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La dette : un frein au développement

Qu’appelle-t-on la dette ? Quelques notions pour bien comprendre…

Lorsqu’on parle de la dette d’un pays il s’agit de la dette extérieure, des sommes empruntées auprès d’un créancier extérieur au pays (État ou banque, Fonds monétaire international, etc.). Il en existe différentes formes qui peuvent être regroupées selon deux critères distincts :

1. Du point de vue des créanciers 

- Dettes multilatérales : dettes envers des Institutions financières internationales.
- Dettes bilatérales : dettes envers d’autres États (généralement du Nord).
- Dettes contractées par les pays du Sud auprès de banques privées étrangères.

2. Du point de vue des débiteurs 

- Dettes extérieures publiques : dues ou garanties par les pouvoirs publics
- Dettes extérieures privées : dues par les entreprises privées des pays du Sud et non garanties par l’État.

A noter que les remboursements de la dette extérieure d’un pays doivent se faire en devises (à la différence de la dette intérieure contractée auprès d’un créancier intérieur au pays). Actuellement la majorité des prêts et des échanges internationaux se font en dollars.

Les pays incapables de rembourser leurs dettes tentent de les rééchelonner, ou de négocier une réduction de leur montant total. Pour renégocier leurs dettes vis-à-vis des autres États, ils s’adressent à un groupe de pays riches réunis au sein du Club de Paris. Pour renégocier leur dette envers les créanciers privés, ils s’adressent au Club de Londres. Rééchelonnements et allègements de dette sont la plupart du temps soumis à des conditionnalités.

Pour la plus grande part de la dette extérieure des pays du Sud, les créanciers sont des organismes privés : plus de 1250 milliards de dollars en 2002 pour environ 600 milliards de dettes bilatérales et moins de 500 milliards de dettes multilatérales. La répartition dépend ensuite de chaque pays mais cela signifie que lorsque les États occidentaux annoncent d’hypothétiques annulations de dettes, cela ne concerne que la part bilatérale (voire la part multilatérale via les institutions financières internationales), mais pas du tout la part privée.

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© Ritimo, Ciip, mai 2008

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