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Un processus de paix « vital » pour... Israël

, par GRESH Alain

Faut-il y attacher la moindre importance ? Faut-il, encore une fois, noircir des pages sur la relance des négociations israélo-palestiniennes ? Faut-il s’interroger gravement sur les chances de réussite ou d’échec de ce processus ranimé, pour la énième fois, sous l’égide de Washington ? Faut-il rappeler les promesses successives des présidents américains annonçant pour l’an prochain la création d’un Etat palestinien ?

On peut, bien sûr, évoquer le passé. Qui se souvient encore des négociations lancées à Annapolis, en novembre 2007, sous l’égide du président George W. Bush, celui-là même qui avait déclenché la « guerre contre le terrorisme » et détruit durablement l’Irak, et qui promettait la naissance d’un Etat palestinien pour dans un an ?

On peut aussi évoquer en souriant (ou en pleurant, c’est selon) le choix par Washington de l’envoyé spécial pour superviser les négociations, M. Martin Indyk. L’homme, qui a grandi en Australie, s’est porté volontaire aux côtés d’Israël durant la guerre d’octobre 1973 et a fondé en 1985 dans la capitale américaine le Washington Institute for Near East Policy (Winep), un des piliers du soutien à Israël à Washington (lire Joel Beinin, « Un “think tank” au service du Likoud », Le Monde diplomatique, juillet 2003). En 1993, les Etats-Unis lui accordent en urgence la nationalité américaine de manière à ce qu’il puisse rejoindre l’administration Clinton, qu’il va conseiller sur le Proche-Orient. Il sera aussi deux fois ambassadeur en Israël. Il a le profil même des « intermédiaires honnêtes » tels que les conçoit Washington, farouchement pro-israélien, mais ne considérant pas forcément tous les Palestiniens comme des terroristes.

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