Equilibre environnemental et droits des populations
L'utilisation des combustibles fossiles entraîne le rejet dans l'atmosphère d'une grande quantité de gaz carbonique (CO2), qui contribue à l'augmentation de l’effet de serre et provoque le réchauffement climatique de notre planète, mettant en danger les équilibres écologiques et humains. Une meilleure gestion des techniques de combustion et d’utilisation du gaz peut diminuer ces émissions mais ne réduira jamais complètement ces rejets. Le trafic illicite du Nord vers le Sud de ces rejets, notamment des déchets d’hydrocarbures, doit être considéré comme un crime contre l’environnement et les droits humains.
En 1997 à Kyoto, une trentaine de pays industrialisés ont signé un accord dans lequel ils s’engagent à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Quatre pays industrialisés n’ont pas encore ratifié ce Protocole : l’Australie, les États-Unis, le Liechtenstein et Monaco. L’Australie et les États-Unis à eux deux comptent pour plus d’un tiers des gaz à effet de serre du monde industrialisé.
Par ailleurs, le pétrole déversé en mer constitue une pollution importante et préoccupante à l’échelle mondiale qui met en danger les organismes vivants dans la mer. On estime à 6 millions de tonnes d’hydrocarbures déversés tous les ans dans les océans par l’activité humaine : naufrages de grands pétroliers, marées noires accidentelles et surtout nombreux dégazages illégaux et rejets industriels.
Dans certains pays, l'exploitation des ressources fossiles se fait aux dépens des populations. Le cas le plus criant en est l'exploitation du pétrole par Total en Birmanie. Mais, on sait aussi que l'extraction du charbon en Chine se fait souvent dans des mines privées, dans des conditions de travail catastrophiques.
Quant à l’énergie nucléaire souvent considérée comme une solution « propre » , elle présente des risques majeurs pour l'environnement à tous les stades de son exploitation et la question du stockage et de l’élimination des déchets radioactifs n’est pas résolue.
Les linéaments de la politique forestière dans les normes de régulation institutionnelle de la filière du bois énergie au Sénégal
Laurence BOUTINOT& Coumba Nolwenn DIOUF, AFRIQUE CONTEMPORAINE, n°222, 2007/07, P. 57-82
L'exploitation des forêts communautaires des régions productrices de bois énergie pose le problème des formes institutionnelles et des moyens appropriés à une gestion socialement et écologiquement durable. Dans le contexte de la décentralisation, les communautés rurales doivent suivre des plans de gestion, dont des plans d'aménagement pour les espaces forestiers. Ceci bouleverse les rapports de force entre les exploitants privés qui avaient un monopole, les communautés et les services forestiers.
L'énergie pour toutes et pour tous, oui mais laquelle ? L'énergie, d'abord !
René MASSE, ALTERMONDES, n°10, 2007/06, P. 20
Pour les pays du Sud, la problématique du changement climatique n'est pas celle de la réduction des consommations d'énergie : il s'agit au contraire de donner enfin accès, pour toutes et tous, à une énergie indispensable pour le développement, qui permette de faire reculer la pauvreté. Les énergies renouvelables (biomasse, soleil, vent et eau) sont à privilégier, et en particulier le bois de feu, à condition qu'il soit utilisé dans de bonnes conditions.
Dernières nouvelles du front...
LE JOUET ENRAGE, n°9, 2007/05, P. 8-11
Le gouvernement d'Evo Morales poursuit le processus de nationalisation avec le rachat des raffineries de pétrole les plus importantes de Bolivie. Le contrôle de la prospection, du raffinement, de la commercialisation des hydrocarbures précède le contrôle à venir de l'industrialisation. Dans le même temps il se retire du Conseil international d'arbitrage des investissements (CIADI), organisme de la Banque mondiale chargé de régler les différents entre Etats et investisseurs étrangers et toujours favorable à ces derniers.
Les réformes du secteur électrique : Quel bilan, quelles perspectives pour l'Afrique ?
Alioune FALL (sous la dir. de), LIAISON ENERGIE FRANCOPHONIE, n°73, 2006/10, 99 P.
Le secteur électrique en Afrique s'est ouvert depuis 1990 à la privatisation. Ce dossier fait le bilan mitigé de ces réformes. Il s'interroge sur la pertinence de leur poursuite. Il finit en traçant des perspectives notamment dans le sens de partenariats publics-privés dans la gestion de l'électrification rurale ?
Afrique, pillage à huis clos : comment une poignée d'initiés siphonne le pétrole africain
Xavier HAREL, PARIS : FAYARD, 2006, 283 P.
Les bénéfices de l'exploitation pétrolière en Afrique n'ont pas contribué à la réduction de la pauvreté. Au contraire, la manne pétrolière mine les institutions et maintient des régimes dictatoriaux et corrompus. L'auteur, journaliste, a mené l'enquête sur les mécanismes qui permettent aux chefs d'Etat de pays pauvres très endettés (PPTE) de s'enrichir tout en laissant le pays sombrer dans une misère chronique. Dans les coulisses de ce pillage organisé, des entreprises et des responsables politiques d'Europe et des Etats-unis favorisent cette corruption. L'auteur demande donc aux membres du G8 de cesser leurs discours hypocrites et de rendre transparentes les opérations menées par leurs compagnies pétrolières et financières sur ce continent.
Energie et développement durable en Méditerranée
Samir ALLAL (sous la dir. de), LIAISON ENERGIE FRANCOPHONIE, n°71, 2006/04, 99 P.
Ce dossier fait le point sur la question de l'énergie dans le Bassin méditerranéen et démontre l'ambition de faire de la Méditerranée "un laboratoire du développement durable".
Le gaz bolivien dans le piège de la mondialisation
ROUX, Jean-Claude, IRD, 2006, P. 97-124
La question de l'exploitation et de l'exportation des ressources énergétiques est à l'origine de plusieurs crises politiques en Bolivie. La crise bolivienne n'est qu'une des facettes d'une âpre rivalité pour le contrôle des sources d'énergie à l'échelle des Amériques. Après avoir présenté le panorama des ressources gazières en Amérique du Sud, cet article analyse pays par pays les difficultés rencontrées pour leur écoulement sur les marchés continentaux ou régionaux. Ce texte a été rédigé alors que l'exploitation du gaz bolivien était totalement liée aux intérêts étrangers ; la nationalisation des hydrocarbures le 1er mai 2006 a modifié la donne.
Développement, énergie, environnement : changer de paradigme
Les Cahiers de Global Chance, n°21, 2006/05
En deux grandes parties, ce numéro de la revue présente d'abord les défis et les risques des stratégies énergétiques actuelles, les politiques de "laisser faire", les dernières découvertes en climatologie, la prochaine crise économique due au pétrole ; puis les éléments de solution et leurs limites, avec la capture du CO2, les énergies renouvelables, etc.. En conclusion, les auteurs prônent tout à la fois la sobriété énergétique et l'amélioration du rendement du système énergétique.
Changement climatique : comprendre pour agir
RABOURDIN, Sabine.
Paris : Delachaux & Niestle, 2005/08, 286 P.
Face aux enjeux du changement climatique, il faut agir. Cet ouvrage explique l'influence de nos activités sur le climat et donne des solutions simples et économiques, pour les particuliers et pour les entreprises.
L'énergie
RAMADE-MASSON, Isabelle.
Toulouse : Milan Jeunesse, 2005, 32 P.
Ce petit livre Traite de l'extraction, du transport et de la transformation du gaz et du pétrole. Il aborde les risques de pollution par ces produits.
Mal de terre
REEVES, Hubert.
Paris : Seuil, 2003/03, 288 P.
Hubert Reeves s'entretient avec Frédéric Lenoir des maux qui touchent notre planète et des remèdes qui pourraient sauver la plus vulnérable de ses composantes : les humains. Les hommes sont responsables des désordres qui menacent leur avenir : réchauffement climatique, pollutions, déchets nucléaires et chimiques, extinction des espèces, gaspillage et misère. Quelques solutions sont avancées qui se résument dans la formule "Agis de telle sorte qu'il existe encore une humanité après toi et aussi longtemps que possible".
Chronique d'une atteinte à l'environnement
Tchad et Culture, n°214, 2003/02, P. 22-23
Les dangers de l'activité pétrolière peuvent dépasser les zones d'exploitations. Le pétrole se propage sous l'action de l'eau et du vent sur de larges superficies. C'est en cela qu'un séminaire consacré au plan d'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures s'est tenu du 29 au 30 janvier 2003. Une prévention d'éventuels accidents est à espérer car les conséquences écologiques et socio-économiques sont dramatiques.
Business, pétrole et droits humains
PARINGAUX, Roland-Pierre.
Le Monde diplomatique, n° 561, 2000/12, P. 4-5
Le respect des droits humains et de la volonté des populations est considéré par l'opinion et par les médias comme partie intégrante de la responsabilité des entreprises multinationales. Les compagnies pétrolières qui ont souvent soutenu des régimes dictatoriaux ou corrompus sont réticentes à modifier leur comportement. Une série d'affaires désastreuses dans divers pays (Nigeria, Indonésie, Birmanie, Angola, Inde) amènent certaines de ces sociétés à amorcer une évolution vers un "capitalisme éthique", mais la majorité d'entre elles campent sur des positions de neutralité politique et de pragmatisme.
TotalFina-Elf : entre marée noire et blanchiment
CHRISTOPHE, Francis.
Villeurbanne : Editions Golias, 2000/03, 112 P.
TotalFina-Elf est montrée du doigt depuis le début des années quatre-vingt-dix pour son rôle controversé en Birmanie. En effet, son soutien à la junte birmane rend cette multinationale complice du travail forcé et du commerce de l'héroïne en pleine expansion en Birmanie. Il aura fallu la marée noire consécutive au naufrage de l'Erika pour que les Français commencent enfin à se poser des questions sur ce groupe pétrolier et sur les libertés qu'elle s'accorde en matière de droits de l'homme et d'environnement.
Le pétrole en Afrique : la violence faite aux peuples
CARTON, Bruno; LAMONTAGNE, Pascale.
Bruxelles : GRESEA, 2000, 226 P.
Une enquête sur l'Afrique rentable. Où il apparaît que, loin d'être un atout pour le développement, l'exploitation du pétrole s'avère être un obstacle aux droits des peuples au développement, à l'exercice de la souveraineté économique pourtant reconnue par tant d'instruments des Nations unies. L'exploitation du pétrole en Afrique a généré un alliage curieux de pratiques assez machiavéliques (complots, constitution de réseaux, captage de capitaux en fuite) et de haute technicité (forages en eaux profondes...). Au XXème siècle, nous dit l'auteur, aucune matière première n'a suscité, entretenu autant de guerres. Le présent dossier présente un état des lieux et contribue à une réflexion sur les violations des droits des peuples qu'entraîne l'exploitation pétrolière. Les trois premières parties s'attachent à situer les interrelations entre, d'une part les stratégies déployées par les états pétroliers et d'autre part, les stratégies des compagnies internationales dans l'espace mondial. La suite de l'ouvrage dénonce l'impact de l'exploitation pétrolière sur la santé, l'environnement et les violations des droits des populations (droits politiques, économiques, sociaux et culturels) en s'appuyant sur des cas concrets (Tchad, Nigéria, Cameroun) ; puis s'attache à reconstituer une mémoire des stratégies de résistance populaire et identifie quelques outils juridiques qui permettent aux peuples de faire respecter leurs droits par les sociétés pétrolières internationales.

© Ritimo, Cdtm34, 2008.
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.
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