Introduction
854 millions de personnes souffrent de sous-alimentation dans le monde. Paradoxe : une majorité d’entre elles sont des paysans, alors même que l’humanité a besoin de ces paysans pour se nourrir.
L'Agriculture durable respecte les milieux naturels et les sociétés qui y vivent et permet aux petits agriculteurs de se développer sans détruire le milieu naturel. Chaque milieu a ses propres ressources qui doivent être valorisées et qui ne sont pas seulement agricoles. L’activité agricole couvre non seulement la production d’aliments mais aussi les productions énergétiques (combustibles…), pharmaceutiques (plantes médicinales…). Il se créé donc une concurrence entre ces diverses productions avec des conséquences qui peuvent être graves lorsqu’elles concernent les cultures destinées à nourrir les populations.
L’agriculture durable vise également à atteindre un prix juste afin que les paysans et leur famille puissent vivre décemment et investir dans leurs productions. En cela, elle rejoint le commerce équitable
L'agriculture paysanne
Un habitant sur deux de cette planète dépend de l’agriculture paysanne pour son alimentation. L’enjeu de ce siècle est de la soutenir en lieu et place du modèle dominant d’agriculture industrielle. Un modèle néfaste sur bien des points : nuisible pour l’environnement, il place l’agriculteur dans une situation de dépendance et se révèle, en définitive, incapable de nourrir la planète.
La production agricole familiale a bien des attraits. Elle est riche en savoir-faire ancestraux, garantit l’équilibre environnemental, préserve la biodiversité, apporte des revenus à des familles entières, crée des emplois durables en milieu rural et participe à l’enrichissement global d’une région et d’un pays. Le paysan est responsable à part entière de son activité, choisit ses modes de production, ses semences et ses circuits commerciaux.
Pour se développer, l’agriculture paysanne a besoin d’être soutenue à tous les niveaux : meilleur accès à la terre, grâce à des réformes foncières adaptées ; droit d'utiliser les semences traditionnelles sans avoir à payer des droits à l’industrie semencière ; apports financiers adaptés pour développer l’activité. Un mouvement comme Via Campesina (représenté en France par la Confédération Paysanne) appuie ces revendications, relayées par les consommateurs dans leurs actes d’achats et les organisations de la société civile sur le plan politique.
© Ritimo, novembre 2007
|