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Du Nord au Sud

pêcher pour vivre

Environnement marin et côtier

Le littoral constitue un milieu complexe, interface entre la mer et le continent. Il en résulte des capacités productives extraordinaires dans certains milieux particuliers comme les marais maritimes, les mangroves ou les coraux. Les eaux côtières sont aussi les plus productives. Le littoral subit une pression croissante essentiellement à partir de la terre. Urbanisation, développement du tourisme, des ports, de l’aquaculture, les activités sur le littoral se développent rapidement et menacent non seulement la qualité du milieu mais ses capacités productives car les aménagements divers détruisent les milieux de manière irréversible. En défendant la pêche, les pêcheurs sont souvent les meilleurs défenseurs de l’environnement marin et côtier.

Pollution marine : Après la bataille, la guerre continue

O'RIORDAN, Brian - SAMUDRA, n°45, 2006/11, P. 10-14
Au Chili, l'entreprise Celco (70 pour cent de la pâte à papier chilienne) se croit tout permis : milliers d'ha de plantations de pins et d'eucalyptus, mépris des droits historiques des peuples indigènes, pollution atmosphérique et, surtout, effluents toxiques non traités, déversés soit dans la rivière Cruces polluant la réserve naturelle Carlos Anwandter (zone humide d'importance internationale) soit dans la mer en baie de Maiquillahue (les conduites d'évacuation traversant le territoire traditionnel des Mapuches). Le projet Valdivia de construction d'une nouvelle usine est donc combattu tant par les pêcheurs que par les défenseurs de l'environnement et des communautés autochtones. Le 15 août 2006 des bateaux de pêche se sont interposés pour barrer la route aux navires affrétés par Celco pour l'étude d'impact. Une pression nationale et internationale contre Celco reste nécessaire.

Protection de la faune : Des vies perdues

LAHANGIR, Sarada - SAMUDRA, n°43, 2006/03, P. 37-43
Le sanctuaire marin de Gahirmatha pour la protection des tortues olivâtres a été créé en 1997 dans l'Etat d'Orissa, en Inde. Le contrôle des activités des 50 000 pêcheurs concernés est de plus en plus strict et l'administration de la Direction des forêts l'emporte sur celle de la Direction des pêches. L'appauvrissement des pêcheurs traditionnels, de plus en plus endettés, est si grave qu'au moins 8 suicides sont à déplorer en 2005. L'article présente le cas de chacune des familles concernées. Il est grand temps que les "conservationnistes" pensent aussi aux intérêts des pêcheurs et de leur famille.

Congrès sur les AMP : S'exprimer en notre nom, quelques réflexions sur le premier congrès sur les Aires Marines Protégées et la nécessité d'y ajouter une perspective humaine

JAFFER, Naseegh - SAMUDRA, n°42, 2005/11, P. 41-42
Le 1er Congrès International sur les AMP s'est tenu à Geelong, Australie fin octobre 2005. Il était évident que les participants voyaient les parcs marins avec les yeux de chercheurs et de scientifiques, pour qui la protection de l'environnement était la première des priorités. Mais où était la voix des communautés locales dont les moyens d'existence dépendent de ces parcs marins qui sont choisis pour la sauvegarde du milieu ? Les populations qui vivent en interdépendance avec les espèces marines sont les mieux à même de parler de protection de la vie marine et côtière et de leurs propres moyens d'existence.

Aires marines protégées : Rendre les communautés littorales plus visibles

PETERSEN, Carolyn; JAFFER, Naseegh; SUNDE, Jackie - SAMUDRA, n°42, 2005/11, P. 36-40
Les aires marines protégées sont, en principe, bénéfiques pour l'environnement, et pour les habitants, du fait qu'elles permettent l'accroissement des stocks dans les zones adjacentes où la pêche est moins limitée, et s'accompagnent d'un développement du tourisme. De tels avantages ne sont effectifs que si les AMP sont bien gérées, avec la participation des pêcheurs concernés. Or, en Afrique du Sud, les AMP ont souvent accru l'appauvrissement de ceux qui vivaient dans la pauvreté et n'ont pas évité le braconnage. Ce manque de prise en compte de la situation socio-économique et des moyens d'existence des communautés locales reflète une tendance générale en matière de protection environnementale. L'accent sur des préoccupations environnementales dans la gestion des AMP cache en fait des considérations de croissance et de profit au niveau macroéconomique plus qu'un souci d'allègement de la pauvreté et l'amélioration des moyens d'existence des populations locales.

Ressources naturelles : des rêves face à une dure réalité

DI CIOMMO, Régina Célia - SAMUDRA, n°42, 2005/11, P. 15-20
Cet article décrit certains aspects sociaux et environnementaux de la réserve extractive située sur la Costa do Descobrimento, à 800 km au Sud de Salvador. Les réserves marines sont une catégorie d'aires marines protégées, avec des droits définis, accordés aux communautés vivant dans les alentours qui exploitent les ressources. La structure garantissant un accès restreint à l'espace marin côtier offre au Brésil un moyen de contrôler le développement destructeur et anarchique de la zone côtière. La Resex (reserva extrativista) de Corumbau a été créée en septembre 2000. Cette réserve inclut en partie la mer et en partie la terre (plages, dunes, mangroves). La façon dont les régimes de propriété et de droits d'usage ont été élaborés est la source de nombreux conflits sociaux et les conditions de vie des communautés restent très précaires : isolement, pas d'électricité ni de moyens de transports... La présence d'intérêts économiques puissants (spéculation immobilière, tourisme et privatisation du front de mer) font que les populations ont du mal à améliorer leurs conditions de vie tout en contribuant à la préservation des écosystèmes précieux et fragiles.

Le parc marin Luiz Saldanha, un parc marin au Portugal

SAVARY BELLON, Marc - PECHE ET DEVELOPPEMENT, n°75, 2007/03, P. 2-3
Effectif depuis 2005, ce parc marin répond à la nécessité de protéger une réserve de biodiversité. Malheureusement, la concertation avec les pêcheurs artisans côtiers fait défaut alors qu'ils sont 2700 à survivre grâce à la petite pêche. Par contre, la pêche de plaisance, la pêche illégale, la chasse sous-marine et les rejets en mer ne sont pas assez pénalisés. Ce n'est donc pas un modèle de "gestion intégrée de l'espace côtier".

Prainha do Canto Verde (Ceara, Nordeste) : un écovillage de pêcheurs responsables

LE SANN, Alain - PECHE ET DEVELOPPEMENT, n°74, 2006/01, P. 3-5
Ce village de pêcheurs a lutté pendant 30 ans pour se voir reconnaître des droits sur 700 ha. La ressource marine principale est la langouste, pêchée par les villageois au casier à partir de petits bateaux à voile, les jangadas. Mais cette ressource est pillée par des bateaux motorisés. Huit villages se sont associés pour créer une aire marine protégée s'étendant jusqu'à 20 milles et réservée aux jangadas. La crise de la langouste amène les pêcheurs à diversifier leurs revenus : écotourisme, artisanat, maraîchage et à s'occuper des autres questions de développement : assainissement, éducation, crédit. Ce village réussira-t-il à défendre son mode de vie et à promouvoir une pêche responsable ?

City limits

HASSAN, Sraza - DOWN TO EARTH, n°13, 2006/11/30, P. 22
Une dure résistance s'installe contre un projet d'urbanisation de 4856 hectares pour riches résidants sur les îles Buddo et Bundal au large de la côte sud-ouest de Karachi. Les îles jumelles sont sur la route des pêcheurs vers la pleine mer. Ils sont environ 500000 à pêcher à proximité de ces îles qui sont aussi pour eux une étape ; et, si le projet se réalisait, ce sont 5000 petits bateaux de pêche qui auraient un trajet plus long à parcourir pour atteindre la pleine mer. En outre, la réalisation de ces constructions pour riches mettrait en danger tout l'écosystème de la côte de la province de Sindh. De plus, la suppression de végétation (palétuviers, arbustes et plantes xérophytes) aggraverait le problème de cette côte déjà exposée fortement au danger des cyclônes fréquents. Le projet est présenté comme indispensable au développement, alors, pourquoi le gouvernement ne choisit-il pas de développer Karachi qui en a bien besoin, suggère Mohamed Ali Shah, président du Forum des Pêcheurs Pakistanais.

Récifs coraliens : une protection en réseau

SCIENCES AU SUD, n°37, 2006/11, P. 10
Soumis aux perturbations climatiques, menacés par les activités humaines, les récifs coralliens sont en danger. Les spécialistes étudient les solutions permettant d'améliorer la protection de ces écosystèmes tout en évitant d'opposer réserve et pêche traditionnelle locale.

Protéger l'espace côtier

Samudra, n°36, 2003/11, p. 27-33
Les recommandations 22 et 23 du Congrès mondial sur les parcs ont pour objectif la mise en place d'un réseau mondial représentatif d'aires protégées marines et côtières. En effet 60 pour cent de la population mondiale vit en zone côtière. Il apparaît vital de respecter des règles strictes pour protéger les zones de pêche afin que leur utilisation soit durable. L'objectif est d'établir un plan avant 2012 pour mettre en oeuvre par ecosystème une gestion durable des pêcheries et la conservation de la biodiversité marine. Les participants au 5ème Congrès mondial sur les parcs (Durban, Afrique du Sud du 8 au 17/09/2003) recommandent à la communauté internationale dans son ensemble une résolution en 8 points.

Situation des littoraux dans le monde

La Revue durable, n°16, 2005/08, p. 14-15
Fait partie du dossier : "Touche pas à mon littoral". L'article est accompagné de schémas.
Analyse de l'état des littoraux dans le monde, de leur rôle protecteur des terres et nourricier pour les hommes. De plus ils sont le lieu de vie et de reproduction de nombreuses espèces animales et végétales. Le changement climatique et les activités des hommes accélèrent leur destruction.

Polluants organiques persistants : la politique de la valse hésitation

DORRY, Niaz, Samudra, n°38, 2004/07, p. 14-16
On sait depuis longtemps que les polluants organiques persistants (POP), en particulier les PCB, se retrouvent dans la chaîne alimentaire jusqu'à l'alimentation humaine. L'attention a été attirée par une étude montrant un taux élevé de PCB dans les saumons d'élevage. Il est vraisemblable que le problème est le même avec les saumons sauvages et tous les animaux en bout de chaîne alimentaire, en particulier les humains ! Il faut donc prendre les problèmes en amont et partout : ces produits ont été interdits aux Etats-Unis dès 1976, mais nous ne sommes pas prêts d'en être débarrassés !

Guinée-Bissau : Bolama, patrimoine mondial sauvé de la pollution

DIALLO, Mamadou; LINARD, André, Syfia Presse, n°36, 2004/01, p. 36-38
A Bolama, île au large de la Guinée Bissau, les actions des ONG et des associations communautaires alertées par Greenpeace, ont pu arrêter la construction d'un site de démolition de bateaux. Ce site aurait mis en danger la santé des travailleurs et pollué l'environnement à cause des produits toxiques libérés. Cette pratique est malheureusement courante. Beaucoup de vieux bateaux sont envoyés à la casse dans des entreprises du Tiers Monde, où les normes environnementales, sanitaires et de sûreté sont moins draconiennes que celles des pays du Nord.

Pêche traditionnelle : trop de monde sur Jambudwip ?

MATHEW, Sebastian, Samudra, n°34, 2003/03, p. 46-49
Environ 10 000 personnes vivent de la pêche saisonnière autour de l'île de Jambudwip, dans le delta du Gange. 3 500 pêcheurs travaillent avec des filets poche calés sur pieux, tandis que 3 000 travailleurs s'installent sur l'île, dans des cabanes, pour trier, sécher et conditionner le poisson. La direction des pêches de l'Etat du Bengale occidental défend le droit des pêcheurs à occuper un espace de l'île de façon saisonnière, mais le ministère de l'environnement et des forêts du gouvernement central veut les déloger car l'île fait partie de la réserve de biosphère des Sunderbans. En 2002, il a fait brûler les cabanes de pêcheurs et bloquer l'accès à la crique de débarquement provoquant la mort de 10 pêcheurs lors d'un cyclone. Le NFF (Forum national des travailleurs de la pêche) défend ces pêcheurs saisonniers qui doivent être associés à la gestion du littoral (préservation de la mangrove).

Mauritanie : le banc d'Arguin sous protection mondiale

SECK, Madieng, Syfia Presse, n°20, 2002/09, p. 27-28
En Mauritanie, le banc d'Arguin, lieu de rassemblement de nombreuses espèces d'oiseaux et de mammifères marins, est aujourd'hui une zone protégée par des réglementations rigoureuses évitant un désastre écologique de la région.

Mammifères marins : Certains sont plus égaux que d'autres

JAAP, Erik, Samudra, n°31, 2002/03, p. 28-34
La menace de disparition de certaines espèces de mammifères marins a entraîné la signature d'un moratoire entré en vigueur en 1986. Bien que la situation de certaines espèces se soit améliorée, les pays opposés à la chasse à la baleine combattent vigoureusement la levée du moratoire, pour des raisons idéologiques : le charme qu'exercent les mammifères marins entraîne un traitement préférentiel à leur égard, mais pourquoi protéger le phoque et pas la morue ? Pour sortir d'une approche émotionnelle et subjective, il faut améliorer les connaissances sur les écosystèmes. Les mammifères marins sont des prédateurs concurrents de l'homme et ils ne sont pas plus sacrés que d'autres mammifères. Les débats ne sont pas près de se terminer à la CBI (Commission Baleinière Internationale) et à la CITES (Convention sur la Protection des Espèces Menacées) et les arguments des pays récalcitrants (Norvège et Japon) ne sont pas tous de bonne foi...

Mortalité du poisson : une marée rouge désespérante

POPLE, Deb, Samudra, n°31, 2002/03, p. 3-5
En janvier 2002, une marée rouge (efflorescence d'algues nocives) a provoqué la mort d'un grand nombre de poissons sur la côte nord du Kenya et la côte sud de la Somalie, en particulier dans la réserve marine de Kiunga, gérée par WWF. Après l'hécatombe de poissons, les toxines continuent de s'accumuler dans les coquillages dont il faut donc interdire la consommation. Environ 11 000 personnes vivent de la pêche artisanale dans cette zone. Ils n'ont aucun accès aux soins et ne recevront aucun dédommagement pour la perte de revenus causée par cette marée rouge. Il était déjà difficile de gérer la réserve avec eux, qui ont tendance à accroître la pression sur la ressource avec des engins de pêche de plus en plus destructeurs. Ce triste épisode entame encore la confiance entre les petits pêcheurs et WWF.

Alerte sur les coraux

DENECKE, Christl; RYAN, John C., Le Courrier de L'unesco, 2001/03, p. 10-12
Dégradés par la pollution, les méthodes destructrices de la pêche intensive et le réchauffement de la planète, les récifs de coraux dépérissent à un rythme qui pourrait les faire disparaître d'ici 30 à 50 ans. Cette disparition aurait des conséquences immédiates sur la vie de 500 millions de personnes en Asie du Sud-Est, en Afrique de l'Est et aux Caraïbes, car les récifs abritent une faune constituant la première source de protéines de ces populations côtières. En Indonésie, les parcs nationaux et des villages de pêcheurs multiplient les initiatives pour leur protection.

Gestion des pêches : protéger la biodiversité

VIVEKANANDAN, E., Samudra, n°30, 2001/12, p. 41-44
L'auteur insiste sur la complexité et la diversité des écosystèmes côtiers et marins. Des mesures de protection de la biodiversité ne peuvent être efficaces si elles s'appliquent à un maillon isolé de la chaîne alimentaire (bivalves, par exemple, ou requins). Il propose un tableau de gestion des pêches fondée sur les écosystèmes.

Pêche aux requins : Le cafouillage des autorités

VIVEKANANDAN, V., Samudra, n°30, 2001/12, p. 3-9
Cet article a été écrit avant que le gouvernement ne revienne sur sa décision d'interdire totalement la pêche aux requins. L'auteur est secrétaire général de la Fédération des groupements de pêcheurs de l'Inde du Sud (SIFFS). Courriel : vivek@siffs.org
La décision du ministère de l'environnement de l'Union Indienne d'interdire la pêche, la transformation et la vente de toutes les espèces de requins ainsi que de soixante autres espèces (mollusques, coraux...) a surpris tout le monde. Ce sont les garde-côtes qui ont prévenu les pêcheurs de cette interdiction qui semble exagérée.L'étude de l'état de la ressource et du tonnage des captures laisse à penser que le requin n'est pas surexploité, même s'il peut y avoir quelques problèmes dans certaines zones. Dans l'ensemble, la pêche aux requins reste une activité traditionnelle et saisonnière avec des moyens artisanaux. Seule la pêche dans les îles Andaman pose problème puisque les pêcheurs prélèvent les ailerons et rejettent les carcasses à la mer, ce qui est source de pollution. Ce sont plus d'un million de personnes qui risquent d'être touchées directement ou indirectement par cette décision prise sans concertation. Des moyens de régulation existent. D'ailleurs, le ministère de l'environnement a, depuis, levé partiellement cette interdiction qui ne reposait sur aucun fondement scientifique.

Macrobenthos des palétuviers africains orientaux (MEAM) : Suggestions pour la gestion du palétuvier d'un projet INCO-DC (Programme de recherche financé par l'UE et associant des chercheurs de Florence, du Kenya, de Tanzanie et du Mozambique).

CONTINI, Catarina; JIDDAWI, Narriman; MACIA, Adriano, Bulletin Ce Coopération Pêche, n°1-4, 2001/12, p. 15-22
Les écosystèmes à palétuviers (mangroves) apparaissent de plus en plus importants pour la biodiversité et pour la survie des populations littorales. L'indicateur retenu pour ce programme de recherche est le crabe. Les conclusions de cette étude sont, d'une part qu'il ne faut pas restreindre le souci de protection à la zone des palétuviers mais l'élargir aux ecosystèmes adjacents : coraux et prairies sous marines, d'autre part que les communautés côtières sont les plus à même de protéger ces écosystèmes qui sont pour elles une source essentielle de revenus. A l'administration de jouer sur la formation, les infrastructures et les débouchés économiques pour éviter une exploitation insoutenable.

Le projet PREDICT : prévoir la restauration des communautés végétales côtières de l'Asie du Sud Est

DUARDE, Carlos M., Bulletin Ce Coopération Pêche, n°1-4, 2001/12, p. 23-30
Projet de coopération scientifique financé par l'UE impliquant des partenaires d'Espagne, du Portugal, des Pays Bas, du Danemark, des Philippines et du Vietnam. L'auteur (e.mail : cduarde@clust.uib.es), travaille à l'Université des Baléares.
L'Asie du Sud Est est densément peuplée et la pression sur les zones côtières est énorme (urbanisation, aquaculture, pêche...). De plus l'érosion importante des bassins versants entraîne un envasement qui détruit les prairies marines et les coraux, d'où une détérioration des écosystèmes côtiers aux conséquences sociales dramatiques. La nécessité de la restauration des zones côtières est admise et le projet PREDICT étudie cette restauration sur quatre sites, deux au Vietnam et deux aux Philippines. Celle-ci peut être assez rapide pour les palétuviers (mangroves), mais elle est beaucoup plus lente pour les prairies marines.

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© Ritimo, Crisla, décembre 2007.
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.

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