Le don d’ouvrages, une bonne solution

Quand on manque de place dans le centre de documentation, faut-il pousser les murs ou plutôt désherber le fonds documentaire ?
Voici comment l’équipe de Bioforce procède pour effectuer cette tâche chaque année !

Le centre de documentation de l’Institut Bioforce réalise chaque mois de juillet l’inventaire et le désherbage de son fonds.
Durant au minimum 2 ou 3 semaines, la petite équipe du centre de documentation élague la collection de documents qui n’ont plus leur place dans les rayons, aère les étagères pour mettre en avant les ouvrages restants et faciliter leur accès mais également évalue la cohérence du fonds pour qu’il rentre en adéquation avec les thématiques abordées par Bioforce. En même temps, cela permet également de dépoussiérer les ouvrages et de refaire une beauté à la salle de lecture.

Le désherbage ne veut pas dire nécessairement jeter ou détruire, souvent cela peut signifier retirer momentanément pour réparation, décider de remplacer l’ouvrage par une édition récente, reléguer l’ouvrage dans la salle des archives de l’Institut afin d’être tout de même disponible même s’il n’est plus en rayon.
Mais si l’équipe du centre de documentation décide de se débarrasser définitivement d’ouvrages, plusieurs solutions se présentent à elle chronologiquement comme cela :

1ère solution : Bourses aux livres


La mise en place annuelle d’une bourse aux livres pour notre public (élèves, salariés, bénévoles et adhérents). A partir de 5 cts, notre public peut repartir avec tous les ouvrages qui l’intéressent. Durant deux jours, les livres sont présentés dans les lieux de passage de l’association au public qui peut donc se servir et repartir avec en donnant 5 cts ou plus au documentaliste de permanence. En 2019, 235 livres furent vendus en 2 jours et cela a rapporté 139,89 € au centre de documentation. Les bénéfices sont dédiés au rachat d’ouvrage.

2ème démarche : Don au Fonds Decitre


Le Fonds Decitre, créé en 2011 par Guillaume Decitre Directeur des librairies Decitre, s’est donné pour mission de travailler en faveur du livre, de la lecture et de l’écriture avec des actions menées à 80% en France et 20% à l’étranger. Ses actions principales : dons de livre auprès d’associations, réalisation de maraudes littéraires (en partenariat avec le SAMU social), mise en place de boites à lire, lecture dans les hôpitaux et les prisons, prix littéraire auprès d’un public jeune, structuration d’actions culturelles, etc.
Si après la bourse aux livres estivale, il nous reste des livres plus ou moins récents et en bon état, nous en plaçons dans les boites à lire de Vénissieux, petite bibliothèque de rue où chacun peut déposer et emprunter des livres gratuitement mise en place au niveau local par le Fonds Decitre. Nous en amenons également au siège du Fonds Decitre afin d’être redistribué dans les prisons, hôpitaux ou dans les maraudes. En 2019, une vingtaine d’ouvrage a été donnée au Fonds Decitre, pour la plupart ce furent des doublons ou des ouvrages dont la thématique n’est vraiment pas représentative du fonds de Bioforce et qui n’ont pas été emprunté au moins pendant 3 ans.

3ème démarche : Les « donneries » de la Métropole lyonnaise

Pour les ouvrages restants qui sont souvent les livres les plus âgés et abîmés, nous les déposons à une des donneries de l’agglomération lyonnaise. Les donneries sont implantées au sein de 12 déchetteries de l’agglomération. Elles collectent et stockent les dons des usagers pour être ensuite remis aux associations et entreprises de l’économie sociale et solidaire partenaires de la métropole. Les ouvrages sont récupérés le plus souvent par les associations suivantes : Emmaüs, le Foyer Notre Dame des sans-abris et la recyclerie de Rillieux-la-Pape.
Déposer à une des donneries permet de centraliser nos dons sans faire le tour des associations, et les ouvrages, DVD et CD qui ne sont pas récupérés sont directement recyclés par la déchetterie. En 2019, qui correspond à une année de grand ménage dans les archives, plus de 200 ouvrages furent déposés à la donnerie de la déchetterie de Villeurbanne.

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Article rédigé par Amina LEGRAND-MAHAMDOU - Bioforce, Venissieux