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« La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. »
En 1791, Olympe de Gouges, une des premières féministes, publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Quelques chiffres
Un peu partout, les difficultés juridiques et culturelles font obstacle à un accès égal des femmes à la terre, au crédit, à l’héritage, à la technologie… Ainsi en milieu rural, de longues traditions font que les femmes ont moins de droits que les hommes. Au Kenya par exemple, 98 % des femmes travaillent à temps complet dans l’agriculture, mais seulement 5 % d’entre elles sont propriétaires des terres.
Des femmes qui luttent et s'organisent
Fin du XIXe siècle, les ouvrières américaines et européennes créent des syndicats et multiplient les grèves pour revendiquer l’égalité des salaires entre hommes et femmes. Le 21 juin 1908, 250 000 « suffragettes » britanniques manifestent dans les rues de Londres. Elles obtiennent le droit de vote en 1928, les Françaises ne l’obtiendront qu’en 1946. En 1955, aux États-Unis, Rosa Parks, afroaméricaine, refuse de céder sa place à un blanc dans un autobus d’Alabama, déclenchant le mouvement des droits civiques, mené par Martin Luther King. Dans les années 60, le Mouvement de Libération des Femmes, défend le droit des femmes sur leurs corps. La lutte se concentre sur les droits à la contraception et à l’avortement, et vise l’autonomie et l’égalité au sein du couple.
Mais si les discriminations et la violence persistent, les femmes ne restent pas passives. Partout elles s’organisent et inventent pour revendiquer leurs droits, promouvoir la paix ou lutter contre la pauvreté. Elles sont très actives dans l’économie solidaire et sont les bénéficiaires préférées des micro-crédits car elles sont réputées pour leur sérieux dans le remboursement des prêts, mais elles sont aussi en première lignes dans les combats pour la justice sociale et la lutte pour l’environnement. Aung San Suu Kyi en Birmanie, Medha Patkar, Rashida Bee, Vandana Shiva en Inde, Brigitte Wyngaarde en Guyane, Shirin Ebadi en Iran, Aminata Traoré au Mali ou Wangari Maathai au Kenya n’en sont que quelques exemples.
Des conférences mondiales
En un quart de siècle, les quatre conférences mondiales sur les femmes et de nombreuses Conférences consacrées au développement ont placé la question de l’égalité entre les sexes au cœur de l’agenda mondial. Si elles n’ont pas suffi à éliminer les inégalités, elles ont, inspirées par le travail des mouvements de femmes et les études féministes, fait évolué la façon d’aborder la question des femmes.
© Ritimo, 2007
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