La société civile source de pression
De la consommation responsable au soutien à des syndicats ou des organisations du Sud en passant par des campagnes de pression sur les décideurs, la mobilisation citoyenne peut modifier les rapports de force et faire évoluer les pratiques.
Les organisations, associations, syndicats, mouvements sociaux qui composent la société civile font de nombreuses campagnes non seulement pour alerter les citoyens mais aussi pour les rendre acteurs. Car ces campagnes (lettres, cartes postales, méls, pétitions.) peuvent pousser les entreprises à changer de méthodes, les Etats à intervenir etc.
L'émergence de cette société civile internationale porte en elle l'espoir d'un frein possible au pouvoir des multinationales. Pour participer, les modes d'action possibles sont nombreux. Si aucun n'est suffisant, tous sont nécessaires.
Lutter, résister dans les Suds
Informations et commentaires, n°138, 2007/01, p. 4-51
Les luttes et conflits sociaux dans les pays du Sud sont divers et multiples : action payante contre une firme transnationale par des militants associés, du nord et du sud ; question indigène et désastre des politiques libérales ; luttes pour le développement économique, le progrès social et la construction d'une démocratie réelle... Ce dossier présente quelques exemples qui illustrent cette diversité.
Les nouveaux enjeux de la mondialisation sociale internationale
Sous la direction de Michelle Descolonge, Bernard Saincy, Paris : La Découverte, 2006, 200 p.
Liste des accords-cadres internationaux.
La mondialisation a bouleversé les rapports sociaux dans le monde du travail. Les syndicats peinent à imposer de nouveaux modèles de négociation collective face au pouvoir grandissant des grandes entreprises. Cet ouvrage présente les acteurs, les territoires et les enjeux de ces négociations et analyse en particulier les accords-cadres internationaux signés par les multinationales et les syndicats.
Au Mali, les producteurs de coton disent "non"
Roger Gaillard, Le Monde diplomatique, n°625, 2006/04, p. 20-21
Fait partie du dossier "Voyages dans la planète OGM".
En janvier 2006, à Sikasso, au Mali, un forum a été organisé par les producteurs de coton, pressés par les multinationales agroalimentaires, Monsanto et Sygenta, d'adopter une semence de coton transgénique. Un jury citoyen a entendu pendant cinq jours des experts agronomes et des témoignages contradictoires de producteurs de coton, ceci dans l'atmosphère de crise due à l'effondrement des cours mondiaux du coton. Le jury a repoussé l'idée d'introduire le coton transgénique au Mali.
Les entreprises et le développement : avec ou sans les ONG ?
Défis Sud, n°72, 2006/03, p. 19-41
Quand des grandes entreprises ou des multinationales se targuent de faire du développement durable dans les pays pauvres, la position des ONG est délicate. Doivent-elles condamner, se méfier ou collaborer ? Il est certain que la lutte contre la pauvreté et l'action humanitaire, éthique ou équitable, ne sont pas l'apanage des ONG. Leurs idées ont été habilement récupérées par d'autres secteurs. Les ONG savent qu'elles doivent réaffirmer leurs valeurs, celles qui font la différence entre le monde de l'entreprise, celles qui ne sont pas orientées vers le profit.
Le commerce international contre la souveraineté alimentaire et les droits sociaux ?
Peuples solidaires, Fanny Floremont, Jessica Sauvetre, Poitiers : Orcades, 2005, 49 p.
Actes du Forum du Réseau solidarité (20 et 21 novembre 2004, Bourse du travail de Saint Denis). Les tables rondes qui font l'objet d'une synthèse dans ce document sont : le commerce international contre la souveraineté alimentaire : état des lieux ; étude de cas : coton, la menace vient-elle du Nord ? ; améliorer le revenu paysan et promouvoir une agriculture paysanne ; travailleurs agricoles des plantations et petits producteurs de bananes face au dumping social des multinationales ; déjouer le jeu des multinationales pour défendre les droits économiques, sociaux et culturels ; quelles réformes voulons nous ?
Des indigènes déclarent la guerre aux sociétés pétrolières pour défendre leurs droits
Luis Angel Saaved, Bolivar Beltran, Dial, n°2821, 2005/09/01, p. 1-3
Peuple indigène d'Equateur, les Huaorani vivent dans l'Amazonie équatorienne. Ils refusent que leur territoire soit exploité par des compagnies pétrolières. Moi Enomanga, chef traditionnel de ce peuple, a convoqué, en juillet dernier, une marche de 22 communautés vers la ville de Quito. Les Huaorani savent que la lutte sera difficile car le gouvernement a mis des forces armées au service d'une entreprise espagnole. Néanmoins, ils sont décidés à freiner cette exploitation pétrolière qui détruit leur mode de vie.
Mali et Niger : la mondialisation néolibérale contre les plus pauvres
Jean Nanga, INPRECOR, n°511-512, 2005/11, p. 59-65
L'Afrique subsaharienne reste assujettie aux mécanismes ravageurs de la mondialisation néolibérale. Deux des pays les plus pauvres de la planète sont pris ici en exemple. Le Niger astreint au fardeau de la dette publique, connaît une grave crise alimentaire accentuée par l'invasion des criquets et la sècheresse, mais qui sert de prétexte aux multinationales pour faire accepter les produits génétiquement modifiés. La Françafrique est, elle aussi, impliquée dans le pillage des ressources naturelles. Le Mali lui aussi très endetté est soumis à une restructuration néolibérale : privatisation des chemins de fer, contre-réforme agraire et criminalisation de la défense des droits des travailleurs. Pourtant les résistances s'organisent (contre sommet alternatif, forum sociaux, etc.).
L'entreprise verte : le développement durable change l'entreprise pour changer le monde
Elisabeth Laville, Paris : Village mondial, 2002, 2004, 354 p.
Associations de consommateurs, organisations internationales et fonds d'investissements spécialisés appellent les entreprises à une plus grande responsabilité face à leur environnement naturel et social. Cette révolution du "développement durable" nécessite de réhabiliter l'idée que le commerce est créateur de lien social et outil de transformation positive de la planète et de nos sociétés. Cet ouvrage expose ses principaux enjeux et montre pourquoi les entreprises ont tout intérêt à la mener avec succès.
La longue marche des salariés chinois
Frank Seuret, Alternatives économiques, 2003/03, p. 60-63
En Chine, les droits des travailleurs sont constamment bafoués. La majorité des victimes sont des ruraux chassés de leur lieu de résidence par le déclin de l'économie agricole. Même si elles n'ont pas encore réussi à changer les pratiques, des actions citoyennes sont menées à l'encontre des grands responsables : les firmes multinationales.
Les multinationales au-dessus des lois
Denis Hormam, Recherche internationale, 2003/07, p. 9-20
Le pouvoir des firmes multinationales se renforce de plus en plus, encouragé par le processus de mondialisation. Cet article nous démontre qu'il est possible et nécessaire de dépasser le sentiment d'impuissance et de découragement qui peu parfois nous envahir. L'auteur met en exergue une série d'éléments de mobilisations sociales et citoyennes comme : engagement local, l'action syndicale, les campagnes internationales, les actions auprès de son gouvernement, imposer des normes juridiques, votées par les Parlements ou définies par la négociation collective, contraignant ces firmes à la responsabilité économique, sociale, écologique et sanitaire.
La grande mascarade, ces multinationales qui lavent plus vert
Sous la direction d’Eveline Lubbers, Paris : Parangon, 2003, 235 p.
Cet ouvrage démontre comment les entreprises multinationales tentent de contrôler leurs "ennemis" et comment des groupes ou des individus peuvent se battre contre elles. Plus qu'un simple exposé, ce livre montre comment s'opposer aux multinationales par ce qu'elles craignent le plus : originalité, taquinerie, inattendu, petites actions rapides, irrésistibles, mais aussi décidées, claires et imparables.
Etudes des relations entre les entreprises et les organisations de la société civile autour du concept de responsabilité sociale
Jacques Igalens, Les notes du LIHRE, 2003/01, note 370, 21 p.
Cette étude explicite tout d'abord l'approche française du concept de responsabilité sociale de l'entreprise, puis expose les rapprochements qui, à travers l'évolution de cette idée, sont nés entre le monde de l'entreprise et la société civile. L'auteur finit par nous mettre en garde contre les effets pervers de tels rapprochements. Sans condamner totalement ces derniers il regrette que certaines relations dénaturent profondément le rôle de la société civile et de ses organisations. Article critique qui permet de se poser les bonnes questions !
Guide du consommateur responsable
Mylène Leroy, Paris : Marabout, 2002, 93 p.
Le guide indispensable pour devenir un consom'acteur soucieux des conditions sociales et environnementales de fabrication des produits qu'il achète. Cet ouvrage clarifie les notions de commerce éthique et équitable et en rappelle l'historique. Il donne un état des lieux complet : qui pratique le commerce équitable en France ? Qu'est-ce qu'un produit socialement correct ? Dans quels magasins trouve-t-on ces produits ? Qu'en est-il de la grande distribution ? peut-on voyager (tourisme équitable) ou investir (épargne solidaire) en appliquant ces principes ? grâce à quels organismes ? Voici un guide utile pour ceux qui veulent consommer différemment, c'est-à-dire dans le respect des populations et des droits de l'homme.
Droits, citoyens et Etat. Les droits fondamentaux entre justiciabilité et impunité : quel rôle pour la société civile ? Quelle responsabilité des Etats ?
2002, 31 p. Acte du colloque international du 26 septembre 2003 à Paris, Palais du Luxembourg organisé par Terre des Hommes France : 1963-2003 : 40 ans de lutte pour le respect des Droits Humains. Ce colloque réunit des intervenants du sud et du Nord qui ont échangé sur le rôle de la société civile et sur la responsabilité des Etats dans un monde à l'économie globalisée. Le colloque a fait l'objet de trois ateliers : l'exigibilité des Droits Economiques Sociaux et Culturels (DESC) ; les DESC face à la globalisation économique ; législations nationales et internationales : impunité et justiciabilité.
TotalElfFina ne doit pas faire la loi
Collectif TotalElffina, 2000, 40 p.
Ce petit fascicule, réalisé par les militants du collectif "TotalFinaElf ne doit pas faire la loi", a pour but de dénoncer le rôle néfaste à travers le monde de ces géants pétroliers pour lesquels règne la seule loi du profit maximum : affaires de corruptions, catastrophes écologiques, pillage des ressources naturelles, exploitation de la main d'œuvre des pays du Sud... et d'encourager un mouvement citoyen en Europe.
Stratégies des multinationales : Résistances sociales : Dix fiches pour comprendre
Denis Horman, Bruxelles, GRESEA, 1998, 117 p.
Les sociétés transnationales sont bien souvent en haut de l'échelle de l'économie mondiale. Elles dictent parfois aux Etats la politique économique à suivre : la mondialisation.
Face à la puissance de ces sociétés transnationales, que peuvent les syndicats, les ONG et les autres associations ? Afin de contrer la logique des grandes organisations internationales financières comme le FMI (Fonds Monétaire International) ou la Banque mondiale, ce document fait prendre conscience du danger que la mondialisation peut engendrer. Sous forme de dix fiches pédagogiques, il alimente le débat sur les résistances sociales à ce sujet.

© Ritimo, Cedidelp, CRD, 2008
Références extraites de la base de données bibliographique Ritimo. Tous les documents cités sont consultables dans les centres Ritimo.
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