Introduction
En ce début de XXIème siècle, à l'heure de la mondialisation des échanges marchands de biens et services, le fonctionnement de l'économie ("l'art de gérer les biens" de l'entreprise, de la commune, de l'Etat) pose des questions urgentes. L’économie se place en priorité au service des puissants et des capitaux, en mettant au second plan les êtres humains : les consommateurs, les travailleurs, les petits producteurs... Par sa tendance à dominer le politique et le social alors qu'elle devrait en dépendre, l'économie exclut de plus en plus de personnes et de groupes de la communauté sociale, en les dépossédant de la maîtrise de leur avenir.
Dans le but de redonner à l'économie son rôle d'outil de régulation des échanges au service (et non aux dépends) des droits humains et du bien commun, de nombreuses alternatives sont inventées et expérimentées dans les champs de l'économie solidaire, du commerce équitable, de la micro-finance pour le développement, des placements éthiques...
Ces alternatives reposent sur la prise de conscience de l'importance des choix économiques dans le devenir de la planète, par la répartition des pouvoirs qu'ils entraînent. Elles auront un impact lorsque de nombreux citoyens imposeront leur pouvoir individuel et collectif (de consommateurs, d'épargnants, d'électeurs-contribuables) pour une économie au service de l'homme.
© Ritimo, novembre 2007
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