La question énergétique au centre des enjeux internationaux
Des tensions géopolitiques aggravées dominent les régions du monde où se situent les principales réserves de gaz et de pétrole. D’un côté, les grandes puissances économiques et militaires veulent contrôler ces régions pour assurer leur approvisionnement, de l’autre, les pays producteurs d’hydrocarbures se servent de cette manne comme d’une arme pour asseoir leur puissance au niveau mondial. Ils ont bien compris que s’ils venaient à fermer les robinets du pétrole ou du gaz, c’était la crise économique mondiale assurée. C’est ainsi que la production de brut, au Venezuela et en Iran notamment, a considérablement diminué ces dernières années provoquant une flambée du prix du baril sur le marché international.
La sécurité énergétique est au cœur des préoccupations des pays riches. Plusieurs raisons à cette priorité, notamment la raréfaction des ressources en pétrole et en gaz face à une demande qui explose, la volonté de protéger les voies d’acheminement entre les lieux de production et de consommation, la crainte que les pays producteurs imposent des réductions d’approvisionnement et la menace d’un terrorisme qui attaquerait les puits ou les oléoducs, La deuxième guerre d’Irak menée par les Etats Unis a montré que l’intervention militaire pour rétablir une sécurité d’approvisionnement était totalement contre-productive.
Par ailleurs l’irruption sur la scène économique mondiale de pays comme l’Inde et la Chine très demandeurs de matières premières énergétiques (population de ces 2 pays réunis : 2, 5 milliards de personnes) provoque de fortes tensions au plan international. C’est ainsi que la Chine déploie des initiatives diplomatiques tous azimuts pour sécuriser ses approvisionnements notamment en provenance de l’Afrique.
A la demande des pays consommateurs, la question énergétique est à l’ordre du jour du G8, de l’OMC, de l’Alliance Atlantique. Il est question que l’OMC traite les énergies au même titre que les autres produits et intervienne pour réglementer les conditions de distribution et de commercialisation de l’or noir et du gaz naturel. La déréglementation de l’énergie, son asservissement aux lois du marché ne peuvent que renforcer les inégalités.
Pétrole apocalypse
COCHET, Yves.
Paris : Fayard, 2006/01, 279 P.
L'indisponibilité croissante du pétrole bon marché impose aux pays riches la sobriété et une réduction stricte de la consommation énergétique. Tout autre politique conduirait à la barbarie et à la guerre. L'auteur formule des projets à mettre en place dès à présent pour réduire les effets d'une crise mondiale. Toute solution passe par la décroissance de la demande et par une mobilisation politique à tous les niveaux.
Pétrole : comment gérer la pénurie
CHEVALLIER, Marc; DUVAL, Guillaume.
Alternatives Economiques, n° 241, 2005/11, P. 7-13
La fin du pétrole remettra en cause quatre utilisations de cette source d'énergie bon marché : les transports, le chauffage et la production d'énergie, les plastiques et l'agroalimentaire. Elle changera nos modes de vie. Cela d'autant plus que des politiques ambitieuses pour des alternatives tarderont à être engagées. La hausse du prix des carburants pèsera lourdement sur ceux qui disposent de peu de moyens pour s'adapter à la situation de pénurie et accentuera les inégalités sociales.
La vie après le pétrole : De la pénurie aux énergies nouvelles
WINGERT, Jean-Luc.
Paris : Autrement, 2005/04, 238 P.
Les réserves de pétrole sont limitées et bientôt épuisées. L'auteur expose les différents scénarios qui nous conduiront vers un nouveau choc pétrolier d'une ampleur inédite. Dans une seconde partie, intitulée "Vers un recul de la mondialisation?", il prévoit une nouvelle révolution énergétique et présente les énergies alternatives au pétrole (les avantages et les contraintes de leur utilisation). En conclusion, il faut déjà s'imposer la sobriété énergétique.

© Ritimo, Cdtm34, 2006.
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.
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