Environnement : protéger notre planète

Bibliographie sur l’éducation à l’environnement, les organisations populaires

, par CDTM 34

Au Nord comme au Sud, ONG, syndicats, organisations internationales, associations locales, se mobilisent pour défendre leur environnement ou pour informer sur des situations qui posent problème et faire pression sur les décideurs en participant à des campagnes à caractère mondial.
La conscience de la finitude de la Terre a fait de grands progrès et les uns et les autres tentent d’agir, ou de faire agir, pour laisser un monde plus propre, un monde vivable, aux générations futures. Immense est la tâche.

Un régime pour la planète
LAVILLE, Elisabeth ; BALMAIN, Marie - PARIS : VILLAGE MONDIAL, 2007, 248 P.
Cet ouvrage est présenté comme un guide de régime alimentaire, avec de nombreux exemples. Il propose des actions simples à mettre en oeuvre pour modifier le comportement des consommateurs et alléger l’impact de notre façon de nous nourrir sur l’environnement. Le message des auteures est clair : chaque jour, avec nos achats, nous choisissons le monde que nous voulons. Ou comment apprendre à manger intelligemment pour protéger la planète.

La lutte des Achuars
MARCH, Robert - VOLCANS, n°64, 2007, P. 19
Au Pérou, en Amazonie, une communauté indienne, les Achuars, est affectée, depuis quarante ans, par l’exploitation de richesses pétrolières sur son territoire. Cette exploitation s’accompagne d’une érosion des sols et d’une pollution des rivières entraînant de très graves atteintes à la santé des riverains. Malgré le soutien du gouvernement aux compagnies, la lutte de toute la population contre celles-ci, a abouti à un accord pour que de nouveaux puits ne soient pas forés et que la pollution des eaux cesse.

Réforme agraire pour l’Amazonie ?
PATUELLI, Andrès - DEFIS SUD, n°74, 2006, P. 36-37
Le projet MAP concerne trois entités territoriales de la haute Amazonie, une au Pérou, une au Brésil, une en Bolivie. Il a pour but de lutter contre la déforestation, de former les populations, d’aider au développement des communautés.

Mouvements de quartier et environnements urbains : la prise de pouvoir des femmes dans les pays du Sud et de l’Est
HAINARD, François ; VERSCHUUR, Christine - PARIS ; DAKAR : KARTHALA ; ENDA DIAPOL, 2005, 375 P.
Cet ouvrage collectif fait le bilan d’une recherche menée durant 7 années dans 7 pays. Il présente des stratégies imaginées et mises en place par des populations locales, tout particulièrement celles initiées par les femmes dans leurs quartiers, pour tenter de pallier les problèmes d’environnements urbains vécus au quotidien.

Vivre et agir en Amazonie : les organisations populaires en Amazonie (CD-Rom)
CDTM/RITIMO - MONTPELLIER : IAM, 2005
Ce document montre l’action exemplaire des organisations populaires de l’Amazonie dans les domaines de la prévention des incendies de forêt, de la biopiraterie, des luttes des femmes, du travail esclave. Il associe des textes, dont des textes des organisations concernées, des illustrations, un livret pédagogique utilisé pour permettre aux populations de s’organiser pour éviter les feux de forêt, une courte vidéo sur la biopiraterie à l’égard du cupuaçu, une plante amazonienne.

Tourisme, environnement et aires protégées (Antilles-Guyane, Haïti, Québec)
BRETON, Jean-Marie - PARIS : KARTHALA ; CREJETA, 2004, 527 P.
On se préoccupe de plus en plus, de la mise en cohérence du tourisme et de l’environnement ,indispensable face aux perturbations et dégradations que génère un tourisme de masse difficilement maîtrisé, alors que la pression de la demande sur les espaces de soleil et les zones de découverte s’accentue. Il faut donc aménager les lieux et pérenniser l’indispensable équilibre entre des logiques socio-économiques et aménagistes d’une part, écologistes et environnementales de l’autre. Il ne faut pas sacrifier la valorisation ludique et culturelle des espaces naturels à une politique de protection et de conservation réductrice. Présentation d’expériences d’un tourisme bien conçu, dans les départements français d’Amérique, en Haïti et au Québec.

Des idées vertes au féminin. Des initiatives de femmes burkinabé pour la protection de leur environnement
ASSOCIATION FEMMES D’AFRIQUE, 2003, 75 P.
L’Afrique de l’Ouest, notamment le Burkina Faso, subit une dégradation de ses ressources naturelles depuis quelques décennies. Les causes de cette dégradation : la pollution, les variations climatiques.... Dans ce contexte, les femmes burkinabées ont décidé d’agir afin d’améliorer leur cadre de vie et celui de leur famille en se regroupant en associations. Ces associations ont développé plusieurs projets visant à protéger l’environnement.

Soixante-dix histoires d’arbres en Afrique : Les arbres : un moyen efficace de lutte contre la pauvreté
CLAVREUL, Jean-Yves - CONAKRY : EDITIONS GANNDAL, 2003, 168 P.
En Afrique, des citoyens prennent toutes sortes d’initiatives en faveur des arbres et ce recueil en témoigne. L’auteur y relate de petits événements vécus, des histoires vraies dont pourront s’inspirer tous ceux qui luttent contre la désertification et la pauvreté.

Sauvons la forêt tropicale ! Les ONG et les organisations de base dans la dialectique de l’Amazonie Brésilienne
BARBOSA, Luiz C. - REVUE INTERNATIONALE DES SCIENCES SOCIALES, n°178, 2003, P. 645-654
Les ONG et les organisations de base ont contribué à la protection de la forêt tropicale amazonienne au Brésil. Agissant seules ou dans le cadre d’alliances avec les ONG internationales elles ont favorisé l’adoption de mesures de protection de l’environnement et leur application effective. Ces gardiennes de la forêt jouent un rôle déterminant dans la survie de l’Amazonie en s’élevant contre les notions traditionnelles qui font de la déforestation une nécessité du développement.

Waza Logone : Histoires d’eaux et d’hommes
NORAY, Marie Laure de - CAMBRIDGE : UICN, 2002, 128 p.
Dans le Nord Cameroun, toute une région vivait au rythme des crues du Logone et des sécheresses.Cet équilibre convenait parfaitement aux populations. Mais la construction d’un barrage sur le Logone est venu tout bouleverser ; barrage décidé et financé par des technocrates qui ne connaissaient pas les modes de vie régionaux. Depuis quelques années, un contre-projet s’est mis en place. Les populations ont repris les choses en main et ont réorganisé leur vie, rendant à la région son équilibre écologique.L’auteure explique ce projet à travers les paroles et les portraits de personnages de la région : pêcheurs, éleveurs, chefs coutumiers, femmes, etc...

La mise en aménagement participatif des forêts pour une gestion durable des espaces sylvo-pastoraux au Sénégal
CHESNEAU, Christophe - BORDEAUX : IFAID AQUITAINE, 2001, 107 P.
Au Sénégal, la forêt fournit une gamme importante de produits vitaux pour les populations rurales et entre pour une part importante dans l’économie nationale, assurant ainsi des revenus non négligeables aux groupes les plus vulnérables (jeunes, femmes, pauvres). A partir des années 70, de nombreuses actions de reboisement en régie ont été entreprises sur de grandes surfaces. Dans les années 90, on a adopté l’approche participative, favorisant l’implication des populations ; et les reboisements en régie ont fait place à la plantation de "bois de village". Un effort important a été fait afin de transférer les droits de gestion des forêts aux populations.

Une ville par tous : nouveaux savoirs et nouveaux métiers urbains : l’expérience de Fortaleza au Brésil
CABANES, Robert - PARIS : CHARLES LEOPOLD MAYER, 2000, 89 P.
A Fortaleza, une des métropole du Nordeste brésilien, se déroule depuis une douzaine d’années, une expérience de prise en mains de la gestion de la ville par ses habitants : Expérience de démocratisation des institutions municipales avec la création d’un Conseil municipal d’habitants ; Expérience d’associations enracinées localement et actives dans les domaines de l’autoconstruction et de l’animation de quartier ; Expérience pédagogique de formation de cadres associatifs, capables de penser la ville et d’y agir dans les zones les plus pauvres.

Administrer l’environnement en Afrique : Gestion communautaire, gestion et développement durable
COMPAGNON, Daniel ; CONSTANTIN, François - PARIS : KARTHALA ; IFRA, 2000, 495 P.
Les politiques autoritaires centralisées de gestion des ressources naturelles sont un échec. Elles ont entraîné la dégradation de la biodiversité. C’est pourquoi s’est imposée la nécessité d’une révision profonde de l’approche du problème, en favorisant la réintégration des populations locales comme acteur primordial de cette gestion. Cette participation devrait conduire à une rationalisation effective de l’utilisation des ressources naturelles, assurant leur renouvellement. L’une des pistes empruntées consiste à retrouver les modes de gestion communautaire que la culture juridique coloniale avait arbitrairement condamnés. Il s’agit de confronter les pratiques et de briser les clivages traditionnels, scientifiques, linguistiques ou professionnels.

Développement à la base et participation populaire au Sahel
ALPHA GADO, Boureima ; CHALARE, Abdoulaye ; ISSA, Aboubacar - NIAMEY : RESADEP, 1994, 90 P.
Depuis un certain nombre d’années une nouvelle approche théorique du développement rural est venue s’ajouter aux théories déjà existantes : il s’agit de l’approche participative, capable de promouvoir le développement à la base ou le développement endogène. Dans cet ouvrage collectif, les auteurs montrent ce que recouvre ce concept, quelles sont les conditions d’une participation des populations à un meilleur équilibre socio-écologique, quels sont les obstacles majeurs que rencontrent les opérateurs de développement pour mobiliser les populations.

Quand reverdiront les villages
AGARWAL, Amil ; NARAIN, Sunita - DELHI ; LORIENT : CENTRE POUR LA SCIENCE ET L’ENVIRONNEMENT ; CRISLA, 1992, 95 P.
Les auteurs ont visité en Inde des centaines de villages afin d’étudier les expériences locales de gestion des ressources naturelles (biomasse, forêts, etc.). Ils en dégagent les racines de la pauvreté qui se définissent d’abord par le manque de ressources en biomasse dû à une mauvaise gestion de l’environnement souvent réalisée par l’Etat. La stratégie d’action pour l’avenir passe par l’autonomie de gestion au niveau du village qui permet, comme le prouvent certains exemples, un développement des biens naturels communs. Cela implique la prise de décision au niveau local et donc une nouvelle forme de démocratie et de nouvelles institutions au niveau local, mais aussi au niveau national.