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Afrique du Sud et Palestine : résistance civile et résolution de conflits asymétriques

Par Nathalie Janne d’Othée

, par CETRI

INTRODUCTION

La récente actualité dans le monde arabe nous l’a rappelé, le peuple détient un pouvoir qu’on ne soupçonne pas toujours, et se montre dans certains cas capable de mettre fin à des occupations étrangères ou des régimes dictatoriaux. De tels exemples, le siècle précédent en a connu son lot dont certains ont été couronnés de succès comme le mouvement Solidarnosc en Pologne, d’autres moins comme les manifestations de la place Tienanmen en 1989.

Des acteurs non-étatiques ont donc joué des rôles essentiels dans plusieurs épisodes-clés de l’histoire contemporaine, comme la décolonisation ou la fin du bloc soviétique, changeant profondément le visage des relations internationales. L’Etat, détenteur de la violence physique légitime, doté de la plupart des ressources militaires, est dans ces cas-là défié par un acteur a priori faible, dans des conflits qualifiés d’asymétriques. Steven Metz et Douglas V. Johnson définissent ces acteurs faibles comme des acteurs qui « agissent, s’organisent et pensent différemment afin de maximiser leurs propres avantages, exploiter les faiblesses de l’adversaire, détenir l’initiative ou gagner une liberté d’action plus importante. [...] Elle [l’asymétrie] peut inclure des méthodes, des technologies, des valeurs, des modes d’organisation, des échéanciers différents ou une combinaison de ces derniers ». Ils définissent de la sorte à la fois un réseau terroriste, une guérilla et un mouvement de résistance dite populaire, ou civile, à caractère majoritairement non-violent. C’est de ce dernier cas qu’il sera question dans cette étude.

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