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Logiciel libre

Les logiciels libres sont des logiciels dont le code source est accessible à tous. Chacun est libre de le modifier selon ses besoins. Ce code modifié doit être à son tour accessible à tous et modifiable.
Plus précisément, un logiciel est libre s’il respecte les quatre libertés suivantes :
1) liberté d’utiliser le logiciel
2) liberté d’étudier le logiciel (accès au code source)
3) liberté de modifier le logiciel
4) liberté de distribuer le logiciel modifié
Il ne faut pas confondre logiciel libre et gratuiciel (logiciel gratuit) dont les sources ne sont pas forcément disponibles.
Le logiciel propriétaire est donc l’opposé du logiciel libre, puisque l’on ne peut pas librement y accéder pour l’utiliser, l’étudier, le modifier, le dupliquer ou le diffuser, et qu’avant de l’utiliser, on doit signer un contrat de licence restrictif.

Définition développée

« On peut résumer le logiciel libre avec les concepts d’émancipation et de partage de la connaissance, contre « division et impuissance ».
[…] On peut reprendre les trois concepts : Liberté, égalité, fraternité.
- Liberté : chaque utilisateur peut contrôler le fonctionnement du logiciel.
- Égalité : aucun utilisateur ne peut imposer ses choix aux autres.
- Fraternité : le partage, la collaboration et la copie des logiciels est encouragé [1].

Le terme « open source » est parfois utilisé pour désigner des logiciels libres. En pratique, ces deux termes semblent interchangeables mais les définitions ne sont pas les mêmes : la définition d’un logiciel libre a été fixée par la Free Software Foundation [2], celle « d’open source » par l’Open Source Initiative [3].
Le terme « Open source » est une version édulcorée, plus restreinte de logiciel libre, propre à faire passer le message dans des milieux (par exemple, le monde de l’entreprise) supposés rétifs à la philosophie du partage qui fonde les quatre libertés du logiciel libre. Avec « Open source », on revient à une définition purement technique (l’ouverture du code) et on abandonne la charge symbolique du mot liberté.
Lorsqu’il est nécessaire de limiter la polémique entre « open source » et « logiciel libre », on voit apparaître l’acronyme FLOSS : free/libre/open source software.

Voici, selon Marcelo d’Elia Branco [4] « Quelques raisons pour lesquelles il convient d’utiliser un logiciel libre :
- Question macroéconomique
- Sécurité et confidentialité des informations
- Autonomie et indépendance technologique
- Indépendance des fournisseurs
- Partage du savoir [5] »
- Et les défis véhiculés par un tel mouvement.

Pour une carte conceptuelle du logiciel libre, voir l’illustration que diffuse l’April : http://www.april.org/carte-conceptuelle-du-logiciel-libre (ou voir celle donnée en exemple)

Exemples


Source : L’auteur est de cette carte est Jean-René Mérou, un libriste espagnol (membre d’Hispalinux, homologue espagnol de l’April : http://hispalinux.es ), qui livre plusieurs versions sur son site : http://es.gnu.org/~reneme/map/fr/

- Bureautique
La suite Open Office

- Interface
Linux

- Internet
Navigateur Mozilla Firefox
Logiciel de messagerie Mozilla Thunderbird

- Outils graphiques
Logiciel de retouche d’image Gimp
Logiciel de dessin vectoriel Insckape
Logiciel de PAO Scribus
Logiciel de cartographie mentale Freeplane

- Outils de gestion de contenu pour Internet
Spip - création de sites web
WordPress - création de blogs

- Outils de création web
KompoZer - création de pages Html
Filezilla - transfert de fichiers Ftp

- Lecteur vidéo
VLC Media Player

Historique de la définition et de sa diffusion

La figure fondatrice est Richard Stallman.
Marcelo d’Elia Branco, dans l’ouvrage « Enjeux de mots » propose une « histoire du logiciel libre :
« Dans le contexte concret de l’informatique, un phénomène ancien se reproduit depuis les années 80 : le savoir, transmis par un code de langage écrit, est gardé jalousement par des éléments qui l’utilisent pour maintenir une structure de pouvoir tout au long des siècles. Dans les années 60 et 70, le développement de l’informatique était dû, en partie, au fait que les techniciens partageaient leurs connaissances. Les codes des programmes informatiques étaient partagés, de sorte que les idées des uns étaient utilisées par les autres afin d’améliorer lesdits programmes. Actuellement, une grande partie des applications informatiques que nous utilisons ont un code inaccessible, qui n’appartient qu’à leurs propriétaires ; c’est pourquoi nous ne pouvons ni les copier ni partager leur développement. Seuls les propriétaires peuvent les modifier et les améliorer. Si cela les intéresse, bien sûr [6] ». Le coût élevé des logiciels utilisés par les ­ordinateurs et le ­verrouillage du libre savoir scientifique et technologique imposé par les licences propriétaires ont engendré des difficultés allant jusqu’à empêcher certaines régions de la planète de bénéficier de cette révolution pour fournir une meilleure qualité de vie à leurs habitants. Quand Richard Stallman [7] (RMS) a commencé à travailler au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT, en 1971, il a intégré une communauté qui partageait ses logiciels depuis plusieurs années déjà. D’après RMS, « le partage du logiciel n’était pas limité à sa communauté ; c’est une notion aussi ancienne que les premiers ordinateurs ». Au début, cette communauté ne qualifiait pas ses programmes de « logiciels libres » puisque, d’après RMS, cette expression n’existait pas encore.
Le concept de logiciel libre est apparu au cours des années 70, aux États-Unis, en particulier dans les laboratoires du MIT - le Massachusetts Institute of Technology [8]. Richard Stallman ne se rappelle pas exactement quand l’expression a été adoptée mais « ce terme était déjà courant au MIT » quand a été lancé, en 1984, le Manifeste GNU [9] à l’origine du Mouvement du logiciel libre. On ne connaît pas non plus l’/les auteur/s de cette expression mais celle-ci a pris de l’ampleur et de la notoriété grâce à Richard Stallman qui l’a utilisée depuis le début [10] ».

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  • Les outils libres de la PAO : Scribus, Gimp, Inkscape A Paris les 12, 13 et 14 novembre 2018

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