Environnement : protéger notre planète

Bibliographie sur les catastrophes naturelles : désertification, inondations, criquets …

, par CDTM 34

Depuis toujours, des catastrophes dérèglent la vie des hommes : il y a trop d’eau ou il n’y en a pas assez, la terre tremble et les volcans crachent, il fait trop chaud ou trop froid, des animaux indésirables détruisent les récoltes ou apportent des maladies…

Les hommes ont tenté de se protéger de ces catastrophes, avec bien peu de succès malheureusement. Au contraire, la croissance démographique, le développement industriel, le déboisement ont rendu la Terre plus vulnérable et les désastres vont en empirant, particulièrement en ce qui concerne les inondations et les désertifications.

La désertification dans le monde : Causes – Processus – Conséquences - Lutte
NAHAM, Ibrahim - PARIS : L’HARMATTAN, 2004, 148 P.
Le nombre de personnes menacées par la désertification, phénomène qui touche les deux tiers des pays du monde, est d’environ un milliard dont la majorité vit dans les pays en développement. La désertification est un problème humain. La dégradation de l’environnement et les tensions biologiques et physiques qu’elle implique s’accompagnent de conséquences d’ordre physique, affectif, économique et social pour l’individu, la famille, la communauté et le pays. D’où la nécessité d’une coopération régionale et internationale contre ce fléau qui sera un des problèmes environnementaux les plus sérieux de notre planète au XXIe siècle.

Obsession de l’eau : sécheresse, inondations : gérer les extrêmes
WARD, Diane Raines - PARIS : EDITIONS AUTREMENT, 2003, 259 P.
La problématique de l’eau prend une place centrale dans les débats concernant l’avenir de l’humanité. Et pour cause, 40 % de la population mondiale tire son eau loin de son lieu d’habitation et 20 % de cette population n’a pas accès à une réserve d’eau non souillée. A l’opposé, l’excès d’eau (pluies diluviennes, inondations, élévation du niveau de la mer) occasionne d’autres fléaux. La croissance démographique ajoute une charge supplémentaire à la terre et à l’eau. La nécessité de nourrir une population en augmentation oblige à un usage croissant des engrais et pesticides, amène à une déforestation et à une érosion des sols. La gestion de l’eau est l’objet de conflits et sa contamination le résultat d’un modèle de développement.

Catastrophes dites "naturelles" et développement : réflexions sur l’origine des désastres aux Philippines
GAILLARD, Jean-Christophe ; LIAMZON, Catherine ; MACEDA, Emmanuel - REVUE TIERS MONDE, n°194, 2008, P. 371-390
Cet article étudie les causes des catastrophes dites "naturelles" aux Philippines. Il démontre que l’augmentation du nombre de désastres au cours du XXème siècle n’est pas d’origine naturelle. Au contraire, elle résulte de la vulnérabilisation de la société philippine, liée aux dynamiques démographiques, à la pauvreté et à la difficulté d’accès aux ressources, au contexte politique. Ces causes structurelles ont conduit de nombreux Philippins à s’exposer de manière vulnérable aux aléas naturels.

Chronique de la mousson africaine
SCIENCES AU SUD, n°42, 2007, P. 7-10
Afin d’étudier les causes et l’impact de la grande sècheresse qui a touché toute l’Afrique de l’Ouest au cours de la période 1970-1990, un grand programme international a été lancé : AMMA (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine). Pendant trois ans (2005-2007), tous les paramètres du climat sur la terre, dans les airs et sous l’eau auront été enregistrés puis analysés.

Tsunamis, cyclones, inondations, des catastrophes si peu naturelles...
DURAND, Frédéric - LE MONDE DIPLOMATIQUE, n°611, 2005, P. 14-15
Pour prévoir des catastrophes naturelles et en limiter les dégâts, il faut s’attacher aux infrastructures locales et à la protection de l’environnement. La question qui se pose par la suite est comment aider les victimes face à ce traumatisme et face à la reconstruction de leur vie, notamment au niveau matériel.

Criquets : un fléau difficile à éradiquer
LAYA, Bintou - CAUSES COMMUNES, n°46, 2005, P. 25
L’invasion des criquets pèlerins en 2004 au Sénégal risque d’entraîner une famine dans certaines régions comme la vallée du fleuve Sénégal, si des mesures ne sont pas prises à temps. Cette menace était signalée depuis le printemps 2004 en Afrique du Nord et n’a pas fait l’objet d’une préparation de défense sérieuse : manque de moyens et négligence ont empêché de contenir le fléau.

Niger : une tragédie silencieuse
LALOUPO, Francis - GEOPOLITIQUE AFRICAINE, n°19-20, 2005, P. 49-57
Le Niger a été confronté en 2005 à une famine sévère : un quart de la population est victime de la grave crise alimentaire due à la sécheresse, à un déficit céréalier et à une dramatique invasion de criquets. L’ONU a lancé un appel à l’aide. On peut s’étonner de l’indifférence dans laquelle se déroule cette tragédie, surtout si on la compare à l’aide massive obtenue par les ONG et les organisations internationales, pour le tsunami. Pourtant les autorités nigériennes avaient tenté d’alerter avant la catastrophe, qui était prévisible.

Cachemire : la déraison d’Etat
JAFFRELOT, Christophe - ALTERNATIVES INTERNATIONALES, n°29, 2005, P. 20
Le 8 octobre 2005, un séisme faisait plus de 50.000 victimes au Cachemire, région que l’Inde et le Pakistan se disputent depuis 1947. Le Pakistan a refusé les offres de New Delhi pour secourir les victimes du séisme ; la géopolitique l’a emporté sur l’humanitaire ce qui soulève la colère populaire. Les partis islamistes qui ont été les premiers à apporter des secours pourraient en retirer des avantages.

Madagascar : les dégâts des cyclones et de l’immobilisme
RALISY, Odile ; RAZANAMPARANY, Irène - SYFIA PRESSE, n°42, 2004, P. 30-34
Bien que les cyclones soient fréquents à Madagascar et que les zones à risque soient bien connues, il faut une politique d’aménagement du territoire pour éviter des pertes énormes et récurrentes. La pauvreté des habitants et les effets pervers de la règle du moins-disant pour la construction des logements détériorent encore plus la situation.

Mega-mishap
MAJUMDER, Mostafa Kamal - DOWN TO EARTH, n°8, 2004, P. 7-8
Au Bangladesh, le Gange déborde en août et septembre, le Brahmapoutre en juillet et août, le Meghna entre avril et juin. Tout ce flux se retrouve à Chandpur où, en août 2004, le niveau des eaux remontant du Golfe du Bengale a été particulièrement élevé. Les inondations ont provoqué d’énormes dégâts. Seulement 8 % de l’eau charriée par ces trois rivières sont d’origine pluviale, le reste provenant des bassins versants en amont, c’est-à-dire de l’Inde. Il est indispensable que l’information sur l’état des cours d’eau circule le plus rapidement possible entre les autorités indiennes, népalaises et le Bangladesh.

RD-Congo : deux ans après, le volcan Nyiragongo tue toujours
NAMUJIMBO, Déo - SYFIA PRESSE, n°39, 2004, P. 38-39
Le Nyiragongo, entré en éruption à Goma le 17 janvier 2002, tuant des dizaines de personnes et chassant 40 000 familles, continue d’empoisonner aujourd’hui, par ses rejets de gaz, de cendres, et la contamination des eaux. Les autorités diffusent à la radio des messages de mesures de protection contre le soufre. Les cendres volcaniques continuent de se répandre à plus de 50 km du volcan, d’où la nécessité de couvrir et laver les aliments. Les effets secondaires de l’éruption, les gaz, ne seront pas soignés, les organisations humanitaires étant reparties une fois l’urgence passée.

Des nomades entre la ville et les sables : la sédentarisation dans la Corne de l’Afrique
PIGUET, François - PARIS : KARTHALA, 1999, 448 P.
Les pays africains du Sahel ont subi de 1968 à 1985, deux sécheresses qui ont entraîné la famine. Cette catastrophe a particulièrement affecté les populations de pasteurs nomades. Démunis de tout, ils ont subi une sédentarisation forcée et se sont "clochardisés". La subsistance des nomades dépend de l’assistance familiale et de l’aide internationale, ainsi que de l’insertion dans des activités hors élevage. L’aide alimentaire et les logistiques des organisations humanitaires induisent des effets pervers, tels que la chute de la production locale, l’abandon des pratiques traditionnelles et une dépendance certaine. Par contre, le secteur informel s’articule aisément avec l’économie de l’aide ; il constitue une sorte de sas d’adaptation. La ville représente le lieu par excellence du changement social.

La mort de la brousse : la dégradation de l’environnement au Sahel
MARIKO, Kélétégui A. - PARIS : KARTHALA, 1996, 128 P.
L’auteur montre, à travers ses propres souvenirs et d’autres témoignages, la dégradation de l’environnement sahélien. Il n’existe plus de zones pastorales vraies dans les pays sahéliens d’Afrique occidentale. Des régions entières sont méconnaissables et ne sont plus que désert ou pré-désert. Ce livre, cri d’alarme, est aussi un plaidoyer pour que des actions vigoureuses soient entreprises pour la sauvegarde du Sahel.

Les Touareg face aux sécheresses et aux famines (1900-1985)
SPITTLER, Gerd - PARIS : KARTHALA, 1993, 423 P.
L’auteur qui a séjourné plusieurs fois chez les Key Ewey s’élève contre l’image, couramment véhiculée, de la famine où les hommes ne sont que des victimes. Il montre que chez les Touareg, les structures sociales et les traditions culturelles permettent de maîtriser la crise. Il n’y a pas de recettes techniques pour éviter les famines au Sahel, et toute action dépend moins des agents de coopération et des fonctionnaires que des vertus et du discernement des paysans et des nomades.

S.O.S. sécheresse : enfants et jeunes réagissent
DE LASA, Catherine - PARIS : EDITIONS OUVRIERES, 1986, 168 P.
Des jeunes du Nord découvrent l’importance de l’eau et lancent un groupe Tiers-Monde. Au Sud, l’eau prend vie dans les légendes et contes. Des bienfaits de l’eau on passe aux tragédies : désert, pollution, inondations. La solidarité Nord-Sud pour le développement s’organise à travers la prise de conscience des individus, l’action des ONG et celle des gouvernements.

Sahel : histoire d’une désertification
GUINAMARD, Monique - PARIS : COMITE FRANCAIS POUR L’UNICEF, 1985, 92 P.
Jusqu’à il y a quelques décennies, les peuples du Sahel pouvaient vivre correctement ; les productions des uns et des autres étaient complémentaires malgré certaines années de sécheresse, dont celle terrible de 1970. Puis, pendant les années 80, la sécheresse s’est accentuée, entraînant la désertification ; les populations durent alors envisager de s’organiser autrement pour survivre.

Sécheresses et famines du Sahel I : écologie, dénutrition, assistance
COPANS, Jean - PARIS : MASPERO, 1975, 157 P.
Les sociétés locales africaines, qu’elles soient nomades ou sédentaires, savaient s’adapter à la sécheresse et à la famine mais les moyens techniques et sociaux dont elles disposaient sont devenus inexistants. Ce volume propose des éléments pour une compréhension globale des phénomènes de sécheresse et de famine au Sahel. Des précisions sont données sur les facteurs climatiques, la situation sociale et nutritionnelle des populations, les conditions d’aide et de développement et les conséquences politiques.

Sécheresses et famines du Sahel II : paysans et nomades
COPANS, Jean - PARIS : MASPERO, 1975, 144 P.
Ce volume est consacré à des études de cas d’inspiration ethno-sociologique qui décrivent et expliquent les réactions à la sécheresse. Analyses des répercussions du développement économique sur une population d’agriculteurs sédentaires. Critique et démystification des pseudo-vertus du progrès technique capitaliste. Description de la situation concrète d’un village mossi et de la manière dont les habitants ont tenu le coup. Panorama de la situation de certaines populations nomades. Ce dossier invite à la critique des images et idéologies fondées sur le rôle de la "fatalité naturelle ou humaine".