Les biens communs : un enjeu qui intéresse l’ECSI

Une expérience d’ECSI autour des biens communs

Du côté de l’ECSI N° 30 – mars 2020

, par ritimo

« Sensibiliser aux biens communs, faciliter les projets collectifs »

Public cible
La séquence d’animation est plutôt adaptée pour des lycéen·nes et adultes, qui peuvent être mobilisé·es sur un temps conséquent (au moins 2h).

Objectifs visés

  • Permettre l’appropriation du concept de « biens communs » (son histoire, ses différents éléments et approches) ;
  • Faire la différence entre « biens communs », « biens mondiaux », « services publics »...
  • Permettre la réflexion sur nos espaces et ressources collectifs, et leur mode de gestion
  • Faciliter le développement de projets collectifs locaux

Supports utilisés (voir ci-dessous)

  • Les fiches « définitions » de ritimo
  • Le « jeu du vivier » d’Iconomix
  • La sélection d’images « biens communs » de ritimo

Organisation de l’expérience

Étape 1 : Faire émerger les représentations
L’animateur·trice a choisi une petite dizaine d’images (forêt, bus, bibliothèques, mer, ordinateur...) et demande au groupe de lui indiquer celles qui, selon elle·lui, représentent un bien commun et celles qui n’en représentent pas. Il·elle laisse les participant·es échanger et note les idées/arguments. Il n’y a aucune bonne réponse.

Étape 2 : Organiser la gestion collective
Le jeu du vivier a été créé par Iconomix (un projet d’éducation à l’économie, mis en place par la banque nationale suisse). C’est un jeu de rôle, très facile à mettre en place.
Les participant-es sont tou-tes habitant-es de la même communauté. Pour vivre, ils·elles ont besoin de pêcher des poissons dans le vivier local. Très vite la question de la regénération du vivier va se poser et chacun·e va devoir réfléchir à ce qui lui semble le mieux pour elle·lui et pour le groupe. La pêche se fait de façon anonyme. A chaque tour, l’animateur·trice annonce l’impact de la pêche sur le vivier. La possibilité d’établir des règles collectives (pénalités) est abordée en milieu de jeu.
Cette étape permet de vivre concrètement la gestion collective d’un bien commun, indispensable à notre survie et dont il faut prendre soin.
Elle interroge sur le lien entre besoins individuels et bien commun, elle questionne la capacité de renouvellement de nos ressources, elle fait réfléchir à l’idée de normes obligatoires vs coopération.

Étape 3 : Définir notre projet
La séquence se termine avec un jeu de positionnement. L’animateur·trice installe plusieurs définitions des « biens communs » sur les murs de la salle. Chaque participant·e est invité·e à se lever et à lire les panneaux puis à se positionner auprès de la définition qui lui semble correspondre le plus à ce qu’il·elle aura retenu de la journée : ce que sont les biens communs (matériels, immatériels), les enjeux qu’ils soulèvent... Lorsque chacun·e est positionné·e, chaque groupe explique son choix. Puis le débat peut commencer. L’animateur·trice peut noter les éléments clés qui ressortent des choix expliqués. Il sera ensuite facile de les comparer avec les éléments initiaux (retenus à l’étape 1), l’animateur·trice pourra demander les raisons de cette évolution dans leur positionnement.

Conclusion
L’atelier se termine par un tour de table : chacun·e est invité·e à indiquer quels espaces, ressources locaux·locales devraient être reconnu·es comme « bien commun ». Et si, selon lui·elle, ce bien commun est en danger (pourquoi ? privatisation, épuisement...). Et quelles propositions pourraient être faites pour sa sauvegarde et sa gestion collective.
Cette étape peut être réalisée en passant par le dessin, plutôt que l’oral, si besoin.