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Dossier Multinationales : les batailles de l’information

PSIRU : un centre de recherches sur les services publics et leur privatisation

Créée en 1998, l’Unité internationale de recherches sur les services publics (Public Services International Research Unit, PSIRU) a pour mission la réalisation d’études sur la privatisation, les services publics et la mondialisation. Elle est installée dans les locaux de l’École de commerce de l’université de Greenwich, au Royaume-Uni. Ses recherches reposent sur une vaste base de données, qui contient des informations sur les aspects économiques, politiques, financiers, sociaux et techniques de la privatisation des services publics à travers le monde. Le gros de son travail est financé par Public Services International (PSI), la fédération mondiale des syndicats des services publics.

PSIRU se concentre principalement sur les secteurs de l’eau, l’énergie, la gestion des déchets et la santé publique, mais s’intéresse également à des problématiques plus générales telles que le rôle et la structure des services publics, à la fois dans l’Union européenne et les pays en développement, le rôle des multinationales dans le cadre de la mondialisation, et celui des institutions financières internationales, notamment la Banque mondiale. Les recherches de PSIRU portent sur un certain nombre de thèmes, dont la corruption, les entreprises publiques, les politiques des multinationales en matière de travail, les partenariats public-privé, les répercussions politico-économiques à long terme du financement privé et des initiatives de financement privées, les fonds de pension et la gouvernance des entreprises, l’utilisation d’Internet et des bases de données pour partager des informations dans le monde entier, ou encore l’analyse des réseaux sociaux.

Le gros du travail de la PSIRU est consacré aux activités suivantes :

  • Administrer une base de données sur les entreprises multinationales participant à la privatisation des activités du secteur public. Il s’agit notamment de surveiller les activités de rachat et de fusion, les développements financiers et politiques et l’évolution des secteurs, en s’attardant sur des problématiques telles que la concentration de la propriété, les performances, la tarification, le financement, l’emploi, les relations politiques et la corruption.
  • Produire et publier des rapports, commandés ou non, à partir des données empiriques recueillies par PSIRU. Il s’agit notamment d’études sur l’évolution de la situation par région et/ou par secteur (par exemple l’eau en Amérique latine ou en Afrique), le capital-risque dans le secteur de la santé à travers le monde, les réglementations relatives à l’électricité au Royaume-Uni, la privatisation de l’énergie en Europe centrale et de l’Est, la corruption et les appels d’offres, les initiatives stratégiques de l’UE en matière de services publics, les critiques des politiques de la Banque mondiale, les tendances en matière de propriété dans un secteur, ou encore des rapports sur des entreprises particulières, par exemple Enron. PSIRU participe à des projets de recherche sur le long terme, tel que Watertime, un projet de recherche européen sur trois ans, financé par l’Union européenne, qui vise à étudier le processus décisionnel dans les systèmes de gestion de l’eau. D’autres projets de recherche ont pu être commissionnés par divers organismes, tels que l’OIT, l’UNRISD, The Work Foundation, la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), des ONG (ex : War on Want, Intermediate Technology Development Group, Action Aid), ou des syndicats individuels, par exemple en Italie, en Autriche ou au Canada. PSIRU a participé à des rapports de recherche aux côtés de diverses ONG et autres organisations sociales, tels que les deux rapports conjoints sur la remunicipalisation de l’eau dans le monde : Là pour durer : la remunicipalisation de l’eau, un phénomène global en plein essor (2014) et Un avenir public pour notre eau : L’expérience mondiale de la remunicipalisation (2015).

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