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L’enjeu alimentaire

Bibliographie sur l’enjeu alimentaire

, par CDTM 34, CRIDEV, RECIDEV

Généralités

De nombreux pays ont perdu le contrôle réel de leurs productions agricoles. Au départ, ils tentaient souvent de s’adapter aux conditions des marchés régionaux, puis du marché mondial, mais ce faisant, ils sont devenus tributaires d’aléas économiques, financiers, politiques, qui n’ont plus rien à voir avec le climat, la mousson ou la sécheresse…
C’est ainsi que la faim dans le monde, qui avait sensiblement reculé durant les années 1970-1990, repart désormais de plus belle. Souveraineté alimentaire et faim dans le monde : deux problèmes liés.

Nourrir l’humanité : les grands problèmes de l’agriculture mondiale au xxie siècle
Parmentier, Bruno – Paris : La Découverte, 2009, 293 p.
Désormais, 1 milliard de personnes ne peuvent pas manger à leur faim. L’auteur présente les questions de l’avenir des subventions agricoles au sein d’un commerce mondialisé, des rapports de l’agriculture avec l’agro-industrie, du risque de crises sanitaires de grande ampleur, de l’extension de la production d’OGM...

Agricultures africaines et marché mondial
Dufumier, Marc – Pantin : Fondation Gabriel-Péri, 2007, 86 p.
Analyse de la crise agraire et rurale que connaît l’Afrique subsaharienne et de ses conséquences : faiblesse des niveaux de vie, malnutrition, érosion des sols, exode rural et migrations massives vers l’étranger.

Nourrir 9 milliards d’hommes
GHERSI, Gérard - Paris : ADPF, 2005/09, 152 p.
Cet ouvrage, réalisé par un collectif de chercheurs, est destiné à accompagner une exposition sur la question alimentaire dans le monde mais il peut être utilisé indépendamment de cette exposition. Après un rappel des enjeux posés par la faim dans le monde, on y trouve un état des lieux et une analyse de la situation de l’insécurité alimentaire mondiale, de ses causes et de ses conséquences sur les populations. Le rôle de la recherche dans la lutte contre ce fléau est précisé. Il est rappelé que produire davantage ne suffit pas et que le vrai problème est dans le partage des ressources et dans la mise en place de politiques commerciales et de développement prenant en compte le droit légitime des populations à la souveraineté alimentaire.

Agricultures et paysanneries des Tiers Mondes
Dufumier, Marc – Paris : Karthala, 2004, 600 p.
Un livre essentiel pour comprendre les problèmes et les perspectives des paysans du tiers-monde, dont la plupart continuent de travailler en bio, sans engrais ni pesticides d’aucune sorte.

La faim, pourquoi ? Un défi toujours d’actualité
De Ravignan, François – Paris : La Découverte, 2003, 120 p.
L’auteur, très engagé dans les questions de défense de la souveraineté alimentaire, propose une analyse politique à travers une série de questions pertinentes qui éclaireront tous les publics sur les enjeux véritables des questions agricoles et alimentaires.

Atlas de l’alimentation dans le monde
MILLSTONE, Erik, LANG, Tim - Paris : Autrement, 2003/01, 127 p.
L’alimentation de A à Z de sa production en passant par sa distribution jusqu’à sa consommation. Perspectives futures et mise en relief des inégalités mondiales auxquelles s’ajoute la détérioration de l’environnement.

Gaïa, une médecine pour la planète
Lovelock, James – Paris : Sang de la terre, 2001, 192 p.
La théorie Gaïa postule que la Terre est un être vivant, lequel a, jusque-là, toujours été capable de se « soigner » seul. En s’appuyant sur cette intuition, Lovelock montre que nous devons penser la Terre comme un être vivant global, et non comme une juxtaposition de parties indépendantes que nous pourrions abîmer sans nous soucier de la santé de l’ensemble.

La faim dans le monde expliquée à mon fils
ZIEGLER, Jean - Paris : Seuil, 1999/09, 64 p.
L’auteur, dans un dialogue avec son fils, explique pourquoi trente millions d’êtres humains meurent de faim chaque année et pourquoi des centaines de millions d’autres sont gravement mal nourris. Il propose des pistes pour sortir de cette injustice monstrueuse.

Histoire des agricultures du monde
Mazoyer, Marcel ; Roudart, Laurence – Paris : Le Seuil, 1997, 533 p.
Les auteurs, spécialistes internationalement reconnus des questions agricoles, tracent un tableau historique de l’agriculture, du néolithique à nos jours, dans une perspective politique. Entre autres, ils plaident pour le maintien de modes d’agriculture parfois taxés de « primitifs », mais mieux respectueux de l’environnement.

Géopolitique de la faim
CASTRO, Josué de - Paris : Economie et Humanisme, Les Editions Ouvrières, 1971, 484 p.
L’auteur expose une nouvelle conception des problèmes de la faim et du sous-développement en utilisant les principes de la géographie et de l’écologie. Il apporte un nouvel éclairage au problème complexe du phénomène de la sous-nutrition. Cet ouvrage a 35 ans. Mais l’analyse présentée est toujours d’actualité.

Comprendre les émeutes de la faim de 2008

La crise alimentaire mondiale et le Droit à l’alimentation
GOLAY, Christophe – Genève : Cetim, 2008/12. 16 P.
La question de l’accès à l’alimentation, droit fondamental, est plus que jamais d’actualité. Depuis l’éclatement de la crise alimentaire du printemps 2008, tous les États, toutes les agences onusiennes et une grande partie des mouvements sociaux ont pris position sur les causes de la crise et les moyens d’y remédier. Paradoxalement, l’approche de la lutte contre la faim et de la sous-alimentation qui est basée sur le droit à l’alimentation, prônée par les États, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la société civile depuis 1996, semble perdre du terrain, au moment où elle pourrait être la plus utile. De ce constat est né ce cahier critique, qui a pour but de remettre la crise alimentaire dans son contexte - la faim structurelle - et de replacer l’approche basée sur le droit à l’alimentation au cour des réflexions sur la crise actuelle et sur les moyens de lutter contre la faim et la sous-alimentation chroniques.

Les émeutes de la faim : du sous-investissement agricole à la crise sociopolitique
DUFUMIER, Marc ; HUGON, Philippe - REVUE TIERS MONDE , 2008/10, 196. P. 927-934
Les crises dénommées communément "émeutes de la faim" qui se sont généralisées en Afrique, en Haïti, en Asie et en Amérique latine, au cours de l’année 2008, témoignent de la vulnérabilité croissante des agricultures locales et d’un sous-investissement dans les campagnes du Sud. Elles montrent aussi la montée des inégalités de revenus dans un monde spéculatif où les productions agricoles sont vendues aux plus offrants sur les marchés internationaux.

Le monde a faim : Nos choix sont vitaux
ALTERNATIVES ECONOMIQUES, 2008/09, 272 bis. 14 P.
Les pays pauvres sont les plus affectés par les fluctuations des prix des denrées alimentaires. La solution raisonnable est la valorisation, dans chaque pays, des capacités locales de l’agriculture en relançant la formation et en développant des aménagements agricoles. L’objectif est de soutenir une agriculture familiale modernisée, pourvoyeuse d’emplois et de revenus pour répondre aux besoins alimentaires ruraux et également urbains. Cela suppose que l’aide accordée par les pays du Nord soit prioritairement dirigée vers cet objectif alors que, depuis vingt ans, seule la libéralisation des marchés prétendait nourrir les populations locales. Cette dernière politique n’a fait que développer les cultures d’exportations par rapport aux cultures vivrières.

Allons-nous mourir de faim ? Comprendre la crise alimentaire mondiale
MOUCHON, Frédéric - Paris : Calmann-Levy, 2008/09. 217 P.
Cet ouvrage pose la question essentielle de notre époque : comment nourrir neuf milliards d’humains en 2050 alors que les ressources en eau se tarissent, que les terres cultivables se réduisent et qu’un tiers des espèces de poissons sont déjà en voie de disparition ? Une crise alimentaire mondiale menace d’entraîner dans la famine des dizaines de millions d’êtres humains. Les spéculateurs, les producteurs de biocarburant et le gaspillage des pays riches sont montrés du doigt.

L’aide alimentaire

La distribution de nourriture aux populations pour assurer leur survie, en cas de famine, répond à une nécessité d’urgence. Mais l’envoi de produits alimentaires n’est efficace que dans des cas très particuliers et sous certaines conditions. L’aide ne peut tenir lieu de réelle politique de lutte contre la pauvreté. Elle est trop souvent dictée par les stratégies des donateurs plutôt que par les besoins des bénéficiaires.
La plus grande partie de l’aide alimentaire est consentie par les pays riches aux pays du Sud dans le cadre de programmes qui permettent aux agriculteurs du Nord d’écouler leurs excédents, mais qui ne sont pas favorables aux agriculteurs du Sud. Cette aide alimentaire est remise en vente dans les circuits nationaux, par les Etats qui en bénéficient, entraînant des effets pervers, notamment parce qu’elle entre en compétition avec les productions locales. Elle ne peut, ni ne doit, devenir durable. Elle déséquilibre les marchés locaux, perturbe bien souvent les habitudes alimentaires et pire encore, en cas de conflits, devient une « arme » négociable, source de revenus pour les combattants.

La faim dans le monde : vraies et fausses solutions
MADAULE, Stéphane - L’ECONOMIE POLITIQUE, n°43, 2009/07, P. 23-34
Fait partie du dossier "La crise alimentaire qui vient".
Régler le problème de la faim par un surcroît de libre-échange présente le risque qu’une concurrence complètement libre interdise aux populations rurales des pays pauvres le droit à produire pour vivre. L’aide publique au développement devrait soutenir la production de produits vivriers ce qu’elle n’a jamais fait. L’aide alimentaire doit être menée avec modération pour ne pas perturber les marchés locaux. La recherche d’une souveraineté alimentaire est l’objectif à atteindre d’une politique agricole menée avec un effort d’investissement et une régulation des prix intérieurs en veillant à conserver aux plus nécessiteux leur principal outil de subsistance.

Crise alimentaire mondiale : Quelles solutions ?
PROBLEMES ECONOMIQUES, n°2955, 2008/10/01, P. 2-28
Dossier comprenant :
* La flambée des prix des biens alimentaires (Thomas Helbling, Valérie Mercier-Blackman et Kevin Cheng)
* Et si la crise était profitable aux pays du Sud ? (Benjamin Neumann)
* Le prix à payer de la révolution verte (Vivienne Walt)
* Seules les grandes exploitations du Nord pourront offrir davantage (The Economist)
* L’ouverture agricole américaine et européenne : une solution pour le Sud ? (Christophe Gouel et Maria Priscila Ramos).
Le recours à l’aide pour résoudre les crises alimentaires ne constitue qu’une solution de court terme. Soutenir durablement les petits producteurs des pays en développement qui souffrent des défaillances du marché et qui ne disposent pas de moyens suffisants pour réagir aux variations des cours, est la voie à privilégier. Accroître la libéralisation commerciale du secteur agricole ne serait profitable qu’aux grands producteurs du Sud comme le Brésil.

Les émeutes de la faim font réfléchir
JADOUL, Xavier - ANTIPODES, n°182, 2008/09, P. 14-20
Entretien avec Xavier Jadoul, propos recueillis par Antonio de la Fuente. Cet article fait parti du dossier "crise alimentaire et alternatives". Il est suivi d’un reportage de Jean-Pierre Arisma, "Manger de la terre pour tromper la faim", p. 19-20.
Haïti est durement frappée par la crise alimentaire mondiale. Dans ce pays marqué par l’instabilité politique et l’insécurité, la communauté internationale intervient de manière inadaptée : les politiques d’aides délaissent le développement agricole pour subventionner des activités plus rentables et lucratives qui ne profitent pas à la majorité des Haïtiens. Les plus pauvres en sont réduits à se nourrir de galettes de terre, et dans les bidonvilles des émeutes de la faim ont éclatées. Les ONG qui soutiennent la relance d’une production locale semblent bien impuissantes face au dumping des multinationales et aux distributions du PAM, qui modifient les habitudes alimentaires.

Crise alimentaire mondiale : Quelles solutions ?
PROBLEMES ECONOMIQUES, 2008/10/01, 2955. P. 2-28
Le recours à l’aide pour résoudre les crises alimentaires ne constitue qu’une solution de court terme. Soutenir durablement les petits producteurs des pays en développement qui souffrent des défaillances du marché et qui ne disposent pas de moyens suffisants pour réagir aux variations des cours, est la voie à privilégier. Accroître la libéralisation commerciale du secteur agricole ne serait profitable qu’aux grands producteurs du Sud comme le Brésil.

L’aide alimentaire : nouveau débouché des OGM ?
NOISETTE, Christophe - HEMISPHERES, 2005/09, 30. P. 6-7
Début 2000, l’absence de réglementations internationales a favorisé l’introduction d’OGM dans les pays du Sud sollicitant des aides alimentaires. L’aide alimentaire constitue pour les entreprises agroalimentaires "un cheval de Troie" pour l’ouverture de nouveaux marchés et permet également de réguler les prix des principales cultures aux Etats-Unis. Seule la Zambie a refusé l’arrivée de produits génétiquement modifiés sur son territoire. Ce cas d’école montre d’une part qu’un pays peut recevoir une aide alimentaire exempte de plantes génétiquement modifiées, d’autre part qu’il est plus important de favoriser le développement afin d’être moins dépendant de l’aide alimentaire des pays du Nord.

Géopolitique de la faim : faim et responsabilités
Action Contre la Faim - Paris : PUF, 2004/09, 245 p.
La lutte contre la faim a beaucoup évolué ces dernières décennies, et peut être considérée aujourd’hui comme une forme de l’action humanitaire d’urgence. Beaucoup plus qu’un problème de sous-développement agricole, les famines sont désormais les conséquences de crises majeures, politiques (guerres) ou sanitaires (SIDA). Les stratégies d’intervention des ONG doivent s’adapter à ces nouveaux contextes, notamment dans des cas de pénuries alimentaires en milieu urbain. Cet ouvrage collectif incite également à une réflexion sur le sens de l’intervention humanitaire.

Un nouveau modèle économique. Développement, justice, liberté
Sen, Amartya – Paris : Odile Jacob, 2003, 480 p.
L’économiste et prix Nobel d’économie 1998 reprend ici sa thèse fondamentale sur le développement, qui ne peut se réaliser dans aucun pays sans une progression de la justice et de la démocratie. Il remet ainsi en question certaines visions occidentalocentriques, qui font passer l’aide, y compris l’aide alimentaire, par les seules voies de l’économie.

Famines et politique
BRUNEL, Sylvie - Paris : Presses de Sciences PO, 2002/02, 136 p.
L’auteure expose ici une thèse en partant d’une citation d’Amartya SEN, prix Nobel d’économie : "La prévention des famines met en jeu des mesures si faciles que la véritable énigme tient à ce qu’elles continuent à sévir". Elle déclare après d’autres que, dans le monde, la quantité de nourriture disponible, les moyens des agences d’aide et la force des médias sont tels que les famines ne devraient plus exister. Exemples à l’appui, Sylvie Brunel affirme que les famines naturelles n’existent plus et distingue les famines "niées" dont on cache l’existence le plus longtemps possible, les famines "créées" le plus souvent par des conflits et les famines "exposées", outils de propagande dans le contexte de l’humanitarisation de l’aide. Sa conclusion est qu’il y a nécessité absolue à cesser d’encourager les régimes affameurs.

L’Aide humanitaire, aide à la guerre ?
PEROUSE DE MONTCLOS, Marc-Antoine - Bruxelles : Ed. Complexe, 2001, 208 p.
Cet ouvrage évoque les limites de l’efficacité de l’aide humanitaire d’urgence lors de conflits armés ou civils. Il pose le problème du détournement de l’aide au profit de l’alimentation des économies de guerre. Même si les acteurs humanitaires ont imaginé une série de parades pour éviter le détournement de l’aide à des fins militaires, aucune méthode efficace n’a encore été trouvée pour connaître le seuil à partir duquel les effets pervers de l’aide l’emportent sur les effets bénéfiques.

Sécurité et souveraineté alimentaires

La sécurité alimentaire qui est « l’accès à tout moment pour chaque individu, à une nourriture quantitativement et qualitativement suffisante pour mener une vie saine et active » est un droit réaffirmé par le Sommet mondial de l’alimentation réuni en 1996 par la FAO. Ce droit s’accompagne de la nécessité pour chaque pays d’assurer l’autosuffisance alimentaire pour les principales productions agricoles de base (blé, riz…).

Beaucoup d’efforts ont été faits, ces dernières décennies, pour produire davantage. Mais augmenter les aliments disponibles ne suffit pas. Il faut que les populations disposent de moyens pour les acquérir.
Pour assurer sa sécurité alimentaire, chaque nation devrait avoir la liberté de mener et développer sa propre capacité de production agricole, de définir ses politiques agricoles et de protéger ses producteurs, sans nuire à la sécurité alimentaire des autres pays. Améliorer la sécurité alimentaire est donc un problème complexe ; les organismes de régulations des échanges internationaux, notamment l’Organisation Mondiale du Commerce, devraient avoir un rôle majeur à jouer pour le respect des populations à la souveraineté alimentaire. Malheureusement cela n’est pas le cas et le renforcement des capacités à produire des pays en développement est aujourd’hui un objectif politique porté par des mouvements du Nord comme du Sud.

Crise alimentaire : La faim regagne du terrain
ESTIVAL, Laurence - ALTERNATIVES ECONOMIQUES , 2009/10, 284. P. 51-55
Avec la crise, le nombre de personnes sous-alimentées explose. Il est urgent de permettre aux pays du Sud qui sont les plus fragiles, d’assurer leur souveraineté alimentaire en les encourageant à développer leur agriculture. Pour cela il faut réhabiliter les politiques d’appui aux producteurs : accès à la terre, aides pour l’achat d’intrants et protection vis à vis d’importations qui déstabilisent des marchés locaux. Il faut aussi des réaménagements agricoles avec l’objectif de mieux contrôler l’eau et de développer des moyens de stockage et de transport des récoltes vers les marchés. Un accompagnement financier est nécessaire : accès facilité au crédit et augmentation de l’aide internationale.

Semences paysannes, fondement de la souveraineté alimentaire en Afrique
CNOP ; BEDE - Montpellier : BEDE, 2008/08. 64 P.
Cette brochure présente le compte rendu de la rencontre des membres d’organisations paysannes de 17 pays, principalement d’Afrique de l’Ouest, qui avait le double objectif d’essayer de mieux comprendre comment, par le biais de réglementations et de lois, on confisque aux paysans leur droit de conserver et de ressemer leurs semences, et de construire des instruments collectifs pour renforcer les droits et le contrôle des paysans et paysannes sur leurs semences.

Souveraineté alimentaire : un nouveau droit à imposer
CAMPAGNES SOLIDAIRES , 2007/01, 214. 8 P.
Parce que l’agriculture est d’abord et avant tout une source d’aliments et secondairement un objet de commerce, il est important que les Etats et les populations puissent déterminer leur propre politique agricole et alimentaire, en redonnant une souveraineté aux décisions de l’Etat.
L’agriculture paysanne est placée au coeur du dispositif. Aujourd’hui, l’OMC est en échec : la faim et la pauvreté ont augmenté au cours des dix dernières années de libre-échangisme. Les organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest s’organisent autour du Mali et de la souveraineté alimentaire pour en faire un nouveau droit international.

Commerce international, agriculture et souveraineté alimentaire
FERAL, Maude - Peuples en marche, n° 196, 2004/09, p. 8-19
Le droit à la souveraineté alimentaire doit s’inscrire dans le droit international. Contre l’OMC et le FMI, ll faut modifier l’organisation des échanges agricoles internationaux. En Europe, "la plate-forme des agricultures durables et solidaires" s’y emploie, mais il faut élargir le front de la mobilisation. En Asie, et au niveau international des Fédérations s’efforcent de démocratiser l’Accès à la terre tandis que les gouvernements misent sur les cultures d’OGM...

La sécurité alimentaire : pour des politiques de développement équitable et durable
Nogent sur Marne : CICDA, 2001/11, 26 p.
Ce texte précise les orientations stratégiques de CICDA sur ses actions de coopération liées à des problématiques de sécurité alimentaire. Il s’appuie sur différentes expériences de projets mis en oeuvre par CICDA, plus particulièrement en Amérique latine.

Le droit à l’alimentation
ZIEGLER, Jean - Paris : Mille et Une Nuits, 2003/05, 225 p.
Après avoir dressé un état des problèmes alimentaires dans le monde, Jean Ziegler explique ce qu’est le droit à l’alimentation. Il décrit les principaux instruments du droit international qui sont les piliers du droit à l’alimentation, puis les différentes violations de celui-ci. Parmi les causes de l’insécurité alimentaire il insiste sur la déréglementation du commerce international qui favorise les plus puissants au détriment des plus pauvres.

La question alimentaire et agricole mondiale au début du XXIe siècle
MAZOYER, Marcel ; ROUDART, Laurence - Mondes en Développement, n° 117, 2002, 87 p.
En ce début de XXIe siècle, la situation alimentaire et agricole mondiale est affligeante : la famine sévit dans de nombreux pays, la sécurité alimentaire n’est assurée nulle part et la plupart des paysans ne peuvent pas vivre du travail de leur exploitation. Avec une analyse de la situation et des politiques agricoles du XXe siècle, cette revue propose de nouvelles perspectives pour un avenir moins sombre.

Les luttes paysannes pour une agriculture durable

Les ¾ des personnes qui souffrent de la faim dans le monde vivent en milieu rural. Ces paysans sont, le plus souvent, dans une situation de pauvreté, de précarité et d’insécurité alimentaire extrême.
Les actions de résistance civile face à ces conditions économiques et sociales difficiles sont en général durement réprimées par les pouvoirs en place, ce qui constitue une violation des droits civils et politiques.

Dieu n’est pas un paysan
CISSOKHO, Mamadou - Paris : Présence africaine. Bonneville : Grad, 2009. 295 P.
L’auteur retrace son parcours d’agriculteur puis de militant des Organisations Paysannes (OP) d’Afrique de l’Ouest, depuis son village de Bamba Thialène au Sénégal (région du Siné Saloum) jusqu’aux négociations avec le gouvernement sénégalais puis à la FAO, à l’Union Européenne (discussion des Accords de Partenariat Economique) et à l’OMC. Il raconte les différentes phases de la structuration des OP :
UGIE en 1988, FONGS en 1989, CNCR en 1993, le ROPPA en 2000, et, en parallèle les politiques agricoles du Sénégal. Son but est clairement d’assurer la souveraineté alimentaire par les exploitations familiales. Il témoigne de ses convictions sociales et religieuses, des racines de sa société, de l’affirmation des priorités qui lui ont permis ce parcours militant.

La Via Campesina. Une réponse paysanne à la crise alimentaire
Desmarais, Annette Aurélie – Montréal : Écosociété, 2008, 316 p.
La récente crise alimentaire a mis en évidence les effets dévastateurs d’une politique de libre-échange appliquée à l’agriculture. Ce livre démontre de façon éloquente les échecs et les dangers d’une agriculture industrielle globalisée et comment, devant cette impasse, le mouvement La Vía Campesina est un véritable espoir, un modèle d’agriculture viable. (résumé de l’éditeur)

Manifeste pour la Terre et l’humanisme : pour une insurrection des consciences
Rabhi, Pierre – Arles : Actes Sud, 2008 - 124 p.
Agriculteur, écrivain et penseur, l’auteur est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des hommes et de la terre, et nous livre ici ses réflexions : comment agir pour une sobriété heureuse et solidaire, comment préserver la Terre.

Afrique du Sud : mouvements sociaux face à l’industrie agroalimentaire
HATTINGH, Shawn - ALTERNATIVES SUD , 2008/12, VOL. 15, 4. P. 35-40
Le programme de dérégulation du secteur agroalimentaire engagé par le régime de l’apartheid et poursuivi par le gouvernement de l’ANC a donné un pouvoir considérable aux industriels, qui en abusent pour organiser des hausses artificielles des prix. Face à la vulnérabilité croissante des pauvres, la société civile mobilise.

Face à la crise alimentaire : Etats des résistances dans le Sud - 2009
ALTERNATIVES SUD , 2008/12, VOL. 15, 4. 228 P.
L’année 2008 a été celle des "émeutes de la faim" un peu partout dans le monde, particulièrement dans les capitales du Sud. Conscients que cette colère populaire constituait une menace pour leur stabilité, les gouvernements concernés ont réagi par la répression mais aussi avec des mesures d’urgence pour contenir les prix. Dans de nombreux pays, le mécontentement a été canalisé par les syndicats ou par les partis d’opposition en manifestations contre la vie chère. Ces manifestations sont un soubresaut contre la marginalisation des agricultures vivrières au profit des cultures d’exportation et contre la dépendance accrue des pays pauvres vis-à-vis des marchés internationaux. Il faut espérer que les organisations paysannes sauront faire comprendre les dangers de la libéralisation et faire avancer le principe de la souveraineté alimentaire.

Ce riche savoir-faire des paysans du Sud
DUFUMIER , Marc - Le Monde Diplomatique, n° 625, 2006/04, p. 18
Rien ne prouve que le recours aux plantes génétiquement modifiées contribue à la résolution du problème de la faim dans le monde et puisse être utile aux paysans pauvres. Les paysanneries du tiers-monde disposent d’un savoir-faire naturel sous-utilisé.

L’épopée inachevée des paysans du monde
MALASSIS, Louis - Paris : Fayard, 2004, 527 p.
L’histoire des paysans du monde est présentée par l’auteur, fils de paysans et professeur dans l’enseignement agronomique. Il traite d’abord des paysans d’Eurasie et remonte à l’ère pré-agricole. Il montre que les premiers cultivateurs ont jeté les bases d’une agriculture productive qui a permis la formation de toutes les grandes civilisations. Mais, alors qu’une partie de la population était, grâce au travail des paysans, libérée de l’obligation de se procurer sa nourriture et pouvait ainsi faire autre chose, les paysans, eux, n’ont bénéficié que tardivement des bienfaits de ces civilisations. Il leur a fallu lutter pour être reconnus comme des citoyens à part entière et pour sortir de leur pauvreté.

MST-Brésil : la construction d’un mouvement social
HARNECKER, Marta - Genève : Cetim, 2003, 256 p.
Cet ouvrage montre le combat des travailleurs sans terre au Brésil. Le MST apparaît comme un instrument de transformation révolutionnaire de la société brésilienne. L’auteur raconte l’histoire du mouvement, décrit son organisation interne, ses activités et son projet alternatif d’éducation populaire.

Paysan du monde
BOVE, José - Paris : Fayard, 2002, 502 p.
Jos éBové livre les réflexions que lui ont inspiré ses différentes expériences militantes, ses voyages et participations à des rencontres internationales, en particulier à Porto Alegre et à La Havane. Il affirme qu’un autre monde est possible face au "tout économique".

Milieu rural et agriculture familiale : Itinéraires méditerranéens
Montpellier : Rafac, Cihem-Iam, 2001, 448 P.
Après un entretien avec Pierre Campagne ancien coordinateur du RAFAC, retraçant brièvement son parcours, une série d’articles porte sur les agricultures, les paysanneries et le monde rural de la Méditerranée. Les différentes contributions traitent des trajectoires historiques et des dynamiques spécifiques à chaque région dans un contexte de mondialisation.

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