Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, les Etats, prenant conscience de l’ampleur des atteintes à l’environnement, ont annoncé leur décision de réduire la pollution, de lutter contre la désertification et de défendre la diversité biologique ; 180 Etats se sont doté de l’Agenda 21 (plan d’action pour le XXIème siècle) référentiel regroupant 2500 recommandations, énumérant des principes d’action, des objectifs et les moyens nécessaires à leur réalisation. En 1993, à Vienne, la Conférence mondiale sur les droits de l’homme a insisté sur le droit des populations à un environnement sain.
Plus de 15 ans après, rien ou presque ne s’est passé, la situation environnementale est de plus en plus préoccupante : la cause en est aux mauvaises habitudes, aux législations négligentes, à la pression des pouvoirs économiques, aux délocalisations vers des pays où les normes environnementales sont faibles. Un renversement de tendance est cependant encore possible.

Que faire ?

Malgré la gravité de la situation, les experts auprès de l’ONU estiment que des changements importants de politiques et de pratiques peuvent encore renverser la tendance. Mais il faut réviser rapidement et complètement nos façons de faire. Selon eux, il est urgent que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), par exemple, change son approche et prenne enfin en compte la question de l’environnement et des ressources naturelles.
Il est urgent aussi que les Etats qui ont signé et ratifié les diverses Conventions Internationales sur la biodiversité, la lutte contre la désertification, le réchauffement de la planète tiennent leurs engagements.
Beaucoup de choses peuvent être faites. Pour diminuer la consommation d’énergie, réduire la production de déchets et la pollution, nous devons certainement changer quelques-unes de nos habitudes (économie d’énergie, refus des 4x4, consommation locale et de saison etc). Il est indispensable que les Etats mettent en place des réglementations et des contrôles stricts et n’apportent plus leur soutien aux activités destructrices et polluantes. La société civile dans ce domaine a un rôle majeur à jouer pour faire pression sur les décideurs et pour faire changer les modes de consommation.

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