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Comprendre les migrations

Demain le monde, les migrations

, par RTM

Le droit de circuler : un droit limité…

Le droit de circuler librement, de quitter son propre pays, de visiter tout pays, d’y faire ses études et même d’y établir sa résidence est un droit personnel fondamental. Mais, selon leur histoire et suivant leurs propres intérêts (sécurité, état du marché du travail…), les États ont été amenés à adopter des attitudes différentes envers les migrants. Actuellement, la plupart des États mènent des politiques restreignant cette liberté de circuler. Leur but est de contrôler l’accès à leur territoire et de n’accorder le droit de visite ou de résidence qu’à certaines personnes.
Les États mettent en place, de plus en plus fréquemment, des politiques arbitraires, refusant l’asile à ceux qui fuient l’oppression, séparant les familles et portant atteinte à la dignité des personnes. Au nom de l’intérêt national, les droits fondamentaux des migrants ne sont souvent pas respectés.

Entrer en France et y séjourner : quelle galère !

De manière générale, les étrangers non membres d’un pays de l’Union européenne doivent obtenir une autorisation pour entrer en France. Les documents nécessaires à l’obtention de cette autorisation varient selon la durée du séjour en France (plus ou moins trois mois). Si la personne désire travailler, une autorisation spéciale est nécessaire. Fin 2003, le gouvernement français a réformé, une fois de plus, les conditions d’entrée et de séjour des étrangers et le droit d’asile, dans le sens d’un renforcement des dispositifs de contrôle d’accès au territoire français. Obtenir le droit de venir en France, un passeport en règle, un visa, lorsqu’on est Zaïrois, Colombien ou Chinois, est un véritable parcours du combattant !
L’accumulation des obstacles pour obtenir un droit au séjour en France, la méfiance envers les demandeurs d’asile qui se traduit par le rejet en masse des demandes, ont pour conséquence d’accroître le nombre d’étrangers en situation irrégulière : les clandestins « sans-papiers ». _ 15
Depuis les accords de Schengen en 1985 et de Maastricht en 1992, les citoyens de l’Union européenne peuvent circuler librement d’un pays à l’autre dans l’espace européen. Mais les ressortissants des dix nouveaux États de l’Union européenne n’ont pas le même droit au travail que ceux des quinze « vieux » pays européens. Craignant un afflux de migrants, ces derniers ont limité l’accès au travail des nouveaux venus, jusqu’en 2010.
Le premier ministre tchèque se dit très choqué par ces mesures « discriminatoires » qui, a-t-il souligné, « manifestent une inégalité de traitement » entre les ressortissants de l’Union européenne. Pourtant, sociologues et démographes ne prévoient pas une vague massive d’immigration des « nouveaux » pays européens vers les « vieux » pays européens.

Le rôle des migrants comme acteurs du développement de leur pays d’origine

Aujourd’hui le développement de certaines régions du monde dépend en grande partie de la solidarité des migrants et de l’argent qu’ils envoient vers leur région d’origine. Autrefois, ce transfert d’épargne se faisait prioritairement au bénéfice de leur famille. Désormais, de nombreux migrants (fédérés par des associations rassemblant des ressortissants d’un même village) se mobilisent sur des projets de plus grande envergure et participent à la construction de « plans de développement local » et au financement partiel de ces projets. Investis au départ sur des actions de nature sociale (école, centre de santé…), l’engagement se tourne plutôt aujourd’hui vers des projets économiques ; ceux-ci sont menés par de nombreuses associations de travailleurs migrants (OSIM). Elles sont regroupées au sein du FORIM (forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations) qui propose un répertoire national des OSIM.

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