Communications alternatives des ONG : Les outils alternatifs de la communication d’influence, au service de la société civile

Cette table-ronde s’est déroulée dans le cadre du Colloque SPIM (Système publicitaire et influence des multinationales) "De l’industrie publicitaire aux relations publiques, les outils d’influence des multinationales" (29-30 mai 2018) qui s’est donné pour objectif de croiser les recherches d’universitaires avec les analyses critiques de plusieurs associations, mais également de journalistes et d’experts issus du secteur privé.

Animée par Bernard Salamand, délégué général de ritimo, cette table ronde du colloque SPIM portait sur la présentation et la réflexion des outils et stratégies plus ou moins alternatifs auxquels a recours la société civile engagées dans des combats militants. Elle a donné lieu à de courtes présentations successives de Framasoft, Old School, Vox Public et Brandalism (britannique) qui ont échangé sur leurs techniques de communication et d’influence.

Vidéo des 4 interventions :

Résumé :
Pierre Yves Gosset explique comment une petite association comme Framasoft s’y prend pour résister à des entreprises comme les GAFAM, et revient sur les différents outils numériques alternatifs crée dans le cadre de leur première campagne « Degooglisons internet ». Il clarifie ensuite les orientations de la nouvelle campagne de Framasoft, ContriUtopia, par laquelle l’association entend contribuer à ce que le monde des « libristes » puisse se mettre au service de la société civile militante.

Mathieu Monfourny décrit les activités mises en place auprès du tissu local de la société civile dans la région de Mulhouse, par l’agence de communication sociale et solidaire de l’association Old School, depuis la facilitation du lien avec des « talents en communication », jusqu’à l’accompagnement et à la formation directe des bénévoles associatifs. Il explique les difficultés que peuvent rencontrer les petites associations en matière de communication, et évoque également le travail d’éducation aux médias avec la radio MNE de leur association.

Erika Campelo montre comment, sur une série de thèmes de prédilection, la jeune association Vox Public appuie les petites associations et mouvements de la société civile dans leurs activités de communication et de plaidoyer. Elle précise les outils et types d’appuis mis en place depuis le monde numérique jusqu’aux relations médias en passant par les stratégies sur les pouvoirs publics. Elle offre également quelques illustrations de leur activité récente et, dans le cadre du débat, interroge les approches en terme d’évaluation d’impact.

Peter Marcuse revient sur pourquoi et comment le collectif Brandalism a commencé à travailler avec des artistes pour détourner les publicités et utiliser leurs espaces d’affichage pour passer des messages politiques. Formant d’autres groupes d’activistes à ces méthodes, le collectif soutient la complémentarité entre la dénonciation de l’industrie publicitaire, et l’utilisation de ses espaces pour participer à d’autres luttes écologiques et sociales. Il évoque enfin l’internationalisation du mouvement dans le cadre du réseau Subvertisers International.

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