Environnement : protéger notre planète

Bibliographie sur la nature, les écosystèmes, la biodiversité

, par CDTM 34

Tout au long de la préhistoire et de l’histoire, il y a eu des disparitions d’espèces animales et végétales. Le problème auquel l’humanité a à faire face actuellement, c’est l’accélération de ce phénomène. Les modifications rapides de l’environnement, la dégradation des sols, le réchauffement climatique, la chasse ou la cueillette non contrôlées, la destruction de l’habitat de certaines espèces, et la sélection en agriculture des espèces les plus commerciales amènent la disparition de nombreuses espèces et une baisse inquiétante de la biodiversité. A laquelle s’ajoute la biopiraterie, qui est un contournement des règles internationales de protection de la biodiversité.

La Liste rouge des espèces menacées
Grâce à la Liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour le Conservation de la Nature), on sait aujourd’hui de façon sûre que 12% des espèces d’oiseaux, 23% des mammifères, 32% des amphibiens, 42% des tortues et un quart des espèces de conifères sont menacées d’extinction mondiale. La Liste rouge de l’UICN est retenue par la Convention sur la diversité biologique comme un indicateur privilégié pour suivre l’état de la biodiversité dans le monde.

Pourtant, on avait pu croire qu’à Rio de Janeiro, en 1992, un vent nouveau allait mettre de l’ordre dans tout cela.

La Convention sur la diversité biologique a été proposée à la signature lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) à Rio de Janeiro en juin 1992.

"Les parties contractantes,
Conscientes de la valeur intrinsèque de la diversité biologique et de la valeur de la diversité et de ses éléments constitutifs sur les plans environnemental, génétique, social, économique, scientifique, éducatif, culturel, récréatif et esthétique
Conscientes également de la diversité biologique pour l’évolution et pour la préservation des systèmes qui entretiennent la biosphère,…
Déterminées à conserver et à utiliser durablement la diversité biologique au profit des générations présentes et futures
Sont convenues de ce qui suit :
Article premier : Objectifs
Les objectifs de la présente Convention … sont la conservation de la diversité biologique , l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques…"
(voir les 85 pages du texte complet : www.cbd.int/convention/convention.shtml)


ONG et biodiversité : représenter la nature ?

AUBERTIN, Catherine - PARIS : IRD, 2005, 210 P.
L’intérêt porté à la biodiversité est relativement récent dans le public. Les ONG d’environnement, qu’on peut appeler ONG-E, se placent en acteurs indispensables de la protection de la biodiversité. Les auteurs de cet ouvrage (sociologues, économistes et politistes) s’interrogent sur le bien-fondé du rôle des ONG-E dans ce domaine. Celles-ci ont attiré l’attention sur l’importance de la biodiversité et sur ses modes de gestion. Elles sont devenues un pivot des politiques de protection de l’environnement, tantôt comme contre-pouvoir face aux Etats, tantôt comme partie prenante du nouvel ordre écologique et économique mondial, parfois au sein d’alliances avec des firmes.

La biopiraterie ou le pillage de la nature et de la connaissance
SHIVA, Vandana - PARIS : ALIAS, 2002/02, 166 P.
L’auteure, scientifique et militante indienne, démontre que la colonisation par les pays du Nord des peuples du Sud se poursuit par l’appropriation des ressources naturelles dont ils ont besoin pour leur survie physique et culturelle. Elle expose la menace globale que représentent les transformations des organismes et leur exploitation pour le profit.

Biodiversité, nature et développement
LOUP, Jacques ; WERTZ-KANOUNNIKOFF, Sheila – Regards sur la terre 2008 - PARIS : SCIENCES PO LES PRESSES, 2007, P. 79-233
L’urbanisation croissante de la planète (depuis 2007, la moitié de la population mondiale réside en ville) va obliger l’agriculture mondiale à nourrir une population urbaine qui va doubler au cours du prochain demi-siècle. Notre dépendance à l’égard de la nature concerne non seulement la production agricole, mais aussi l’approvisionnement en eau, la lutte contre les maladies. Tout cela risque d’exacerber les tensions que subissent les écosystèmes depuis la révolution industrielle. Le changement climatique en cours va accélérer la détérioration de la biodiversité. Ce dossier apporte de nombreuses informations et analyses sur ce sujet.

L’écotourisme est-il un mode durable de valorisation des ressources naturelles ? Une comparaison Namibie - Madagascar
LAPEYRE, Renaud ; ANDRIANAMBININA, Djohary ; MERAL, Philippe - AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°222, 2007, P. 83-110
Les organismes internationaux et les gouvernements prônent l’écotourisme pour valoriser la biodiversité des pays du Sud et lutter contre la pauvreté rurale. Cet article compare les filières utilisées à Madagascar et en Namibie.

Développement viable et valorisation environnementale (Caraïbe - Amérique latine)
BRETON, Jean-Marie - PARIS ; POINTE A PITRE : KARTHALA ; CREJETA, 2006, 488 P.
Les nombreux auteurs de cet ouvrage, à partir d’approches différenciées, de regards croisés, de réflexions transversales, souhaitent apporter une contribution engagée à la construction du futur de l’homme et de la planète. Cet ouvrage montre que les chercheurs, les ONG, les pouvoirs publics et autres acteurs du développement, ont progressé dans l’appréhension des relations entre l’économique et l’environnement. Les auteurs montrent que, dans ces domaines où les milieux naturels constituent souvent la base du produit touristique, les expériences sont nombreuses. Pour cela, il a fallu asseoir juridiquement les fondements de l’industrie touristique par rapport à l’environnement.

Le soja contre la vie
PIRO, Patrick - FAIM DEVELOPPEMENT MAGAZINE, n°209-210, 2006, P. 15-37
La culture du soja s’est développée de façon intensive partout dans le monde. Pourtant au Brésil, le développement de cette culture rime avec déforestation, élevage, perte de terre pour les paysans, déséquilibres écologiques et développement des cultures Ogm. En France aussi les conséquences de la production intensive de cette plante pose des questions sur l’impact économique, écologique et social. Des associations proposent une réorientation des politiques agricoles et commerciales mondiales.

Le désert vert avance
DOS REIS, Isabelle - ALTERMONDES, n°6, 2006, P. 41
Au Brésil et en Uruguay, la monoculture de l’eucalyptus est désignée par les associations sous le nom de "désert vert". Gourmande en espace et en eau, cette culture dégrade les sols. Des sociétés multinationales sont propriétaires des plantations et des usines de cellulose très polluantes, où les conditions de travail sont souvent indignes pour une production de papier d’emballage, destinée aux pays du Nord. Le 8 mars 2006, 2000 femmes soutenues par Via Campesina ont mené une action "coup de poing" pour dénoncer cette situation.

Sauver nos sols pour sauvegarder nos sociétés
LAHMAR, Rabah ; RUELLAN, Alain ; DOSSO, Mireille - PARIS : EDITIONS CHARLES LEOPOLD MAYER, 2002, 126 P.
Les sols, de par leur diversité et leur multifonctionnalité, constituent l’un des fondements de la vie sur terre, et l’un des facteurs majeurs des équilibres de la biosphère. Ils sont au coeur des préoccupations actuelles de développement dumain, particulièrement en ce qui concerne l’alimentation, l’environnement et les changements climatiques. Aucune réponse ne pourra être trouvée à ces enjeux sans les prendre en compte.

Voix africaines : Pasteurs nomades et chasseurs cueilleurs en Afrique sub-saharienne
PARIS : SURVIVAL - ETHNIES, n°27, 2001, 128 P.
La conférence qui s’est tenue à Arusha a contribué à renforcer les droits des peuples indigènes d’Afrique et leurs organisations, encore très récentes. Des peuples de chasseurs-cueilleurs et de pasteurs ont ainsi eu la possibilité de se rencontrer et de prendre conscience qu’ils partageaient les mêmes problèmes. Occupant des espaces lointains, à l’écart des grandes zones d’exploitation agricole ou minière, souvent nomades, ces populations minoritaires sont actuellement mal intégrées dans les Etats post-coloniaux et sont souvent victimes de discriminations diverses résultant d’un regard ethnocentriste qui n’est pas sans rappeler celui de certains colons.Les résolutions de la conférence affirment le droit à la terre, aux ressources naturelles, et proposent un plan d’action.

Biodiversité : le vivant en mouvement
PIONETTI, Carine ; BRAC DE LA PERRIERE, Robert Ali - PARIS : CHARLES LEOPOLD MAYER, 1999, 163 P.
Recueil de fiches d’expériences traitant de facettes diverses de la biodiversité, ce document est avant tout un pas vers l’échange d’information. Echanges d’expériences entre ceux et celles qui utilisent et gèrent quotidiennement la diversité du vivant, qui l’étudient, qui suivent les négociations internationales sur les ressources génétiques, qui sont impliqués dans des projets de conservation. Ces expériences proposent une réflexion sur les fondations de la relation liant les êtres humains à leurs milieux naturels, aux semences qu’ils cultivent, aux forêts qu’ils habitent et aux océans qu’ils sillonnent.

Nature sauvage, nature sauvée ? Ecologie et peuples autochtones
MONOD, Jean-Claude - PARIS - ETHNIES, n°24-25, 1999
D’un bout à l’autre de la planète, le destin des peuples indigènes apparaît chaque jour davantage lié à la préservation de leur environnement. La prise de conscience de la gravité des périls écologiques pour l’avenir de l’humanité s’est accompagnée, ces dernières années, d’une réflexion sur le rôle des peuples indigènes dans la protection de certains écosystèmes et de la biodiversité. Certains gouvernements ou organismes internationaux n’hésitent pourtant pas à prôner l’expulsion des peuples indigènes afin de constituer des parcs naturels vierges de toute présence humaine. L’écologie entre alors en conflit avec les droits des peuples.

Environnement et diversité du vivant
LEVEQUE, Christian - PARIS : CITE DES SCIENCES ET DE L’INDUSTRIE ; ORSTOM, 1994, 128 P.
La diversité biologique s’est développée au fil des temps dans un environnement changeant. Elle se caractérise par la diversité des écosystèmes, des espèces et de la génétique. Les activités humaines appauvrissent cette diversité. Les ressources alimentaires sont issues de la biodiversité. La santé, l’industrie et les technologies en sont des applications. Elle est devenue un enjeu économique ; donc, il faut la protéger.

La biodiversité, enjeu planétaire : préserver notre patrimoine génétique
CHAUVET, Michel ; OLIVIER, Louis - PARIS : SANG DE LA TERRE, 1993, 416 P.
La biodiversité est très utile : le prélèvement dans la nature a constitué la première source de notre alimentation, des vêtements, des médicaments. La domestication a amené l’homme à transformer les écosystèmes. Mais le nombre d’espèces diminue rapidement, ainsi que le nombre de races et de variétés. La biodiversité continuera de disparaître à un rythme accru si les pays du Sud ne se développent pas et si ceux du Nord ne modifient pas leur comportement.