Indicateurs au féminin : l’Afrique ouvre la voie

Genre en action

, par GADREY Jean

Il y a quand même parfois de bonnes nouvelles, et elle ne viennent pas forcément de lieux où on les attend. Il existe très peu d’indicateurs synthétiques internationaux des inégalités (multiples) entre les femmes et les hommes. Or deux nouveaux viennent de naître ces dernières années, dont l’un, épatant, en Afrique. On lui souhaite une bonne espérance de vie en bonne santé.

Depuis les années 1990, deux indicateurs seulement étaient un peu connus des spécialistes des inégalités de genre. Ils ont été produits par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Ils sont très loin d’être aussi diffusés que l’IDH (l’indicateur de développement humain), et ils ont de gros défauts sur lesquels je n’insiste pas (ce sont des usines à gaz). Je l’ai fait ailleurs. L’un d’eux, le plus intéressant, s’appelle en français l’IPF, indicateur de participation des femmes à la vie économique et politique. En anglais, on parle d’empowerment, difficile à traduire. Pour votre information, voici le classement des 22 premiers pays sous l’angle de la participation des femmes, selon le dernier rapport du PNUD (2009). Lire