Sécurité sanitaire : les dés sont pipés

en collaboration avec Christine Ahn de l’Institut de la Politique Coréenne

, par GRAIN

Au fur et à mesure des avancées de l’offensive néolibérale et de la disparition des mesures quantitatives de protection des marchés locaux, comme les droits de douane et les quotas, les grandes puissances industrielles ont recours à des mesures qualitatives comme les réglementations sur la sécurité sanitaire des aliments pour continuer à fausser le jeu de la concurrence à leur avantage. Sur la scène de la sécurité sanitaire, les États-Unis comme l’UE tentent de faire adopter leurs normes par les autres pays. Pour Washington, dont le propre système de sécurité sanitaire est souvent accusé de laxisme, c’est une manière d’amener les pays à accepter les OGM et les inspections sur la sécurité sanitaire des viandes. Pour Bruxelles, dont les normes de sécurité sanitaire ont bien meilleure réputation, cela se traduit par l’imposition de normes très strictes à des pays qui ne peuvent les respecter. Les accords de libre échange (ALE) bilatéraux sont devenus un instrument privilégié pour faire passer les changements.

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