Droits humains et migrations : quel engagement pour l’ECSI ?

Introduction

Du côté de l’ECSI N° 24 – septembre 2018

« Que celui qui n’a pas traversé la rive ne se moque pas de celui qui s’est noyé »
Proverbe africain

Six mois et une année 2018 déjà « plus mortelle que jamais en Méditerrannée ». [1]
Réfugié.e, migrant.e économique, volontaire international, demandeur.se d’asile, travailleur.se détaché.e, migrant.e climatique, expatrié.e... Il suffit d’ouvrir les yeux pour observer que les migrations sont au cœur de nos vies. Pour sentir que nous ne sommes pas tou.tes égaux.les en droits face aux frontières. Il suffit d’ouvrir les yeux pour percevoir que le débat sur la situation des migrant.e.s se retrouve au centre de nos sociétés, concrètement et dans les décisions politiques de nos dirigeant.e.s... Pour constater que la Méditerranée est devenue un cimetière...Pour réaliser la régression des droits des migrant.e.s que les premier.e.s concerné.e.s et les associations qui les accompagnent ne cessent de dénoncer...
Comment accompagner l’appréhension de la question des migrations par les plus jeunes et favoriser leur pouvoir d’agir ? Il ne leur suffira pas d’être observateur.trice ou téléspectateur.trice des violations des droits faites aux migrant.e.s, il faut aussi leur permettre d’interroger, questionner, jouer, débattre, se forger un point de vue, et saisir ainsi l’occasion de réinventer de nouvelles formes de solidarités.
Il est urgent que l’ECSI outille les acteur.ice.s de la communauté éducative pour qu’il.elles participent à combattre les idées préconçues sur les migrations et à les faire reconnaître pour ce qu’elles sont, appartenant de tout temps à notre humanité et véhiculant richesses et diversité.

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Lettre n° 24 - septembre 2018 - droits humains et migrations, quel engagement pour l’ECSI ?