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OGM en Afrique : enjeux socio-économiques

Stéphane Parmentier, décembre 2008

, par GRESEA

Si demain, l’Afrique de l’Ouest et du Centre ouvre largement ses portes aux cultures transgéniques, tout porte à croire que ce ne seront pas les opérateurs africains, mais les multinationales du secteur qui seront aux commandes pour en assurer l’approvisionnement. Or cette situation n’est pas sans conséquence pour les paysans, les travailleurs agricoles et les économies nationales des pays concernés.

Fin 2008, seuls trois pays d’Afrique (un seul pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre) se sont lancés dans la production commerciale de cultures transgéniques, le Burkina Faso étant le dernier en date. Il faut dire que la perspective d’une diffusion à grande échelle des cultures transgéniques suscite une vive polémique. L’une des critiques concerne le contrôle du processus de développement, de brevetage et de commercialisation des OGM. Si l’Afrique ouvre largement ses portes aux cultures génétiquement manipulées, le monde agricole dépendra des multinationales du secteur pour se les procurer, affirment les opposants. Comme l’a monté une autre analyse du Gresea, complémentaire au présent article, cette critique est fondée. L’offre semencière transgénique est très concentrée, au bénéfice d’une minorité de géants industriels, dont Monsanto et Syngenta. Et compte tenu, entre autres, des moyens financiers colossaux nécessaires au développement, au brevetage et à la commercialisation d’OGM, croire que les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pourront avoir la maîtrise de la filière paraît bien illusoire.Lire

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