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Dossier Colombie, une paix fragilisée par l’impunité

Chronologie sur la Colombie

, par BIOFORCE

Du Ve siècle avant J.-C au XVIe siècle  : cultures précolombiennes. Au XVIe siècle, le territoire était occupé par des peuples comme les Arawaks, les Caraïbes et les Chibchas (groupe le plus important) dont le niveau de civilisation fut très élevé.

1500 : début de la colonisation par les Espagnols
Jusqu’en 1541 : l’occupation se développe ; les villes se multiplient, mais, en raison de la difficulté des communications jusqu’au début du XIXe siècle, les centres de peuplement demeurent isolés les uns des autres, favorisant ainsi l’autonomie municipale.

1810-1830 : guerres pour l’indépendance de la Nouvelle-Grenade, actuelle Colombie. Ces conflits furent sanglants. En 1810, de nombreuses régions de la Nouvelle-Grenade se sont déclarées indépendantes mais sont reprises en 1816 par les Espagnols qui mettent en place un régime de terreur. Ce n’est qu’en 1819, que l’armée républicaine de Simón Bolívar réussit à rejeter les Espagnols du pouvoir. En 1821, Simón Bolívar forme l’Etat de la Grande Colombie qui était composé des pays et territoires actuels suivants : Colombie, Équateur et Venezuela, une partie du Guyana, ainsi que la côte des Mosquitos au Nicaragua.

1851 : abolition de l’esclavage.

1903 : séparation du Panama de la Colombie à la suite de la guerre des Milles jours. Les Etats-Unis désirant finaliser la construction du canal de Panama et n’arrivant pas à obtenir le soutien du Congrès colombien apporte son soutien au mouvement séparatiste du Panama.

1928 : cent grévistes sont massacrés par l’armée dans une bananeraie de la multinationale United Fruit Company.

1948 : 9 avril  : assassinat d’Eleicer Gaitán candidat à la présidence et début de la guerre civile « la Violencia ».

1958 : accord entre les Partis Conservateur et Libéral pour se partager le pouvoir pendant quinze ans.

1964 : fondation des FARC après l’échec d’une opération militaire menée par l’armée colombienne avec l’appui de militaires étatsuniens contre la municipalité de Marquetalia.

1965 : fondation de l’ELN.

1984 : 30 avril : assassinat du ministre de la justice, Rodrigo Lara Bonilla par le Cartel de la drogue de Medellín.
Accord pour un cessez-le-feu avec les guérillas. Les négociations furent initiées en 1982 par le président colombien Belisario Betancur.

1985 : février : fondation de l’Union Patriotique (UP) par les FARC.

1987 : Fin du cessez-le-feu du fait de l’assassinat de deux candidats des FARC à l’élection présidentielle, dont Jaime Pardo Leal, président de l’UP ainsi que de plusieurs milliers de militants et des députés de l’UP par des forces militaires soutenues par le gouvernement.

1989-1990 : assassinat de trois candidats à la présidence de la République.

1991 : proclamation de la nouvelle Constitution.

1993 : mort de Pablo Escobar, patron de la drogue, tué par la police colombienne.

1997 : unification des forces paramilitaires colombiennes avec la création des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC)

1998 : août : Andrés Pastrana est élu Président.

janvier 1999-nov. 2001 : début des négociations du gouvernement avec les FARC.

2002 : février : rupture des négociations.
août : premier mandat d’Alvaro Uribe.

2003 : juin : début du processus de démobilisation des paramilitaires.

2006 : août : début du second mandat d’Alvaro Uribe.

2008 : mars : Raul Reyes, numéro 2 des FARC, tué en Equateur par l’armée colombienne.
octobre : démission du général Mario Montoya à la suite de la découverte des « faux positifs ». Dans le jargon militaire, un "guérillero tué au combat" est un "positif", la victime d’un "faux positif" est un homme jeune, souvent chômeur, parfois drogué et se retrouve victimes d’exécution sommaire par des militaires et paramilitaire pour qu’il puisse toucher des primes avec leurs informateurs.

octobre 2009 : accord militaire avec les Etats-Unis pour l’utilisation de sept bases militaires colombiennes.

2010 : août : Juan Manuel Santos succède à Alvaro Uribe dont il a été le ministre de la Défense.
septembre : Jorge Briceno, chef militaire des FARC, tué au cours d’un bombardement.

2011 : 4 novembre : l’armée annonce la mort du chef des FARC, Guillermo León Sáenz, alias Alfonso Cano, lors d’un accrochage survenu dans le département du Cauca, dans le sud-ouest du pays. Celui-ci avait succédé en mai 2008 à Pedro Marín, alias Manuel Marulanda, chef historique du mouvement de guérilla.

2012 : débuts de nouvelles négociations à La Havane, en présence de représentants des Farc et du gouvernement colombien. Sous les auspices de diplomates cubains et norvégiens. Jimmy Carter, Nobel de la Paix, ancien président des États-Unis (de 1977 à 1981) et soutien actif du processus de paix, aurait recommandé ces deux nations pour leur expérience et discrétion.
26 février : annonce par les FARC de l’arrêt des prises d’otages auxquelles elles se livraient depuis la fin des années 1960.
2-28 avril : libération des derniers otages « politiques » des FARC et enlèvement d’un journaliste français.
7-30 mai : libération du journaliste français otage des FARC.
27 août : ouverture de négociations entre le gouvernement et les FARC.

2014 : 15 juin : réélection du président Juan Manuel Santos.
17 décembre : les FARC annoncent pour la première fois un cessez-le-feu illimité.

2015 : 22 mai : les FARC annoncent la rupture de la trêve unilatérale qu’elle avait proclamée en décembre 2014, à la suite d’une attaque d’un de ses camps par l’armée.

2016 : en présence du secrétaire général de l’ONU et de plusieurs présidents de pays voisins, les FARC et le gouvernement tombent d’accord sur le dernier point des pourparlers, à savoir la fin du conflit armé qui prévoit un cessez le feu bilatéral, la fin des hostilités, et le désarmement des FARC.
26 septembre : signature officielle à Carthagène de l’accord de paix devant 2 500 dignitaires étrangers et invités spéciaux, dont le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président cubain Raul Castro, et le secrétaire d’État américain, John Kerry.
2 octobre : les Colombiens rejettent de peu l’accord de paix lors d’un référendum.
7 octobre : le prix Nobel de la paix est décerné au président colombien Juan Manuel Santos pour ses efforts de paix avec la guérilla des FARC, malgré son revers quelques jours plus tôt avec la victoire du "non" au référendum.
Novembre : nouveau traité de paix signé entre les FARC et le gouvernement à La Havane pour donner une seconde chance à la paix : 56 propositions sur 57 sont remaniées. Le volet politique est maintenu : les guérilleros pourront entrer au gouvernement, mais leurs biens vont être confisqués et l’aide pour la formation de leur parti sera revue à la baisse. Ils devront également révéler les routes du trafic de drogue.

2017 :
7 février  : ouverture en Equateur des négociations entre le gouvernement colombien et l’ELN, l’Armée de libération nationale, l’autre guérilla colombienne
13 mars : le Sénat colombien approuve une réforme constitutionnelle créant un système judiciaire spécial pour juger les crimes de guerre commis pendant le conflit qui a opposé la guérilla des FARC aux gouvernements colombiens successifs
Septembre : visite du Pape François en Colombie. Le Pape a contribué aux efforts de paix entre le gouvernement et les FARC.

2018 :
8 mars : les FARC se retirent de l’élection présidentielle colombienne, prévue fin mai. Un retrait dû aux problèmes de santé de son leader et candidat Rodrigo Londoño.
11 mars : élections législatives, la droite opposée à l’accord de paix gagne le plus de voix au Parlement et les FARC n’obtiennent que 0.5% des voix.
15 mars : la justice spéciale pour la paix ,créée par l’accord de paix négocié avec la guérilla des FARC, commence officiellement ses travaux, les magistrats devant juger des violations aux droits de l’homme et des crimes les plus graves commis pendant le demi-siècle de conflit armé.
Avril : le Président équatorien annonce que son pays n’accueillera plus les négociations de paix entre l’Etat colombien et l’ELN, du fait de la recrudescence de violence sur la frontière entre l’Equateur et la Colombie, l’ELN ayant repris ses attaques depuis janvier 2018.
Arrestation de Jesus Santrich, ex-chef des Farc pour trafic de drogue.
27 mai  : élection présidentielle gagnée par Ivan Duque.

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