Chômage partiel : comment le gouvernement subventionne de futurs licenciements

Par Nolwenn Weiler

, par Basta !

Présenté comme un instrument de lutte contre le chômage et un moyen pour les entreprises françaises de faire face à la compétition mondiale, le dispositif de chômage partiel concerne 90 000 salariés chaque mois et coûte au moins 600 millions d’euros par an. Si ce chômage temporaire subventionné permet de retarder des licenciements, le revers de la médaille est moins reluisant : promesses de maintien dans l’emploi non tenues, absence de formations pour les salariés concernés… Bilan d’une des principales mesures anti-crise.

Mettre à pied les salariés plutôt que de les licencier, quand les carnets de commande se dégarnissent : c’est le principe du chômage partiel, appelé aussi chômage technique, qui concerne chaque mois 90 000 employés. Arrivé dans les politiques de l’emploi françaises dès les années 1920, cet outil dit de régulation a été réactivé et assoupli en 2008, pour absorber le choc de la crise. Lors du sommet social du 18 janvier, le chômage partiel a fait l’objet d’un large consensus. Patrons, syndicats de salariés et gouvernement se sont globalement accordés pour simplifier l’utilisation de ce dispositif afin d’en faciliter le recours. Abus de financements publics, promesses de maintien dans l’emploi et de formations non tenues par les entreprises, absence de contrôle : le dispositif pose pourtant de nombreuses questions. Et avant tout son efficacité relative à son coût.

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