Tunisie : An III de la révolution

, par BAUCHARD Denis

Alors initiatrice du vent de contestation dans la région Maghreb/Machrek, où en est la Tunisie, plus de deux ans après la chute du régime de Ben Ali ?

L’assassinat de l’opposant de Gauche, Chokri Belaïd, le 6 février 2013, a sonné le glas de l’instabilité du régime et de la situation socio-économique. Denis Bauchard, dans une note pour l’IFRI, dresse un bilan des 25 mois de révolution, apporte des éclairages sur la crise que connaît la Tunisie et propose des pistes de scénarios.

Hommage à Chokri Belaïd, lors de la clôture du Forum Social Mondial

Malgré un constat d’avancées révolutionnaires connues surtout par une parole libérée des tunisiens et tunisiennes, la Tunisie fait face tant à des difficultés économiques qu’à des défaillances du gouvernement. Alors qu’Ennahda [1] ne peut jouer seul, le gouvernement agit entre division au sein de la coalition et complaisance avec les islamistes radicaux. Le manque de réactions claires du gouvernement face aux violences, notamment des mouvements extrémistes, alimente un climat délétère. Face à un avenir incertain, le défi est d’autant plus important pour l’opposition de gauche qui doit se construire pour faire face à la « force organisée et disciplinée » d’Ennahda.

Enfin, Denis Bauchard présente quatre scénarios allant d’un gouvernement dirigé par un représentant du pôle libéralo-progressiste à la pérennité du gouvernement de coalition géré principalement par Ennahda. Deux choses sont constantes dans ces scénarios : le poids de la violence et le constat d’une situation ouverte où tout est possible.

Retrouvez la note dans son intégralité sur le site de l’IFRI