Médias sociaux

De manière générale, les médias sociaux peuvent être définis comme les outils mis à la disposition des internautes dans le cadre du développement du Web 2.0, lequel allie plus d’accessibilité et d’interactivité pour l’utilisateur.
Pour autant, cette définition aurait vocation à être précisée depuis les acteurs de la transformation sociale afin de lui donner un contenu plus politique (selon Frédéric Sultan, VECAM), notamment par rapport aux usages qui peuvent en être faits en direction de l’émancipation des populations et de la diffusion des innovations sociales, tel que le médiactivisme [1] ou à l’image de leurs utilisations lors du printemps arabe et de l’essaimage des mobilisations collectives (Indignés, Occupy Wall Street, etc.).
Ainsi, à l’heure de l’essor des TIC, les médias sociaux, dans le sens où ils contribuent à créer un espace holoptique, sont une des conditions de l’émergence d’une Intelligence collective globale.

Définition développée

Pour Cédric Deniaud [2], « Le Social Media, c’est le fait de communiquer en utilisant tous les moyens proposés par Internet pour initier un dialogue, échanger, partager, écouter, entrer en relation… » [3]
Andreas Kaplan et Michael Haenlein définissent les médias sociaux comme « un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur l’idéologie et la technologie du Web 2.0 et permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs » [4].
Ainsi, les médias sociaux regroupent une multitude de techniques de communication, dont l’accessibilité permet de multiplier les possibilités d’interaction sociale.
On retrouve là, la nécessité de mettre en relation l’usage de ces outils avec les perspectives de transformation sociale, autrement dit, d’identifier depuis ces technologies le potentiel qu’ils offrent pour la création de collectif et la mise en œuvre de l’intelligence collective, aussi bien en ligne que dans la capacité de mobilisation sur le terrain.

Exemples

Il existe une multitude d’exemples de médias sociaux et leur développement est exponentiel. Citons donc des types généraux, tels que ceux qui ont trait à la communication (blogs, applications de microblogging, réseaux sociaux, etc.), à la collaboration (les wikis, plateformes de commentaires), au multimédia (partage de vidéos et de photos, partage de musique, etc.), ou à la publication de contenus, l’évolution dans univers virtuel, etc.
Voici un panorama proposé par Fred Cavazza sur son site :
Atelier au Niger

Utilisations et citations

« (…) de nombreux activistes et militants ne se sentent pas particulièrement concernés par les TIC ni par l’innovation technique en général. D’un côté ils dénoncent fort justement les enjeux planétaires et les injustices sociales, de même qu’ils appellent une gouvernance globale et des visions plus holistiques, de l’autre ils ne se donnent pas les moyens d’en acquérir les technologies, les méthodologies et la vision.
Rappelons que les grands progrès sociaux n’ont été possibles qu’une fois que le Peuple avait pris possession des technologies du savoir : l’écriture et l’imprimerie. D’ailleurs tous ceux qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion ne militent-ils pas à l’unisson pour l’alphabétisation, seule et unique façon d’exister et d’évoluer légitimement dans les États-Nations et les pré-démocraties de l’intelligence collective pyramidale ? De la même manière, c’est un devoir et une condition absolue de réussite pour les activistes sociaux d’aujourd’hui que maîtriser les Technologies de l’Intelligence Collective et de la Gouvernance. A cette seule condition ils seront capables de constituer des collectifs plus efficaces et plus puissants que les intelligences pyramidales dont ils pallient les insuffisances [5] ».