Centres et locaux de rétention administrative

, par LA CIMADE

Ce rapport, fruit des observations de cinq associations (Forum réfugiés-Cosi, France terre d’asile, Groupe SOS Solidarités – Assfam , La Cimade, et Solidarité Mayotte), fait le constat d’un enfermement trop souvent abusif et disproportionné.

En 2021 en France, les associations dénombrent plus de 40 000 personnes enfermées dans des centres de rétention. Il s’agit d’hommes, de femmes et d’enfants entré·es dans un centre de rétention entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, pour n’en ressortir qu’un à quatre-vingt-dix jours plus tard, libre, assignée à résidence, hospitalisée ou éloignée de force.

Barbelés
Photo pierrO (CC BY-SA 2.0)

Les associations constatent le refus régulier de certaines préfectures d’exécuter les décisions des juridictions, notamment supranationales. C’est ainsi que des personnes étrangères, parfois accompagnées d’enfants mineurs, ont été maintenues en rétention, voire éloignées, alors même que la Cour européenne des droits de l’Homme avait ordonné leur libération ou la suspension de leur renvoi.

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