Avec le développement des réseaux sociaux, des achats en ligne, des échanges numériques, des objets connectés, etc., les possibilités d’atteinte à notre vie privée et d’utilisation de nos données personnelles ont considérablement évolué. Mal informé·es, résigné·es, contraint·es ou consentant·es faute de mieux, dans un contexte général qui nous incite à les révéler, nous avons revu à la baisse la protection de nos données personnelles.
La crise malgache a de multiples causes, mais le succès de la mobilisation de la jeunesse tient en grande partie à la place centrale des réseaux sociaux qui ont facilité la diffusion des discours hostiles au pouvoir, permis la coordination des actions de protestation et offert aux militaires en rupture de ban avec le gouvernement une plateforme pour exprimer leur ralliement à la révolte.
Depuis la réélection de Donald Trump, les courants les plus réactionnaires de la Silicon Valley occupent le devant de la scène à travers des figures comme Elon Musk, Peter Thiel ou Curtis Yarvin. Entretien avec Olivier Tesquet, co-auteur d’un livre sur ce sujet, qui propose une radiographie de ce courant politique qui allie vision du monde ultra-réactionnaire et mysticisme technologique exacerbé.
La plus grande encyclopédie en ligne Wikipédia est à la fois le fruit d’une riche histoire du libre et représente la possibilité d’un futur numérique collectif et apaisé, émancipé de la mainmise des Gafam. Entretien avec le chercheur Jérôme Hergueux.
Lancée en 2014, The Syrian Archive est un travail de collecte et d’analyse de contenus issus des réseaux sociaux et d’autres sources numériques ouvertes visant à documenter les violations des droits humains et les autres crimes commis par les différentes parties lors du conflit en Syrie. Il ouvre la voie à la justice et à la réconciliation en Syrie.
Journalistes palestinien·nes tué·es ou emprisonné·es par l’armée israélienne, journalistes internationaux·les empêché·es d’entrer dans Gaza : le droit d’informer est durement réprimé en Palestine. D’autant qu’il s’accompagne d’une autre dimension : la censure par les plateformes numériques. Entretien avec la chargée de plaidoyer chez 7amleh.
Nos navigations sur Internet sont tracées par certains acteurs. Ce traçage permet d’établir des profils des consommateurs à destination des annonceurs, mais aussi de récupérer un grand nombre de données permettant des études statistiques très poussées. Ces pratiques sont très intrusives avec des dangers réels pour la vie privée aussi bien à titre individuel que collectif. Pour tenter de limiter ces risques, des modules de protection, tels qu’uBlock Origin ou Decentraleyes, sont disponibles.
Une part conséquente de nos communications sociales est désormais réalisée en ligne : courriels, réseaux sociaux, outils de travail collaboratif ou de transmission d’informations... C’est un marché en développement rapide qui a attiré de nombreux acteurs. Les services proposés sont en apparence gratuits, mais ils ont en fait un coût indirect, car ils tracent une partie importante des activités des individus et exploitent ensuite leurs données à des fins commerciales, sans grand respect pour la vie privée. Parfois ces données sont aussi récupérées par des services gouvernementaux à des fins de surveillance et de répression.
Il ne semble pas nécessaire de rappeler les dangers potentiels de Facebook pour les libertés tant ceux-ci sont documentés, et ce même si on configure correctement son compte. Un téléchargement de ses données devrait permettre de s’en convaincre, si nécessaire.
Cet article revient sur une étude de la fondation Jean Jaurès sur la désinformation et le complotisme. L’auteur met en avant la perspective clinique individualisante et apolitique de ce type d’étude : en pointant les « jeunes » et/ou les « classes populaires » comme personnes à risques du complotisme, l’étude néglige de réfléchir aux causes profondes d’une défiance légitime.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie marque un tournant dans la dynamique géopolitique d’Internet, rendant tout renversement majeur inimaginable. Il s’agit notamment de l’importance sans précédent des acteurs non étatiques dans la guerre au niveau de l’État et de la mise en évidence de la centralité des réseaux d’information dans les conflits physiques.