En Chine, le réveil écologique passe par Internet

Par Stéphane Pambrun

, par Novethic

Le plus gros pollueur de la planète est peut-être en train de se réveiller. Plusieurs scandales ont en effet été dénoncés récemment sous la pression des internautes via les réseaux sociaux. Le début d’une véritable prise de conscience environnementale ?

Du jamais vu en Chine ! Plus de 12 000 habitants rassemblés sur la Place du Peuple de Dalian (nord-est du pays) pour exiger la fermeture immédiate d’un complexe pétrochimique. C’était le 12 août dernier. Une première manifestation pour la protection de l’environnement organisée grâce aux réseaux sociaux sur Internet. A l’origine de ce rassemblement exemplaire, un message posté par un inconnu sur Weibo, le « twitter chinois ». Un site de micro-blogging auquel sont abonnés plus de 200 millions de Chinois et qui, depuis le début de l’année, défraie la chronique. C’est en effet sur Weibo que sont révélés aujourd’hui la plupart des scandales politiques, sociaux et environnementaux. Internet joue le rôle d’une formidable caisse de résonnance en Chine. Depuis, plusieurs rassemblements ont eu lieu pour protester contre des industriels irresponsables ou demander la fermeture de sites dangereux. A chaque fois, Internet a servi de relais aux protestataires. Et quand les risques de descendre dans la rue sont trop grands, Weibo sert également à dénoncer les scandales comme la marée noire dans le Golfe de Bohai, un temps passé sous silence par les autorités, ou encore les ouvriers intoxiqués par des produits chimiques dans les usines du Guangdong. Sur Weibo, les informations, les photos et les vidéos se répandent comme une traînée de poudre. Difficile pour le gouvernement de les ignorer.

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