Défendre les droits des peuples autochtones

Introduction

Du côté de l’ECSI N°40 - octobre 2022

, par ritimo

« Les peuples autochtones ont le droit à l’autodétermination. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. »

Article 3 de la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, 2007.

Le 23 août 2022, l’État équatorien comparaissait devant la Cour interaméricaine des droits de l’Homme, poursuivi par la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE) pour la non protection des deux derniers peuples autochtones « non contactés » en Équateur, les Tagaeri et les Taromename [1].

Ces deux peuples situés au Pérou et en Équateur ont fait le choix dans les années 1950 de rester isolés du monde extérieur afin de fuir le processus d’évangélisation. Malgré cet isolement, leur mode de vie est aujourd’hui menacé par l’extraction pétrolière et la déforestation illégale. Cette violation de droits n’est malheureusement pas un cas isolé. Aujourd’hui, la majorité des populations autochtones dans le monde vivent sous la menace permanente de la dépossession de leurs terres et par conséquent la disparition de leur culture ancestrale.

Happening des peuples autochtones Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques - COP21 (Paris, Le Bourget, 2015).
Crédit : COP15 (Domaine public)

Alors que les discours du Nord sur les peuples autochtones sont souvent le véhicule d’un imaginaire exotique et folklorique, l’ECSI peut-elle, tout à la fois, contribuer à déconstruire les préjugés et stéréotypes sur les peuples autochtones, rendre visible l’histoire coloniale de dépossession qui nous lie, et faciliter une mobilisation internationaliste pour leurs droits ?