Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont mis fin à leur aide au programme de santé en Afrique, pour préférer des accords bilatéraux avec des pays africains, guidé par des objectifs de sécurité et d’influence.
En 2025, l’aide publique au développement a connu sa plus forte contraction jamais enregistrée. Mais réduire la situation actuelle à une affaire de volumes budgétaires serait manquer l’essentiel. Ce que traverse la coopération internationale est avant tout une crise politique et paradigmatique – une crise multidimensionnelle qui, de façon révélatrice, affecte en premier lieu les ONG occidentales, aujourd’hui.
Dans cet entretien, Thomas Melonio, directeur exécutif à l’Agence française de développement (AFD), revient sur deux notions centrales de l’aide publique au développement : celles de « pays développés » et de « pays en développement ».
Une étude menée par Action Aid et Profudo a quantifié l’argent reçu dans les pays les plus défavorisés à la fois à destination de l’industrie des combustibles fossiles et de l’agriculture : les banques internationales allouent 20 fois plus de financement aux principales industries responsables de la crise climatique qu’aux gouvernements pour qu’ils puissent la combattre.
La industria de los combustibles fósiles en el Sur global recibió 3,2 billones de dólares entre 2016 y 2022, mientras que la agroindustria de los países en desarrollo obtuvo de la banca 370.000 millones de dólares. Una encuesta de Action Aid y Profudo muestra como la financiación pública tiene capacidad para contribuir en gran medida a solucionar la crisis del cambio climático, pero sigue siendo una gran parte del problema.
Les pays africains ont besoin de s’appuyer sur de l’expertise et de l’innovation développées localement pour répondre aux défis économiques, technologiques, environnementaux et sociaux auxquels ils sont confrontés. Or l’aide internationale joue un rôle central tant dans l’identification que dans le financement et la mise en œuvre des recherches africaines – un rôle qu’il convient d’interroger.
Le débat sur la décolonisation des pratiques de l’aide humanitaire est, en réalité, extrêmement partial et centré sur l’Occident.
Le Sud doit mettre un terme aux inégalités avec le Nord, mais en le faisant à sa façon.